¡Tre!

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Nom du groupe Green Day
Nom de l'album ¡Tre!
Type Album
Date de parution 10 Décembre 2012
Style MusicalPunk-Rock
Membres possèdant cet album35

Tracklist

1. Brutal Love 04:54
2. Missing You 03:43
3. 8th Avenue Serenade 02:36
4. Drama Queen 03:07
5. X-Kid 03:41
6. Sex, Drugs & Violence 03:31
7. Little Boy Named Train 03:37
8. Amanda 02:21
9. Walk Away 03:45
10. Dirty Rotten Bastards 06:26
11. 99 Revolutions 03:49
12. The Forgotten 04:59
Bonustracks (Japan CD)
13. Nuclear Family (Live) 03:00
14. Stop When the Red Lights Flash (Live) 02:43
15. Carpe Diem (Live) 04:00
16. Kill the DJ (Live) 04:22
17. 99 Revolutions (Live) 03:46
Total playing time 46:36

Chronique @ Redgrave

03 Janvier 2013

Un bouquet final aux airs de bouquet tombal...

Balancer trois albums d’un coup, c’est forcément dangereux pour un groupe, peu importe lequel. Les californiens de Green Day, qui n’ont pourtant plus grand chose à prouver depuis bien des années, ont eu le cran de s’y risquer. Toute bonne trilogie musicale doit bien entendu se constituer d’un début, d’un milieu et d’une fin. Chaque partie se doit d’offrir la possibilité d’être écoutée indépendamment, tout en restant connectée aux deux autres par un fil conducteur reliant l’ensemble, qui doit former un « tout » cohérent. Après deux albums plutôt bons mais déséquilibrés, Bille Joe & Co lâchent donc « Tré ! », le bouquet final de leur trilogie.

Si « Uno ! » et « Dos ! » restent de bons albums, ils ont pour principal défaut d’être en dent de scie, alternant de bonnes chansons avec certaines franchement médiocres. « Tré ! » n’a pas ce problème. Non pas parce que l’album est bon sur toute sa longueur, mais l’inverse. Je risque de me faire des ennemis en disant cela, et même le grand fan de Green Day qui sommeille en moi est attristé d’avoir à l’avouer, mais cet album pue la flemme de se creuser la tête, et manque donc cruellement d’originalité. Enfin plus que d’habitude.

Avant de de vous inviter à lire la suite de cette chronique, je vous rappelle que mon avis n’engage que moi, et je précise que j’ai dû me forcer à écouter cette album en intégralité une bonne demi-douzaine de fois pour essayer d’en tirer des points positifs.

Cet album est au rock ce qu’un épisode de Louis la Brocante est aux séries d’actions ; une bonne grosse blague. L’ensemble n’est pourtant pas à proprement parler désagréable à écouter, et avouons que les chansons ne sont pas toutes à jeter. La première piste, « Brutal Love », laisse même présager d’un bon album complet et inspiré, avec sa multitude d’instruments, et s’avère être une bonne montée en puissance. Mais encore faut-il qu’il y ait quelque chose après, et c’est bien ça le problème. On sent pourtant que le groupe a souhaité faire des efforts, essayant d’offrir (bien piètre choix de verbe, je vous l’accorde) à ses fans des chansons variées, comme sur la galette précédente. Sauf que là, la sauce ne prend plus. « Amanda », « X-Kid », « Dirty Rotten Bastards », « Walk Away »… Soyons réalistes, ces chansons sont ratées. Elles ne présentent pas d’intérêt. Autant de chansons qui sonnent différemment quand on les écoute, mais ayant toutes (ou presque) en commun cette incroyable fadeur, que les variations d’instrument n’arrivent plus à effacer comme sur les autres albums du trio. A quoi bon faire des chansons différentes, si c’est pour qu’elles laissent toutes le même arrière-goût amer ?

Et pourtant, quand on a perdu tout espoir de tirer quelque chose de « Tré ! », le miracle se produit. Quasiment fini, l’album lance sa onzième piste, « 99 Revolutions », et on s’étonne presque alors que l’album contienne une chanson entrainante, une chanson rythmée et joyeuse qui ne se prend pas la tête. Une vraie chanson de Green Day quoi. L’album se clôt même sur une ballade assez réussie « The Forgotten » (à des années lumières de l‘insipide « Drama Queen » huit pistes plus haut), ce qui porte le nombre des chansons réussies de cet album au nombre incroyable de trois (en comptant « Brutal Love »). Pas « Une ! », pas « Deux !», mais bien « Trois ! ». Triste ironie?

Dans le rayon désespérément petit des réussites de cet album (et à travers une énième tentative de ma part de trouver un truc sympa’ à dire), on notera également que la pluralité des instruments n’aura pas submergé l’ensemble, comme ça avait été le cas pour l’indigeste « 21st Century Breakdown ». Mais pour la fin de sa trilogie comme pour son deuxième opéra-rock, force est de constater que Green Day se vautre en essayant de relever un défi pour lequel sa capacité à créer n’est définitivement pas à la hauteur. Billie Joe, Mike et Tré ont sûrement mis de la bonne volonté dans leurs trois albums de 2012, suffisamment d’ailleurs pour rester un groupe de rock calibré pour la radio, la télévision et remplir les salles de concerts. Mais pas assez pour nous empêcher de prendre conscience qu’ils prennent vraiment leurs fans pour des cons en affirmant qu’ils sont « dans la période la plus créative et prolifique de leur vie », alors qu’ils ne font que légèrement modifier leur recette à chaque album depuis près de 25 ans.

A la place du bouquet final tant espéré, on a eu droit à un triste bouquet de deuil, celui-là même que l’on dépose sur les tombes. Désolé messieurs, mais quand on prétend avoir le cran de vouloir sortir une trilogie, on prend au moins la peine d’aller au bout sans bâcler la fin.

12 Commentaires

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Redgrave - 13 Janvier 2013: J'peux comprendre que tu sois plus indulgent après une nouvelle écoute, après moi perso' j'ai ré-essayé aussi mais c'est toujours pas ça, mon point de vue ne change pas. Sauf peut être pour "Dirty Rotten Bastards" qui n'est effectivement pas si mal, elle me fait un peu penser à "Homecoming", surtout la fin.

Mais justement, cette chansons me fait encore plus regretter le fait que la basse de Mike ne soit plus suffisamment mise en avant dans les chansons de Green Day à mon gout, de même pour la batterie de Tré Cool (alors que c'est quand même lui LE musicien doué de la bande) soit devenue très (trop) commune sur cette trilogie, la faute peut être à une production trop axée sur Billie Joe, et du coup la musique du groupe perd vraiment de sa saveur.
hadsonners - 13 Janvier 2013: Je suis d'accord pour le fait que "Dirty Rotten Bastard" ressemble un peu a "Homecoming" mais du coup pour moi c'est plutôt une qualité :)

Sinon je trouve ça dommage aussi que le basse et la batterie, surtout cette derniere ne sois pas plus mise en avant, on a l'impression que monsieur tré fait un peu toujours la même choses et puis c'est partie ne sont pas plus folichonne que ça^^

Enfin pour monsieur Billie Joe je trouve que mine de rien il commence a faire de très bon solo parfois donc ça c'est plutôt bien mais de la a reléguer les autres membres au simple statut "d’accompagnateur" c'est carrément moyen c'est sur !

Redgrave - 13 Janvier 2013: Ah oui on est d'accord, "Homecoming" est une bonne chanson, c'est bien que "Dirty Rotten Bastard" lui ressemble je trouve. Même si justement à l'époque la batterie de Tré Cool était nettement au dessus de ce qu'il fait maintenant.

En ce qui concerne Billie Joe tu vois moi je trouve plutôt que c'est niveau du chant qu'il c'est vraiment amélioré, sa voix peut accompagner n'importe quel type de rock désormais je pense. par contre du côté de ses solos je serais beaucoup moins enthousiaste que toi, il joue quasiment le même solo' depuis celui de My Generation, qui était sur Kerplunk! je crois, donc de ce côté là je trouve justement que contrairement au groupe en lui même, il gagnerait à innover un peu.
hadsonners - 14 Fevrier 2013: Comment dire Billie Joe niveau chant c'est sur il assure mais la tu vois sur "trè" justement ces parties de chants son plates, il chante bien c'est sur mais on a l'impression qu'il n'y croit pas une seconde, qu'il s'emmerde en fait, et du coup on s'emmerde aussi^^

Pour les solos je maintiens, pour moi Billie Joe c'est nettement amélioré, rien que par rapport a American Idiot par exemple, dans American Idiot quasiment tous les solos était des reprises de la mélodie du morceaux en solo, et c'est tout, la il reprend la mélodie mais il en sort un peu, s’excite sur sa gratte ( le superbe solo de Dirty Rotten Bastard ) et revient a la mélodie pour enfin repartir sur le morceaux !!

Pour moi rien a dire donc niveau guitare, la basse suit plutôt pas mal dans cet opus !

Non la c'est la batterie qui déconne... Monsieur trè fait vraiment la feignasse alors que comme tu la dit c'est sans aucun doute lui le musicien le plus doué de la bande.

A voir donc, mais cette album reste médiocre c'est certain.

PS : désolé pour le temps de réponse !
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