40

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Nom du groupe Stray Cats
Nom de l'album 40
Type Album
Date de parution 24 Mai 2019
Style MusicalRockabilly
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1.
 Cat Fight (Over a Dog Like Me)
 
2.
 Rock it Off
 
3.
 I've Got Love if you Want it
 
4.
 Cry Danger
 
5.
 I Attrackt Trouble
 
6.
 Three Time's a Charm
 
7.
 That's Messed up
 
8.
 When Nothing's Going Right
 
9.
 Desperado
 
10.
 Mean Pickin' Mama
 
11.
 I'll Be Looking out for you
 
12.
 Devil Train
 

Bonus
13.
 Cry Baby (Live)
 
14.
 Double Talkin' Baby (Live)
 

Chronique @ hotrodfrancky

07 Juin 2019

26 ans d'attente... et la récompense

Lorsque Setzer quitta la scène du Zénith de Paris, fou furieux d'avoir reçu un cran d'arrêt sur la main au moment d'attaquer les rappels (en fait, il s'agissait d'un peigne-cran d'arrêt, mais va savoir, toi...), franchement, je me suis dit que mes adieux avec les Stray Cats se passaient bien mal. Le Farewell Tour prenait un sale tour (Bravo, quel humour, ce type!), et, ils l'avaient annoncé, cette tournée mondiale allait se terminer le 10 avril 2009, jour des 50 ans de Brian, et marquerait la fin définitive des Cats. Bon, sale nouvelle, mais, au moins, on savait à quoi s'en tenir. Déjà, ils n'avaient plus sorti d'album depuis 1993 ("Original Cool"), et encore s'agissait-il d'un album de reprises. Il fallait remonter à 1992 pour trouver trace d'un album original (le somptueux "Choo Choo Hot Fish"). Ils avaient refait une tournée européenne en 2004 pour célébrer les 25 ans du groupe et les 50 ans du Rock'n'Roll, commencée dans ce même Zénith le soir même de l'anniversaire de l'enregistrement de "That's Allright, Mama!". Et depuis ce fameux soir de 2008 et l'incident du cran d'arrêt, plus aucune nouvelle des Chats. Et puis, et puis, et puis...

En 2016, Brian Setzer, qui tournait depuis plusieurs années avec son "Rockabilly Riot", fut l'invité d'un festival intitulé "Viva Las Végas Rockabilly Week-end". Un très bon concert, réunissant un public record, Setzer heureux, tout se passa bien. L'année suivante, ce fut au tour de Lee Rocker d'être l'invité vedette. Et même résultat pour lui. L'idée germa alors sur les réseaux socials (comme dirait Ribéry) que "mais bon dieu pourquoi ne se réunissent-ils pas encore une fois, on vous aime!". Setzer en parla à Slim Jim Phantom, Slim Jim en parla à Lee (Brian et Lee n'ont jamais été les meilleurs amis du monde) et Lee accepta de revoir Brian pour voir ce qui pouvait bien se passer de neuf autour de ce groupe. Du coup, ils décidèrent de faire quelques concerts tous les trois, pour ensuite décider de ce qui allait se passer. Ils jouèrent donc ensemble au... "Viva Las Végas Rockabilly Week-end 2018", un triomphe (évidement!), puis dans un festival le 4 juillet, écourté au bout de 4 chansons par un orage démentiel, puis 2 concerts à l'Orange County. Et après ça, les trois greffiers tombèrent d'accord, ils ne pouvaient pas laissé passer l'année des 40 ans du groupe sans faire quelque chose. Et ils décidèrent donc de faire une grosse tournée européanno-américaine, et puis, et puis, et puis...

Et puis, comme ils ne voulaient pas s'envoler en tournée en rejouant leur éternel set, ils décidèrent également de sortir un nouvel album. Pas une compil', hein, ni un disque de reprises ou un Live, non, un vrai disque, avec des nouveaux titres tous ecrits exprès pour, et avec des vrais morceaux de Rockabilly dedans et tout! Ils se réunirent alors fin 2018 aux Blackbird Studios, à Nashville, sous la direction de Peter Collins (Dave Edmunds, malade, ne pouvait pas prendre le poste). Ils sont restés 11 jours en studio.11. Jours. Pas 11 mois, hein, onze jours. Et ce qu'ils ont concoctés sous la férule du producteur de Rush, Bon Jovi et que Setzer connait très bien, puisqu'il l'a dirigé avec le Brian Setzer Orchestra, est tout simplement magnifique. J'avais un peu peur, 26 ans après, que les Cats nous sortent un album raté (c'est déjà arrivé plusieurs fois), baclé (genre "prends l'oseille et tires-toi"), ennuyeux. Non, il est très bon, excellent même. Bien sûr, ils ne nous referont pas le coup du premier album, il était trop au-dessus du lot, mais il fait d'ores et dèjà parti du haut du panier des albums des Stray Cats.

Le premier titre qui sortit sur les résao Sociao (comme dirait Neymar) fût "Cat Fight (Over A Dog Like Me)", et il se trouve que c'est également celui qui ouvre l'album. Et tout de suite, on est dans l'ambiance. C'est "du Rockab', du Rockab', avec un peu de Rockab' par-çi, par-là, et un gros morceau de Rockab' au milieu. Avec ce morceau-là, au moins, on est pas dépaysé, on sait où on met les pieds, pas demain la veille que les Matoux vont nous servir de l'electro-trash ou de la world-machin. Non, on est ici dans ce que ces trois mecs savent faire le mieux et ça augure bien du reste. Et le reste, c'est "Rock It Off", deuxième titre sorti en single, et celui-ci, dès que je l'ai entendu, je me suis dit que c'était un titre taillé pour le Live, avec des milliers de Rockers (et Rockeuses, bien sûr que je pense à vous, mes p'tites chéries!) en train de brailler "Rock It Off, Brother, Rock It Off!". Ca peut devenir un classique de leurs concerts, ce machin-là, un peu comme "Gene and Eddie", v'voyez.! "I've Got Love If You Want It", avec son intro entendu 50.000 fois, mais toujours aussi agréable est un pur joyau de coolitude et un festival de riff, et Setzer nous régale avec ses Yoddles à la Hank Williams. Imparable. "Cry Danger" fut le dernier morceau sorti avant la parutio de l'album, et ce titre a une drôle d'histoire; je ne sais pourquoi, Brian l'a présenté comme étant un riff composé par Mike Campbell, des Heartbreakers de Tom Petty, et le décrit comme étant un riff proche de "Day Tripper" des Beatles. Or, il se trouve que ce riff est exactement le même que Brian jouait sur "Aztec", une chanson de l'album "The Knife Feels Like Justice", sorti en...1985! Donc, deux solutions,; où Mike Campbell lui a offert ce riff à l'époque, et il s'agit donc d'une resucée d'Aztec, ou Setzer perd la boule et j'ai tout lieu de m'inquiéter des dégâts causés par l'absorption massive de Jack Daniel's sur un cerveau humain (heureusement, si je bois beaucoup de JD, j'ai pas un gros cerveau, donc les dégâts seront minorés!). et pour "I Attract Trouble", la suivante, il faut remonter encore plus loin dans le temps. En effet, ce titre me fait penser à ce que Brian faisait avec les Bloodless Pharaos, c'est-à-dire AVANT les Stray Cats, avant la fuite en Angleterre, dont le seul témoignage musical figure sur une compil' de Marty Thau. Une espèce de New-Wave bizarre, et,là, inutile de vous dire que c'est pas vraiment ma came, et pourtant, je l'aime bien. "Three Time's A Charm" me fait penser à"Too Hip, Gotta Go", sur l'album "Rant'n'Rave With the Stray Cats", gros festival de guitare de l'ami Brian, toujours en grade forme (la banane, quoi... Oui, j'ai osé!). "That's Messed Up", est à la limite du Jump-Blues que Brian jouait avec son Big Band, peut-être l'ajout de cuivres aurait d'ailleurs pu renforcer ce trè bon morceau. Et puis c'est l'heure de gloire de Lee Rocker avec "When Nothing's Going Right", et on est très étonné d'entendre Lee, au répertoire plutôt Bluesy, chanter cette petite chanson presque Pop, qu'on aurait pu imaginer dans la bouche de la jeune Kylie Minogue (il est dégueulasse, ce mec! Faut dire que j'imagine beaucoup de choses dans la bouche de la jeune Kylie Minogue....bref, passons!). Et arrives l'heure de "Desperado". Un ami (Lovemedo, pour ne pas le citer... ah,si, merde, j'viens d'le faire!) m'en a parlé en comparant cet instrumental à "Apache", des Shadows. Et il a raison, ça fait penser aux Shadows... comme tous les instrumentaux avec ce son de guitare twangy. Mais, personnellement, il m'a plutôt fait penser à un autre instrumental des Cats, "Jade Idol", sur le même album que "Sleepwalk", un des grands succès des Shadows... comme quoi! Ce morceau a l'air taillé pour être sur une B.O. d'un western spaghetti de Tarantino. "Mean Pickin' Mama", ça, c'est du pur Charlie Feathers. Avec ce titre, on retourne dans le pur Rockabilly. "I'll Be Looking Out For You", c'est le genre de titres que je n'aime pas de Setzer, ces espèces de Rock FM qu'il essaie désespérément de nous refourguer depuis des années, mais que d'autres font bien mieux que lui. Et on peut dire à peu près la même chose du dernier titre, "Devil Train", il était temps que ça se termine, bon dieu, ils commençaient à fatiguer.

Si vous désirez acheter cet album, je ne saurais vous conseiller d'acheter le Deluxe Edition CD Box, où figurent une version Live de "Cry Baby" où Lee reprend la place habituellement dévolue à Dave Edmunds au chant, et une version Live également de "Double Talkin' Baby" où Brian s'amuse comme un petit fou entre solo pur Rockabilly et interventions Jazzy. Du pur bonheur.

Bon, cet album, on l'a attendu 26 ans, ça fait un peu long, et j'espère qu'un prochain suivra dans un avenir plus proche, parce que j'ai peur que dans 26 ans, il n'y ait du dégât dans les troupes, autant au niveau du Line-Up du groupe que chez les auditeurs. Donc, les gars, si vous voulez continuer à nous faire plaisir (et à vous faire plaisir, ce qui avait l'air d'être le cas sur cet album), prenez votre temps, mais pas trop quand même!

Et rendez-vous sur scène!

HotRodFrancky

1 Commentaire

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RPHILIPPE276 - 07 Juin 2019:

J'ai pris la version Box avec les bonus evidement, très très bon album, hâte de les voir sur scène à l'American Tours Festival en juillet de cette année, ici même où j'ai pu voir Brian Setzer en solo en 2017.

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