Life's What You Make It

Liste des groupes Rock Alternatif Placebo Life's What You Make It
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Nom du groupe Placebo
Nom de l'album Life's What You Make It
Type EP
Date de parution 07 Octobre 2016
Labels Universal
Style MusicalRock Alternatif
Membres possèdant cet album0

Tracklist

1.
 Life's What You Make It (Talk Talk cover)
 05:18
2.
 Jesus' Son
 03:36
3.
 Twenty Years (Live at Europavox Festival, France 2015)
 04:36
4.
 Autoluminescent (Rowland S. Howard cover)
 03:39
5.
 Twenty Years (Piano Version / Live at Evening Urgant, Moscow 2016)
 04:22
6.
 Song #6 (Freak Power cover)
 04:27

Durée totale : 25:58


Chronique @ WaitingForTheMovie

15 Septembre 2020

Un EP en demi-teinte...

Après l'EP « B3 » et en attendant un véritable album qui se fait attendre, Placebo tente de nous faire patienter avec un nouvel EP (enfin, déjà ancien à l'heure où j'écris ces lignes puisqu'il date de 2016...) de 6 titres. Avec son design de couverture dans la lignée de « Loud Like Love » que nous réserve ce « Life's What You Make It » ? Une suite logique ?

L'opus s'ouvre sur la chanson titre qui n'est autre qu'une reprise de Talk Talk, groupe britannique des années 80, connu surtout pour son titre « Such A Shame ». Les paroles sont simples, optimistes et illustrent la célèbre maxime latine Carpe Diem : il ne faut pas regretter le passé, nous sommes les maîtres de nos vies et il faut la prendre comme elle vient, voire faire en sorte qu'elle soit meilleure. L'instrumentation est assez semblable à l'originale, juste un peu modernisée, c'est surtout la signature vocale de Brian Molko qui fait la différence. Une reprise pas vraiment originale mais qui correspond bien au groupe.
Quand à « Autoluminescent », il s'agit d'un titre chanté à l'origine par Rowland S. Howard. Il signe plutôt le retour à une ambiance plus pesante, plus traditionnelle du groupe, avec ses sons grésillants, la voix désabusée et traînante de Brian. Il y flotte comme un parfum de démesure et de destruction.
Autre reprise, « Song #6 », chanson du film d'anticipation « Code 46 » par Freak Power . Très aérienne, on pourrait penser que cette version a été élaborée du temps de « Sleeping With Ghosts » à cause de son côté très électro. La voix de Brian y est douce et apaisée. À noter, l'explosion guitaristique de la fin avec ses grincements typiques du groupe sur la toute fin qui rappelle les débuts et qu'on aimerait retrouver plus souvent. Le tout étant plutôt sympathique.

Hélas, par la suite, gros point noir à mon sens, on trouve deux versions live de « Twenty Years ». Pourquoi deux ? Je ne comprend pas trop l'intérêt, surtout sur un opus si court. D'autant plus qu'il existe déjà des versions tout à fait honorables (Celle live à Angkor Wat ou celle de la version redux de « Battle For The Sun » même si cette dernière n'est pas en live). Cela donne la mauvaise impression que le groupe manquait de matière et qu'il avait besoin de faire un peu de remplissage. À la limite, la version au piano présente plus d'intérêt que l'autre du fait de son instrumentation. Je ne m'étendrai pas plus là dessus et aurais préféré quelques bonnes chutes de studio...

Heureusement, il reste de la création à proprement parler, mais elle est réduite à la portion congrue. « Jesus' Son » fait référence au recueil de nouvelles éponyme par Denis Johnson (à moins que ce ne soit plutôt au film adapté du livre...) On est clairement dans le registre positif (fait assez rare dans la carrière de Placebo pour être souligné même si ce mouvement est initié depuis « Battle For The Sun »), on y ressent un sentiment de délivrance et de joie de vivre palpable jusque dans la musique entraînante accompagnée de violon (présent depuis l'album « Meds ») et la voix enjouée et volontaire de Brian.

En conclusion, cet EP fait preuve d'une certaine cohérence avec un optimisme assez marqué, plutôt dans la lignée de « Loud Like Love » mais qui ne se hisse vraiment pas au niveau d'un vrai album. Il est vrai qu'il faut comparer ce qui est comparable, on ne peux pas avoir les mêmes exigences pour les deux formats... Le groupe s'implique finalement assez peu pour ce qui est de la création, seulement un nouveau titre sur six pistes, trois reprises et deux lives de la même chanson, on pouvait s'attendre à mieux. Serait-ce un opus produit à la demande de la maison de disque plus que par réelle envie des musiciens ? Pour autant, on ne passe pas un mauvais moment même si ce n'est pas suffisant pour faire réellement patienter jusqu'au prochain vrai album... qui tarde décidément à venir.

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