¡Uno!

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Nom du groupe Green Day
Nom de l'album ¡Uno!
Type Album
Date de parution 25 Septembre 2012
Style MusicalPunk-Rock
Membres possèdant cet album40

Tracklist

1. Nuclear Family 03:03
2. Stay the Night 04:36
3. Carpe Diem 03:25
4. Let Yourself Go 02:57
5. Kill the DJ 03:41
6. Fell for You 03:08
7. Loss of Control 03:07
8. Troublemaker 02:45
9. Angel Blue 02:46
10. Sweet 16 03:03
11. Rusty James 04:06
12. Oh Love 05:03
iTunes Deluxe Edition / Box Set Digital Download
13. Stay the Night (Music Video) 04:38
14. Let Yourself Go (Live Video, Red 7 Austin, TX) 03:44
15. Kill the DJ (Music Video) 03:43
16. Oh Love (Music Video) 05:12
Bonustrack (Japan CD Only)
13. Let Yourself Go (Live) 03:20
Total playing time 41:44

Commentaire @ AdamSalamander

07 Octobre 2012

Pas de grande surprises

Nous y voilà enfin, après trois années d’attente depuis 21st Century Breakdown, les fans ont une nouvelle galette de Green Day à se mettre sous la dent. Une ? Non, trois monsieur, oui trois, car nos joyeux drilles de Berkeley ont décidé de voir les choses en grand. Epris d’une folie créatrice sans limite, Billie Joe et ses compères ne se sont pas tournés les pouces, et vont nous balancer 36 morceaux dans les oreilles par packs de douze d’ici à la mi-janvier. La première livraison ayant bien traversé l’Atlantique, j’ai donc pu m’y intéresser.

Décrit par les trois principaux intéressés comme un album de « retour aux sources », et de ton plutôt festif que polémique et engagé (cf American Idiot et 21st Century Breakdown), Uno ! s’était déjà partiellement révélé sur la toile avec les titres « Oh Love ! », « Kill The DJ » ou encore « Let Yourself Go », qui ont pu donner une première idée aux fans.

Green Day serait-il alors revenu à l’époque de Dookie ? Pas exactement. Voyons plutôt cet album comme une nouvelle jeunesse, le début d’un nouveau cycle pour nos trois quadragénaires (eh oui le temps passe vite !). Un nouveau cycle qui démarre d’ailleurs avec un « Nuclear Family » efficace, rentre-dedans, et qui nous plonge dans l’ambiance dès les premières notes, comme avait su le faire « American Idiot », huit ans plus tôt. A noter, malgré le peu de nouveauté qu’apporte ce titre, que Billie Joe a décidé de rajouter quelques parties solos de-ci de-là, qui parsèment d’ailleurs une majorité des titres de l’album. Arrive ensuite « Stay The Night » à la mélodie accrocheuse, et du même esprit que la track précédente. Côté paroles, on est dans une optique hédoniste et purement adolescente, qui subsiste tout au long de l’album.

C’est ce que veut nous faire comprendre « Carpe Diem » (titre on ne peut plus explicite, vous en conviendrez), la vie est trop courte pour ne pas en profiter à fond, faisons l’amour, faisons la fête… bon ok, on ne va pas se mentir, ce genre de considérations, c’est au moins vieux comme le Rock, si ce n’est vieux comme le monde. Par-dessus, les arrangements vocaux viennent en rajouter une couche et gâchent quelque peu l’énergie de cette chanson. Mais ne nous formalisons pas comme ça !

Mais non monsieur, car voici venir ensuite « Let Yourself Go », un titre plus brut, aux paroles moins roses certes, mais qui laisse s’exprimer les cris de Billie Joe, et l’énergie du groupe. Davantage artisanal, et du coup plus punk (oui les étiquettes, c’est mal, je sais) que ce qui a pu être entendu précédemment, ce titre peut être validé comme retour aux sources, celles d’un Green Day rapide, sans concession ni prétention, sauf celle de faire bouger la foule à toute berzingue.

Profitons-en, de ce petit goût d’avant, puisqu’ensuite, « Kill The DJ » ne se révèle absolument pas du même ton. Surprenant ? Décevant ? Innovant ? Beaucoup de qualificatifs en « -ant » qui nous font comprendre que c’est tout sauf du vent (rires). Accords rappelant la surf music, rythme tranquille (plan-plan ?), on croirait entendre du Arctic Monkeys, pour ma part en tout cas. Comme une sorte d’OVNI planant au beau milieu de l’album, on ne sait que faire de cette chanson, qui somme toute, n’est pas si mauvaise, mais se doit de rester au stade expérimental et non devenir une nouvelle direction à suivre pour le groupe. Bref. Passons.

On revient à du plus « conventionnel » ensuite, avec « Fell For You », qui après réflexion le serait peut-être un peu trop. Trop de mélodie et de lyrisme, qui donneraient à eux deux un titre un peu mou. « Loss Of Control » vient heureusement rassembler les brebis égarées en chemin, autour d’un morceau, une fois de plus festif, rappelant l’époque Dookie. Paroles plutôt amusantes, musique simplement efficace, et un solo assez élaboré cette fois, qui met en avant les talents de guitariste de ce cher Billie Joe Armstrong.

On avance, on avance, et on tombe sur un « Troublemaker », qui évoque sérieusement The Hives, mais aussi « East Jesus Nowhere » (cf 21st Century Breakdown), une fois de plus, un bon solo est là pour ravir nos oreilles, et on s’éloigne un peu des clichés du punk-rock à trois accords, pour une innovation qui est loin d’être déplaisante ! « Angel Blue » nous oblige ensuite à garder le rythme, malgré un titre sans nouveauté notable. Vient ensuite « Sweet 16 », complainte adolescente, qui s’épanche dans un lyrisme et une mélancolie, certes contrôlés, mais qui dénotent une certaine nostalgie, nous sommes toujours dans l’idée de profiter de la vie, et donc de la jeunesse, ne l’oublions pas.

Mais les soupirs s’enfuient bien vite à l’arrivée de ce « Rusty James » festif, accompagné d’un petit air de guitare qui reprend la mélodie du chant, bref, du Green Day comme on aime, et dont on ne se lasse pas. Mais c’est alors que l’ambiance bat son plein, qu’il est déjà temps de se quitter, sur un « Oh Love » qui est vraiment mou du genou, et casse la dynamique des précédents morceaux. Une conclusion qui me paraît décevante, car trop peu d’énergie pour achever un album proclamant l’éternelle jeunesse et célébrant l’instant présent.

Pour tout dire, Uno ! ne constitue pas une innovation époustouflante dans la carrière de Green Day. On remarquera cependant un effort de composition, qui se traduit par quelques solos bien placés, ainsi que des titres parfois totalement inattendus, ou effectivement dans l’idée d’un retour aux sources. En revanche, Green Day n’est plus à l’abri des petits bémols, et certains accès de mollesse du groupe peuvent s’avérer regrettables, dans un album destiné à faire monter l’adrénaline. Qu’en sera-t-il alors de Dos ! et Tré !, affaire à suivre…

1 Commentaire

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hadsonners - 07 Octobre 2012: Comme tu dit affaire a suivre, rien de bien surprenant, le groupe est un peu en pilotage automatique^^
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