Thirty Six Minutes

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17/20
Nom du groupe The Craftmen Club
Nom de l'album Thirty Six Minutes
Type Album
Date de parution 02 Fevrier 2009
Labels Discograph
Style MusicalRock
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. To The Surface
2. Desert Land
3. Gary Blood
4. I Can't Get Around
5. Goodbye Mother
6. Hold Out Your Hands
7. Back in Town
8. Les Chiens
9. When I Try
10. Sexodrome
11. Death Song

Chronique @ Rocknfuck

11 Août 2009
Trente-six minutes, douche comprise :
Nous sommes en 2009, toute la France est envahie par le Rock outre-Manche et outre-Atlantique. Toute ? Non ! Un petit groupe breton résiste encore et toujours à l’envahisseur. Son  nom ? The Craftmen Club. Coup de chance, leur club n’est pas privé et tout le monde est invité à se prendre une bonne tranche rock avec Thirty Six Minutes. Faites entrer la résistance.

The Craftmen Club semble être perdu entre une ruée vers l’Ouest avec sa musique typiquement country/rock, et rock’n roll purement anglo-saxon. « To The Surface » n’est qu’un préliminaire calme à la tempête rock’n roll qui va s’abattre sur les oreilles des pauvres auditeurs non-habitués à une déferlante bretonne. Une vision noire, sublime, agressive du Rock actuel bien moribond ; voilà ce que propose Thirty Six Minutes. Un batteur mitraillant ses futs à la vitesse d’un TGV, une guitare en saturation jusqu’à plus soif et une basse totalement autiste, suivant le rythme qu’elle seule a envie. Voilà pour résumer le programme de ces trente-six minutes dans les bas fonds de la musique rocailleuse. Pour rajouter du bon goût au tout, The Craftmen Club a décidé de n’entrer dans aucun clou. Se permettant de mettre du banjo dans leur son ça et là, d’intégrer quelques samples discrets, et même quelques sons synthétiques dans la dernière chanson (instrumentale) « The Death Song ». 

Le vocaliste, qu’on pourrait surnommer « Le Hurleur Sans Foi Ni Loi », envoie le bousin façon violence non-contrôlée. Du cri, du cri, toujours du cri, donné dans un micro en version « haut parleur ». Le résultat est un grain très particulier. Même si les détracteurs pourront dire que le chant semble monotone, il est parfaitement audible entre les cris, et s’enchaine parfaitement tout en faisant corps avec cette musique complètement folle qu’est celle de The Craftmen Club. Steeve prend ici le risque du chant français sur plusieurs chansons. Malheureusement, aux yeux de nombreuses personnes, le chant français et le Rock sont tel un Mosh Pit dans une guinguette, totalement impossible… Quoique ?! 

Bon, et au final, toutes ces guitares saturées, ces cris hors de tout contrôle, cette batterie, cette basse, ils sont produits comment ? Eh bien, avec un son crade, mais pas tellement finalement. The Craftmen Club semble proposer une musique plus « casual » avec un son plus aseptisé que précédemment – ou peut-être ont-ils compris le fonctionnement d’une table de mixage ?! Peu importe, le son gardant un léger grain bien dégueulasse inhérent aux anciennes productions, même si celui-ci est moins marqué. Evolution vers un son plus doux ? Réponse à la prochaine production.

Après trente-six minutes de grimpette au rideau, il est temps de redescendre sur terre. Court mais intense, Thirty Six Minutes est un petit missile envoyé pour nous secouer les fesses (pas d’allusion malsaine). The Craftmen Club a donc créé un très bon album de Rock’n Roll barré, à mettre dans tous les orifices (auditifs, mais était-il utile de le préciser ?). 

1 Commentaire

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Vedder2 - 20 Janvier 2014: Un excellent album, mais l'influence de Noir Désir (surtout période "Du Ciment Sous Les Plaines") est un peu trop présente
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