The West Rider Pauper Lunatic Asylum

Liste des groupes Rock indépendant Kasabian The West Rider Pauper Lunatic Asylum
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17/20
Nom du groupe Kasabian
Nom de l'album The West Rider Pauper Lunatic Asylum
Type Album
Date de parution 08 Juin 2009
Style MusicalRock indépendant
Membres possèdant cet album18

Tracklist

1. Underdog 04:37
2. Where Did All the Love Go? 04:18
3. Swarfiga 02:18
4. Fast Fuse 04:11
5. Take Aim 05:24
6. Thick as Thieves 03:07
7. West Ryder Silver Bullet 05:15
8. Vlad the Impaler 04:44
9. Ladies and Gentleman, Roll the Dice 03:34
10. Secret Alphabets 05:07
11. Fire 04:13
12. Happiness 05:17
Bonus tracks (Japan Only)
13. Runaway (Live) 04:09
14. Cunny Grope Lane 03:12
15. Road Kill Café 02:39
Japan Only Bonus CD
1. Shoot the Runner (Live at iTunes Festival)
2. Empire (Live at iTunes Festival)
3. Stuntman (Live at iTunes Festival)
4. The Doberman (Live at iTunes Festival)
5. Club Foot (Live at iTunes Festival)
6. L.S.F. (Lost Souls Forever) (Live at iTunes Festival)
Special Edition Bonus DVD
1. Processed Beats (Live from the Little Noise Sessions) 04:05
2. Black Whistler (Live from the Little Noise Sessions) 04:00
3. I.D. (Live from the Little Noise Sessions) 03:59
4. Me Plus One (Live from the Little Noise Sessions) 03:06
5. The Doberman (Live from the Little Noise Sessions) 05:12
6. Runaway (Live from the Little Noise Sessions) 03:45
7. Thick as Thieves (Live from the Royal Albert Hall for Teenage Cancer Trust) 03:26
8. Fast Fuse (Live from the Royal Albert Hall for Teenage Cancer Trust) 04:06
9. Club Foot (Live from the Royal Albert Hall for Teenage Cancer Trust) 04:44
10. L.S.F. (Lost Souls Forever) (Live from the Royal Albert Hall for Teenage Cancer Trust) 07:21
11. Vlad the Impaler (Video)
12. Vlad the Impaler (The Making Of)
13. Fire (Music film)
Bonus tracks (Australian Tour Edition)
13. Julie & The Moth Man
14. Where Did All The Love Go? (Burns Remix)
15. Vlad the Impaler (Zane Lowe Remix)
16. Take Aim (Dan the Automator Remix)
Australian Tour Edition Bonus DVD
1. Underdog (Live at T4)
2. Where Did All The Love Go? (Live at T4)
3. Thick as Thieves (Live at T4)
4. Fire (Live at T4)
5. Club Foot (Live at T4)
6. Empire (Live at T4)
7. Vlad the Impaler (Video)
8. Underdog (Video – International Version)
9. Fire (Video)
10. Where Did All The Love Go? (Video)
11. Underdog (Video – UK Version)
Total playing time 52:05

Chronique @ TDLV

11 Septembre 2009
Kasabian se forme en 1999 à Leicester, met 5 ans à sortir son premier album, s'autoproclame "meilleur groupe du monde", et ne connait pas la modestie. Des performances live énergiques associées à des singles gonflés aux hormones en font un des grands groupes de rock pompiers du moment, sans jamais tomber dans la fanfreluche mièvre (citons Muse pour ne pas balancer sur les copains) ou la caricature (Placebo).

Ce troisième album est autant attendu par l’amateur de rock n roll à l'ancienne que par le jeune à leggings fluo. Verdict.

La pochette d’album est assez abjecte, le groupe y arbore veste militaire et habits républicains, et le titre à consonance post-psychédélique de bas étage démontre que Kasabian a toujours été un groupe de chair et non d’esprit.


L’album s’ouvre sur la chanson « Underdogs ». Voix hachée, chœurs croisés nonchalants, refrain aérien vaporeux et production sur-boostée. Du classique. S’ensuit une ballade mélancolique et désabusée, « Where Did All The Love Go, I Don’t Know », il n’y a plus d’amour dans le chaos technologique qui nous entoure, welcome to the machine. Puis « Fast Fuse » et ses breaks qui touchent juste ; Kasabian sait alimenter une production minimaliste par des petites touches, des petits rajouts, quelques violons, une guitare sèche, qui font mouche.


Commence enfin la deuxième partie de l’album. Et l’on comprend enfin le packaging grossier. C’est un album militaire, de révolutionnaires. « Take Aim », « Thick As Thieves », « West Rider Silver Bullet » sont les grandes chansons de l’album. Kasabian arrive à croiser la tristesse d’être séparé de sa dulcinée, la fureur des combats et la chaude fraternité des soldats qui rentrent au camp.


C’est l’histoire d’un vieux hussard napoléonien sur les routes d'Italie sous une pluie grise, le dos courbé par sa chapeline gorgée d'eaux, le drapeau flotte au vent, les troupes avancent au pas, reprenant en chœur des chants tristes et mélancoliques. Kasabian se redresse, lève la tête et l'album décolle enfin.


Le reste est moins intéressant, plutôt mauvais. Ballades mal calibrées, chants psychédéliques de mauvais goût. Attention toutefois à ne pas rater l’assaut final avec « Fire » qui cadence le pas des fantassins dans la plaine avant la déferlante hurlante.


Après deux albums où les singles faisaient de l’ombre aux autres chansons, Kasabian creuse, travaille et sans atteindre l’intensité d’un « Clubfoot » ou d’un « Cut Off », livre des chansons qui tiennent la route et un album homogène, puissant et entrainant. Cet album s’écoute en entier, comme une entité et malgré la deuxième partie qui n’est pas à la hauteur, je ne peux que vous conseiller de dépenser vos maigres deniers en cette période de crise pour acquérir ce nouvel opus.

Actuellement ce qui se fait de mieux sur la planète rock qui commence, elle aussi, à s’autodétruire. A quand l’arrivée de notre Yann Artus-Bertrand à nous ?




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Chronique @ DHT06

01 Novembre 2017

Au royaume des aveugles

S’il fallait s’arrêter à la pochette ridicule (moins ridicule, cependant, que le rose sur l’album « Technique » de New Order sorti vingt ans auparavant) et au titre sophistiqué, on n’écouterait même pas le disque. Depuis la baisse de régime artistique accusée avec leur deuxième opus, Kasabian prend le risque de passer pour un groupe qu’aucun auditeur exigeant n’aurait envie de suivre plus loin. Ils sont déjà catalogués parmi les faiseurs qui se laissent aller, démarrent fort puis se dégonflent. L’euphorie du succès naissant, l’ambiance des concerts et des festivals suffisent à créer un excès de confiance en soi chez un groupe qui ne cherche pas plus loin pour se dire qu’il suffit de continuer à produire et à tourner quand on veut rester dans la course.
Pourtant, ils ont déjà une popularité installée, une crédibilité commerciale, un public fidèle, des critiques élogieuses, et il ne s’agit pas de nier leurs compétences musicales, tant sur le plan de la créativité que sur celui de la technique. Attribuer les fluctuations de leurs productions à la seule arrogance qu’ils partagent avec leurs prédécesseurs d’Oasis ne suffit pas à tout expliquer. L’emprise excessive de la consommation sur l’évolution de la musique dite de variété, emprise accentuée par les supports technologiques induisant une écoute plus triviale auprès de générations appelées, de plus en plus, à naître avec du MP3 dans les oreilles, la morosité économique ambiante, la banalisation des facilités liées à la culture électronique, dont le sample, incitent à croire que, plus les années passent, et plus un groupe capable de composer, d’interpréter ses compositions en concert comme en studio, avec une belle énergie, relève d’une forme d’exploit sportif.

C’est d’autant plus vrai que, avec « West Ryder Pauper Lunatic Asylum », l’ensemble est porté par une vision d’auteur, celle du guitariste (également chanteur et claviériste) Sergio Pizzorno, vision partagée, avec une sincérité perceptible, par le chanteur Tom Meighan, le bassiste Chris Edwards et le batteur Ian Matthews. L’aisance et la générosité avec lesquelles « Underdog » évite la linéarité, que ce soit, selon les instants, au profit de la voix, des chœurs, de la guitare, du clavier, atteste une maîtrise des montagnes russes dans l’écriture sonore, trouvant une réponse à sa hauteur auprès d’une allure qui se maintient en permanence. La chaleur de la section rythmique dans « Where Did the Love Go ? », ses boucles vocales hypnotiques, ses incursions acoustiques aux abords de la quatrième minute, n’ont rien à envier aux moments les plus forts du précédent « Empire ». Après un enchaînement instrumental au pas de course (« Swarfiga ») et le rock impitoyable de « Fast Fuse », on ne peut qu’appeler de tous ses vœux les titres restants à faire preuve du même brio.
Mais les deux tiers restants, dans un album, c’est généralement le crash test. Les balbutiements et les grimaces des deux premières minutes que nous livre « Take Aim » ont de quoi nous inquiéter. Au final, ce titre, bien que dansant et nasillard, où la guitare acoustique s’illustre mieux que le chant, ne manque pas d’atmosphère. Pas de quoi, cependant, crier au miracle. Même punition, en gros, avec l’anglo-mexicain « Thick as Thieves », caricatural à force d’être prévisible. Quant à « West Ryder / Silver Bullet », dans la lignée des deux précédents, la présence de l’actrice Rosario Dawson semble être sa seule qualité majeure. Quand « Vlad the Impaler » se contente de frapper comme un sourd, le bilan provisoire, à ce stade, retient quatre bons titres dont un interlude (1-4) et quatre de remplissage (5-8). Le slow paradisiaque de « Ladies & Gentlemen (Roll the Dice) » verse dans la mièvrerie, « Secret Alphabets » se veut mystérieux sans trop s’éloigner de la pop, « Fire » s’endort dans les années 1960 avant de virer disco, et « Happiness » n’est certes pas le plus malheureux. Cependant, si c’est là le disque de leur consécration, alors, oui, au royaume des aveugles les borgnes sont rois, et même empereurs.

D. H. T.

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