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Nom du groupe REM
Nom de l'album Document
Type Album
Date de parution 01 Septembre 1987
Labels IRS Records
Style MusicalRock Alternatif
Membres possèdant cet album15

Tracklist

1. Finest Worksong 03:48
2. Welcome to the Occupation 02:46
3. Exhuming McCarthy 03:19
4. Disturbance at the Heron House 03:32
5. Strange 02:31
6. It's the End of the World as We Know It (And I Feel Fine) 04:05
7. The One I Love 03:17
8. Fireplace 03:22
9. Lightnin' Hopkins 03:20
10. King of Birds 04:09
11. Oddfellows Local 151 05:21
1993 I.R.S. Vintage Years reissue bonus tracks
12. Finest Worksong (Other Mix) 03:47
13. Last Date 02:16
14. The One I Love (Live at McCabe's Guitar Shop) 04:06
15. Time After Time, Etc. (Live) 08:22
16. Disturbance at the Heron House (Live at McCabe's Guitar Shop) 03:26
17. Finest Worksong (Lengthy Club Mix) 05:52
25th anniversary (bonus disc, recorded live at Muziekcentrum Vredenburg in Utrecht, Netherlands, September 14, 1987)
1. Finest Worksong 04:10
2. These Days 03:36
3. Lightnin' Hopkins 03:43
4. Welcome to the Occupation 02:52
5. Driver 8 03:35
6. Feeling Gravitys Pull 05:31
7. I Believe 04:32
8. The One I Love 04:20
9. Exhuming McCarthy 03:23
10. Wolves, Lower 04:23
11. Fall On Me 03:05
12. Just a Touch 03:04
13. Oddfellows Local 151 05:01
14. Little America 02:50
15. It's the End of the World as We Know It (And I Feel Fine) 04:01
16. Begin the Begin 03:58
17. Disturbance at the Heron House 03:42
18. Moral Kiosk 03:02
19. Life and How to Live It 06:28
20. So. Central Rain 05:19
Total playing time 39:51

Chronique @ DHT06

17 Octobre 2017

Cette fois-ci, REM a cassé la baraque

« Finest Worksong » balance du lourd : rythmique bourrée de munitions, guitares lancinantes, voix aussi insistante que mélodieuse, paroles ambitieuses (« The time to rise has been engaged »). « Welcome to the OccUpation » profite de ce coUp de poing sur la table pour opérer aussitôt après une véritable osmose entre vivacité, notes sombres, chant introverti mais engageant. « Exhuming McCarthy », aux accents jazz sporadiques, sort les chœurs féminins et martèle une consonance dont le bagou n’a d’égal que le désabusement. Focus sur la mélodie vocale quand vient le très aérien « Disturbance at the Heron House », avec une belle dualité entre accords chargés de distorsion et arpèges acoustiques. Il va falloir cravacher, après un tel coUp d’éclat, pour faire croire que le paroxysme de l’opus n’a pas déjà été atteint. Et, en effet, ça cravache dur si l’on en croit « Strange » et « It’s the End of the World as We Know It (And I Feel Fine) », où REM se révèle plus punk que jamais aUparavant, plutôt par le son gras dans le premier cas et plutôt par la rapidité sans relâche dans le deuxième cas, ce qui n’empêche pas quelques notes de piano de s’inviter à la fête, ici et là. On se dit : pourvu que les cinq derniers titres ne tombent pas dans la guimauve, ce serait vraiment dommage. Il n’en est heureusement pas question selon les termes de « The One I Love », qui aurait pu être slow mais qui, à la place, nous fait partager un rythme tout ce qu’il y a de plus rock, aspect qui, loin de gâcher la rêverie sombre émanant de cette chanson, ne fait que lui donner plus de piment. La saveur corsée de « Fireplace » semble évoquer une promenade irréelle entre les flammes, où les cuivres se déchaînent autant que les guitares. Rarement REM aura délivré des sons aussi hypnotiques, aussi proches de la transe, de l’extase. Le tribalisme funk rock de « Lightnin’ Hopkins » danse parmi les décombres, où les guitares brûlantes ne sont jamais en reste. « King of Birds », dans le style d’une marche étrange et pacifiée, tambour au sol saluant le vol des oiseaux dans le ciel, remonte loin dans le temps et apaise les esprits sans pour autant les endormir. La guitare enragée aura décidément le dernier mot, comme en témoigne le calme bouillonnant d’ « Oddfellows Local 151 ». Disons-le simplement : cette fois-ci, REM a cassé la baraque. Ce Document ne restera pas classé sans suite.

D. H. T.

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