Lashing the Rye

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Nom du groupe Harvestman
Nom de l'album Lashing the Rye
Type Album
Date de parution 2005
Style MusicalNeo Folk
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1. Amongst the Heather
2. The Bunring of Tara
3. The Sea Maiden
4. Scarborough Fair
5. Over Nine Waves
6. March to Loch Barren
7. Melleadh
8. Sheep-Crook and Black Dog
9. Jack Orion
10. The Thunderer
11. Surround Me
12. Green Hills of Tyrol/The Battle's O'er

Chronique @ Svartolytka

12 Janvier 2008
En même temps que sortait l’opaque, le faussement « synthétique » et non moins fameux « Meridian » de Tribes of Neurot « Lashing the Rye » de Harvestman fut une des nouvelles sorties du label iconoclaste Neurot Recordings. Ce groupe n’est pas le nouveau poulain de l’écurie, mais, au contraire, le dernier album solo de Steve Von Till, chanteur guitariste de Neurosis. On le sait, Steve possède une voix grave envoûtante et une personnalité en complète corrélation avec les textes de Neurosis et de son projet folk psychédélique. Sa voix crée une atmosphère dépressive et mélancolique se mariant à merveille avec les mélodies, simples et admirables, de ces compositions. Ce disque est pour lui, l’occasion d’asseoir sa position de leader « ésotérique » de la « Tribu » et nul doute que cet album marquera une date dans sa recherche personnelle.

Harvestman porte bel et bien la marque de son auteur, une musique psychédélique, sombre, teintée d’une profonde mélancolie, une tristesse impliquant au maximum l’auditeur au sein de l’univers de « Lashing the Rye ». Ne cherchez pas, Steve Von Till ouvre son cœur et son esprit et vous fait rentrer dans son univers dans une immersion magnifique avec une sincérité touchante. Fonctionnant en dehors de tout système, Steve Von Till laisse ses mélodies vaporeuses s’imprégner dans des tourbillons filandreux proche de Tribes of Neurot. Fusion des albums solos de Von Till (guitares saturées mais toujours audibles, cornemuses, violons, chant féminin sur la sublime ballade « Surround Me ») avec les distorsions ambiantes de Tribes of Neurot, « Lashing the Rye » fait le pied de nez aux formations telles Lotus Eaters ou Earth. Peut-on, à ce stade, parler de transgressions de ces formations ? Je l’ignore, Steve Von Till a sûrement été influencé par les méandres conceptuels de Stephen O’Malley et de Dylan Carlson, mais soucieux, et plus en guise d’hommage, les a ingurgités puis transposés dans de magnifiques compositions reprenant toute la charge émotionnelle originelle la tirant à sa propre perception.

Certes, le contenu se fait plus magmatique, renforcé par la quasi-absence du chant de Von Till étant pourtant la marque première de son identité musicale. Néanmoins, « Lashing the Rye » est assurément une facette de la personnalité complexe du compositeur, plus profonde et abyssale, mais tout aussi instinctive et naturelle. Prenant toujours appui sur des thèses anthropologiques et shamaniques, « Lashing the Rye » est une ode éblouissante et noble, mais plus que ça, Harvestman est un auto-portrait musical qui s’adresse à vous comme un ami avec qui l’on se sent dans la plus grande confidence.

Drone/folk psychédélique, « Lashing the Rye » est la plus belle déclaration d’un être à son entourage et une perle ésotérique et sensorielle qui vous ouvre les bras...

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