Capricornia

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Nom du groupe Midnight Oil
Nom de l'album Capricornia
Type Album
Date de parution 19 Fevrier 2002
Style MusicalRock
Membres possèdant cet album10

Tracklist

Re-Issue in 2003 by DTS Entertainment and Sony Music
1. Golden Age
2. Too Much Sunshine
3. Capricornia
4. Luritja Way
5. Tone Poem
6. A Crocodile Cries
7. Mosquito March
8. Been Away Too Long
9. Under the Overpass
10. World That I See
11. Poets and Slaves

Chronique @ cazmacaz

30 Mars 2013

Voilà, c'est fini.

Il fallait bien que ça arrive et on s’en doutait un petit peu depuis quelques temps. En effet, comme je l’avais précisé auparavant, les Oils étaient un peu moins prolifiques depuis quelques années, Peter Garrett commençait à s’investir de plus en plus dans ses activités extra musicales notamment avec Greenpeace et la publication de deux Best of presque coup sur coup (« 20 000 Watt RSL » et l’acoustique « The Real Thing « ) est bien souvent le signe d’une carrière en fin de parcours.

Capricornia constitue donc l’ultime témoignage discographique de ces diables d’australiens. Peter Garrett annoncera après son départ pour se consacrer pleinement à la politique avec plus ou moins de réussite mais ça reste tout à son honneur car il a dû se dire : « c’est bien beau de dénoncer, il faut aussi mettre les pieds dans le plat et s’y frotter concrètement ».

Bien évidemment, pour qui connait les Oils ou pour ceux qui commencent à les connaitre, après un « Redneck Wonderland » tout en bruit et en fureur, il ne faut pas s’attendre à un album identique avec « Capricornia » c’est pas le genre de la maison de faire deux fois le même album.

Alors quid de Capricornia ? Et bien, les Oils reviennent aux sources, ce n’est pas forcément une régression, mais on sent qu’ils veulent renouer avec l’état d’esprit, l’ambiance de leur période de gloire des années « Diesel and Dust » et « Blue Sky Mining ». On retrouve d’une manière générale les intonations, l’atmosphère de ces deux albums, ils réutilisent un peu la recette qui a parfaitement fonctionné et qui a fait ses preuves. Bien évidemment, il n’y a rien de péjoratif dans cette analyse car qui leur en voudrait notamment au vu de la qualité de « Diesel and Dust » ou de certains morceaux de « Blue Sky Mining » ?

On note donc le retour à un format plus compact, plus mélodique avec des structures plus simples, une instrumentation et des arrangements moins complexes, encore que ce soit toutefois à nuancer avec l’excellent « Tone Poem » et sa superbe intro ou encore avec le déroutant à plus d’un titre « Poet and Slave » qui mérite son écoute. Les guitares reviennent à des sonorités plus claires notamment sur « Golden Age ». On retrouvera avec un plaisir non dissimulé la grosse section de cuivres qui envoie du lourd avec « Say Your Prayers » ou encore ce subtil mélange de guitares acoustiques et électriques qui fait merveille sur « Luritja Way » et qui nous laisse souvent entrevoir ce fameux bush australien. On s’y croirait à chaque fois. La basse revient bien en avant, elle avait eu tendance à se faire parfois un peu moins entendre sur « Redneck Wonderland » où elle était un peu écrasée par la puissance des guitares. Là, on sent qu’elle retrouve une nouvelle vigueur et qu’elle porte bien les morceaux à l’instar d’un « Diesel and Dust » où certaines lignes étaient assez énormes.

Evidemment, les Oils n’oublient pas de nous envoyer une bonne décharge d’énergie avec les nerveux et très bons « Mosquito March » et « Too Much Sunshine » ou encore sur certains passages, assez caractéristiques, bien furieux et assez jouissifs de « Say Your Prayers » et « Luritja Way ».

Mais il y a un mais, car nous avons droit à ce que l’on pensait ne plus entendre après « Redneck Wonderland » à savoir leurs morceaux un peu mièvres et « plan-plans ». Le titre éponyme en est l’exemple parfait. On peut également citer « Under the Overpass » qui aurait pu être un très bon morceau sans ces "hallelujah hallelujah". Cependant, le groupe rattrape bien la sauce sur « Been Away Too Long » ou « World That I See » car ça démarre mal mais ils nous sortent le petit refrain imparable et qui sauve la mise.

Bref, vous l’aurez compris, pour ma part et globalement, c’est un album plutôt bon où l’on perçoit le coup de patte caractéristique des Oils et tout leur savoir-faire, ce qui leur permet de finir sur une note plus qu’honorable. Seulement, on ressent un petit goût d’amertume, on a l’impression que les Oils ont joué la sécurité, ce qui est un peu étonnant de leur part. On aurait aimé un peu plus de folie, car quitte à ce que ce soit le dernier album autant se lâcher complètement. Donc quelque part, on reste un peu sur notre faim. Mais bon, ne boudons pas trop notre plaisir quand même car « Capricornia » comporte sont lot d’excellents titres et plaira à l’ensemble des fans car chacun y trouvera son compte. C’est peut-être, finalement, l’album idéal pour tirer le rideau car il synthétise le mieux les différentes facettes du groupe.

2 Commentaires

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ZazPanzer - 04 Avril 2013: Et bien merci mec d'avoir bouclé toute la discographie avec ces excellentes chroniques. Il me manque quelques disques que je finirai par acheter et je viendrai à coup sûr relire tes analyses. J'espère que tu continueras à écrire quelques textes sur d'autres disques.
 
cazmacaz - 04 Avril 2013: Je te remercie également pour tes commentaires élogieux et tes chroniques sont également excellentes. Faudra que tu me dises ce que t'as pensé de certains albums notamment Head injuries, le live... Je compte sur toi. Je pense que je reviendrai j'ai vu qu'il y'avait quelques groupes un peu délaissés.
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