Station to Station

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16/20
Nom du groupe David Bowie
Nom de l'album Station to Station
Type Album
Date de parution 23 Janvier 1976
Labels RCA Records
Produit par David Bowie
Style MusicalGlam Rock
Membres possèdant cet album39

Tracklist

1. Station to Station 10:11
2. Golden Years 04:00
3. Word on a Wing 05:50
4. TVC 15 05:31
5. Stay 06:13
6. Wild Is the Wind 06:00
Total playing time 38:08

Chronique @ zvlorg

05 Novembre 2010
La déception de Diamond Dogs ainsi qu’une addiction sévère à la cocaïne conduisait peu à peu David Bowie dans le mur. Si cette addiction n’a pas été résolue, et que l’orientation funk/soul de Young Americans avait de quoi dérouter, le caméléon semblait de nouveau d’attaque en 1976 pour trouver une suite à sa grandiose période glam. Entouré d’un matériel électronique moderne, tout en conservant des tonalités funky et soul, Bowie va composer cette année là l’un de ses albums les plus marquants Station to Station, et s’il parait transfiguré par rapport à Aladdin Sane ou Ziggy Stardust, le résultat n’en est pas moins impressionnant.

Station to Station le morceau-titre marque sans doute le virage le plus net vis-à-vis de son court passage soul, mené par une basse puissante et des envolées progressives monumentales, conjuguées à sa voix, désormais très grave, font de ce titre un vrai chef d’oeuvre de sa discographie. Avec Golden Years, il renoue avec la soul, mais pas n’importe comment, en y ajoutant des touches électroniques variées, il offre un groove expérimental très original et inattendu. World on a Wing semble plutôt regarder du côté de son passé pop, les arrangements y sont rêveurs tandis que le piano de Roy Bittan fait des merveilles. Stay est en revanche plus visionnaire, en combinant une ligne de bass post-funk à un rythme dansant et une voix profonde, il préfigure avec 2 ans d’avance l’explosion de la new wave. Comme toujours, derrière ces créations novatrices, Bowie réserve un plaisir plus immédiat, ici TVC15, où rarement il n’aura imprimé un groove aussi efficace, entre pop et soul, du grand art. Pour conclure il reprend le mythique Wild Is the Wind, la musique du film du même nom, et bien sur il démontre qu’il n’a rien perdu de ses qualités vocales plus épurées, transmettant parfaitement les émotions de l'originale.

3 ans d’errements, et voici que David Bowie ressurgit, après avoir fait le deuil de sa période glam, il revient très fort en digérant l’influence soul/funk de Young Americans et y ajoute un apport électronique novateur. Méconnaissable, à l’image de sa voix qui est descendue dans les graves tout en prenant du coffre, il retrouve sa place dans les sommets du rock expérimental et inaugure une second période faste.

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GanejPammechery - 14 Juillet 2018:

Tu as raison ; c'est l'inauguration d'un deuxième sommet, si l'on veut, qui se distingue tout à fait par son audace, sa démesure et sa relative impénétrabilité (un côté non-commercial très marqué, bien loin du easy-listening d'un Young Americans).

Du coup, Station to Station paraît l'album de transition, jusqu'à son titre. Une transition entre le soul/funk radio-friendly et ce qu'on pourrait appeller un electro-rock mitoyen dans la veine de Brian Eno, qui d'ailleurs participe activement à la réalisation de la fameuse trilogie berlinoise. Avec Station to Station, on passe aussi par le disco et la pop.

C'est un album si complet, bouclé, abouti qu'on en oublie son aspect transitoire ; il devient plutôt, pour certains dont moi, une sorte d'incarnation unique d'un éclair de génie capté sur le vif, entre deux périodes moins dangeureuses, plus réfléchies, plus contrôlées (hormis, peut-être, le bordel - jouissif - qu'est Diamond Dogs)...

L'album définitif, donc, malgré sa position pivotale dans la discographie de Bowie. Son plus transcendant, avec Ziggy Stardust.

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Chronique @

03 Août 2009
Une locomotive arrive du lointain puis Station to Station commence sur un tempo assez lent, David Bowie proclame "the return of the Thin White Duke", personnage moins décadent que Ziggy, moins rock'n'roll, toujours dans la continuité de Young Americans.

Et oui, en pleine vague disco, David Bowie ose - en successeur de Young Americans - des rythmes bien dans l'air du temps sans que cela ne soit du Bee Gees quand même ! Avec l'ambition de faire de la soul blanche, David Bowie réussi nettement plus qu'avec Young Americans à donner l'envie de danser grâce, notamment, au tube "Golden Years".
On retrouve cet objectif de passer dans les discothèques des 70's sur les morceaux "Stay" ainsi que "Station to Station" (en deuxième partie du morceau).

Autre facette du disque, le côté soul de crooner abordé avec "Wild Is The Wind" (seule composition du disque non-écrite par David Bowie) et "Word On A Wing". Un seul aDJectif s'impose alors : la classe !

Déjà sur cet album "TVC 15" annonce ce qui va arriver pour la trilogie berlinoise à venir : la genèse d'un style musical dépourvu de toute référence au rock'n'roll, au folk ou à la motown, et qui servira de terreau pour toute la scène New Wave à venir, des Talking Heads à O.M.D. .

L'album ne contient que six titres, bien loin de la pop de Hunky Dory, du rock de Ziggy Stardust ou de la New Wave de Low. Il s'apprécie à part dans la discographie de Bowie comme une transition vers un univers musical propre à son créateur en immersion dans le Berlin de la guerre froide.

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