Reckoning

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Nom du groupe REM
Nom de l'album Reckoning
Type Album
Date de parution 09 Avril 1984
Labels IRS Records
Style MusicalRock Alternatif
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1. Harborcoat 03:54
2. 7 Chinese Bros. 04:18
3. So. Central Rain (I'm Sorry) 03:15
4. Pretty Persuasion 03:50
5. Time After Time (Annelise) 03:31
6. Second Guessing 02:51
7. Letter Never Sent 02:59
8. Camera 05:52
9. (Don't Go Back to) Rockville 04:55
10. Little America 02:58
1992 I.R.S. Vintage Years reissue bonus tracks
11. Wind Out (with friends) 01:58
12. Pretty Persuasion (live in studio) 04:01
13. White Tornado (live in studio) 01:51
14. Tighten Up 04:08
15. Moon River 02:21
2009 Deluxe Edition bonus disc (Live at the Aragon Ballroom, Chicago, Illinois, July 7, 1984)
1. Femme Fatale 03:19
2. Radio Free Europe 03:54
3. Gardening at Night 03:38
4. 9–9 02:48
5. Windout 02:13
6. Letter Never Sent 03:03
7. Sitting Still 03:13
8. Driver 8 03:28
9. So. Central Rain 03:23
10. 7 Chinese Bros. 04:27
11. Harborcoat 04:34
12. Hyena 03:26
13. Pretty Persuasion 03:49
14. Little America 03:23
15. Second Guessing 03:07
16. (Don't Go Back to) Rockville 04:30
Total playing time 38:55

Chronique @ DHT06

17 Octobre 2017

Plus ensoleillé que le précédent

On ne se doutait pas, avec « Murmur », que REM intègrerait le ska dans ses chansons, mais finalement cela n’a rien d’étonnant, dans la mesure où il existe une proximité historique et culturelle entre les genres musicaux jamaïcains et les groUpes punk ou influencés par le punk, d’autant plus que « Harborcoat » réussit cette synthèse, axée à la fois sur le rythme et sur la possibilité, pour ceux qui avaient apprécié le premier album du groUpe, d’identifier un matériau mélodique déjà habituel dans le bon sens du terme. La consonance optimiste fait un pas en avant. « 7 Chinese Bros », bien que d’une façon déjà moins flagrante, contribue lui aussi à ce signe distinctif. Des sons de guitare aigus, en boucle, y influencent aussi bien le rythme que la mélodie, un peu comme dans « Gimme Shelter » des Rolling Stones. Quant à « Central Rain », il contient déjà des éléments mélodiques qui referont surface quelques années plus tard dans « Losing My Religion », et la convergence régulière entre la hauteur, la durée et l’intensité vocales représentent en outre une progression vers une approche plus incantatoire de la chanson. « Pretty Persuasion », de son côté, s’appuie sur un rythme très rock, de la distorsion et une voix plus grave. REM a donc trouvé un moyen plus ingénieux de varier les plaisirs, que celui qui consiste simplement à faire suivre les morceaux rapides de titres plus lents, et ainsi de suite. D’autres paramètres sont invoqués au service d’une belle complexité qui, elle-même, rend les chansons d’autant plus accrocheuses. Car il y a le plaisir de l’évidence, mais aussi celui de découvrir des nouveautés à chaque réécoute. Si « Time after Time » tend vers une forme de transe répétitive, « Second Guessing » nous gratifie d’un rock and roll efficace. « Letter Never Sent » tente alors la douceur vocale sur un rythme appuyé, et la formule fonctionne là aussi, car d’autres dimensions de la mélodie ressortent grâce à cette perspective, notamment au niveau de la guitare et des chœurs. Seule baisse de régime, « Camera » part pour s’endormir et pour endormir l’audience. Pourtant, progressivement, l’intensité fait passer la pesanteur. « (Don’t Go Back To) Rockville » fait danser le piano, puis « Little America » achève au pas de course cet opus tout aussi bon et, en même temps, plus ensoleillé que le précédent.

D. H. T.

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