Blue Sky Mining

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Nom du groupe Midnight Oil
Nom de l'album Blue Sky Mining
Type Album
Date de parution Fevrier 1990
Style MusicalRock
Membres possèdant cet album44

Tracklist

Re-Issue in 1993 by Sony Music
Re-Issue in 2008 by SBME
Re-Issue un 2014 by Culture Factory Records
1. Blue Sky Mine
2. Stars of Warburton
3. Bedlam Bridge
4. Forgotten Years
5. Mountains of Burma
6. King of the Mountain
7. River Runs Red
8. Shakers and Movers
9. One Country
10. Antarctica

Chronique @ cazmacaz

10 Juillet 2012

Les Oils marquent le pas

Trois ans se sont écoulés depuis « Diesel and Dust », entre tournées mondiales et repos bien mérité, les australiens ont pris leur temps pour concocter le successeur de « Diesel an Dust ». C’est d’ailleurs la première fois qu’il y’a un tel écart. Pour ce nouvel album, deux grandes questions nous taraudaient l’esprit. Comment le groupe allait-il aborder les années 90 ? Et surtout, allait-il dépasser ou du moins faire aussi bien que « Diesel and Dust » ?

Ne tergiversons pas plus longtemps, inutile de laisser planer un suspense insoutenable, le constat tombe malheureusement comme un couperet. Les Oils ne négocient pas de la meilleure des manières le tournant des années 90 et font moins bien que « Diesel an Dust ».

Une autre question pourrait être « mais pourquoi font-ils moins bien que Diesel and Dust » ? A cela, on peut répondre que le groupe, sur cet album d’une manière générale, s’engage sur la voie d’un rock plus convenu, un peu mou, sans audace, sans folie, sans intensité. Les mélodies sont bien souvent «gentillounettes » et pleines de bons sentiments.

Loin de moi l’idée de dire que l’album est médiocre, c’est bien construit, c’est bien fait, c’est propre. La pochette est superbe. Au niveau des paroles, le groupe ne baisse pas les armes, loin de là, et est toujours aussi mordant. Mais voila et pour ma part, il manque ce coté percutant, incisif et accrocheur qui avait été le fil conducteur de tous les albums précédents. Le groupe n’arrive pas à retrouver l’énergie, les élans épiques de leurs précédentes productions. Nous ne demandions pas une resucée de « Diesel and Dust », ce qui eut été une injure faites à nos cinq australiens qui ont toujours su se renouveler avec succès. Mais nous étions en droit d’attendre autre chose surtout après trois albums magistraux tels que « Ten to One », « Red Sails in the Sunset » et « Diesel and Dust ».

Je tempère cependant quelque peu mon propos qui donne une vision générale de l’album et tiens à nuancer mes dires. Il n’est pas question de « jeter le bébé avec l’eau du bain ». Car ça et là, les Oils nous livrent quelques morceaux de qualité comme les énergiques « Forgotten Years » et « King of the Mountain ». Je rajouterais également à cette liste « River Runs Red » qui n’aurait pas dépareillé sur « Ten to One » en étant dans la droite lignée de « Short Memory » avec une superbe intro qui monte crescendo. Le groupe n’a pas perdu la main quant à sa capacité à finir ses morceaux de manière éclatante comme sur « Stars of Waburton » où notre Rob Hirst s’en donne à cœur joie ou encore sur « Mountain of Burma » où se côtoient guitares puissantes, claviers lancinants et nappes de cordes. Mais il est dommage qu’il faille attendre la fin des morceaux pour que ça s’enflamme enfin car avant on s’ennuie un peu quand même. On pourra regretter que « Shakers and Movers », au potentiel évident, soit traité de manière finalement assez fade ou encore le très bel « Antartica » qui arrive en fin d’album, après un certain nombre de titres « plan–plan » et qui ne ressortent pas avec autant de relief que cela aurait pu être le cas en d’autres circonstances (pour vraiment l’apprécier, il vaut mieux l’écouter à part).

Bref, un album décevant en comparaison des précédents, qui manque notamment d’impact et de puissance. J’ai un peu le sentiment que nos Oils sont un peu rentrés dans le rang sur ce coup-là. On en viendrait presque à penser qu’ils ont calculé leur coup, alors que c’était le cadet de leurs soucis jusqu’à présent, en étant plus consensuel, en voulant être plus accessibles avec des mélodies beaucoup plus évidentes mais limite naïves. Après et bien évidemment, à chacun de se faire son avis, d’autres pourront trouver Blue Sky Mining excellent, comme j’ai pu le lire parfois, mais ceux qui, comme moi, ont aimé les précédentes livraisons risquent de ne pas s'y retrouver.

4 Commentaires

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lovemedo - 10 Juillet 2012: Je ne me suis jamais penché plus que ça sur ce groupe (c'est à dire en gros ce qu'on a pu entendre sur les radios : pas grand chose en vérité!)Mais la façon dont tu en parles me donne à penser que je suis probablement passé à côté d'un truc... Merci pour ta chronique en tous cas, qui me donne l'envie d'aller chercher 2/3 galettes de ces diables d'australiens !
ZazPanzer - 11 Juillet 2012: Tu es très dur avec cet album, je trouve; mais tu as le recul nécessaire pour le juger.
A titre personnel et sans vraiment prendre en considération les disques précédents, je le trouve excellent; que ce soit dans sa production ou dans la composition de titres certes commerciaux, mais bien pensés; les refrains sont imparables, les rythmes entraînants, le groove bien présent. C'est le côté que j'aime chez Midnight Oil, j'ai plus de mal à rentrer dans les albums plus "profonds" que tu cites. Reçu hier "Head Injuries", je te dirai ce que j'en pense.
 
cazmacaz - 11 Juillet 2012: @lovemedo: Disons que c'est un peu le paradoxe de ce groupe qui a eu beaucoup de succès mais qui reste finalement assez méconnu. On connait Beds are burning et quelques autres chansons mais pas plus.
 
cazmacaz - 11 Juillet 2012: @ZazPanzer: tu trouves que j'ai été dur ? lol Je dis du bien de presque la moitié de l'album quand même. Mais j'accRoche vraiment pas sur certaines mélodies, certaines chansons et ça ne leur va pas je trouve. Avec plaisir pour Head Injuries mais ça risque de te changer car par rapport à Blue Sky Mining cet album est furieusement rock.
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