Abbey Road

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19/20
Nom du groupe The Beatles
Nom de l'album Abbey Road
Type Album
Date de parution 26 Septembre 1969
Labels Parlophone
Apple
Enregistré à Trident Studios
Style MusicalPop Rock
Membres possèdant cet album156

Tracklist

1.
 Come Together
 4:19
2.
 Something
 3:02
3.
 Maxwell's Silver Hammer
 3:27
4.
 Oh! Darling
 3:27
5.
 Octopus's Garden
 2:51
6.
 I Want You (She's So Heavy)
 7:47
7.
 Here Comes the Sun
 3:05
8.
 Because
 2:45
9.
 You Never Give Me Your Money
 4:02
10.
 Sun King
 2:26
11.
 Mean Mr. Mustard
 1:06
12.
 Polythene Pam
 1:13
13.
 She Came In Through the Bathroom Window
 1:58
14.
 Golden Slumbers
 1:31
15.
 Carry That Weight
 1:36
16.
 The End
 2:05
17.
 Her Majesty
 0:23

Durée totale : 47:03


Chronique @ Doncha

28 Décembre 2009
En 1969, le groupe est à bout de souffle, pas artistiquement non (jamais !), mais les tensions entre les membres sont à leur apogée, et cela dure depuis environ 1968 et le Double Blanc. On pourra expliquer cela par la guerre des égos, les deux plus grands compositeurs du siècle dans une perpétuelle compétition, George Harrison qui aimerait voir son talent reconnu (soit plus que 2 chansons par album...), John accroc à l'héroïne et surtout Yoko Ono (certains fans la juge responsable de la dissolution du groupe, carrément).
Même la production les lâche, George Martin n'en peut plus, Geoff Emerick (leur talentueux ingénieur du son) quitte les sessions...

Et pourtant, le groupe se décide à sortir par la grande porte, une dernière fois, ensemble, [presque] comme au bon vieux temps, pour un dernier album.
Cet album fait parti de leur meilleur, si ce n'est LE meilleur (après tout dépend de vos goûts, émotions, etc).

Mené tout d'abord par deux gros tubes comme ils savent si bien les pondre.
Come Together de John avec la ligne de basse géniale de Paul, un solo de claviers/guitare superbe.
Et avec lui, la chanson de George, celle qu'on connaît le plus, la plus culte, et pour dire, l'unique n°1 d'Harrison dans la carrière des Beatles; une intro reconnaissable entre mille, et sa voix magnifique (You're asking me will my Love grow, I don't know, I don't knoooooooow...) et considéré par Frank Sinatra comme la plus belle chanson jamais écrite, néanmoins de mon avis, elle ne vaut pas While My Guitar Gently Weeps, mais ceci est une autre histoire.

S'en suivent une pelletée de chansons de pop, plus ou moins bonne, deux de Paul qui sont à mes yeux les titres les plus faibles de cet opus, un joli rock ensoleillé de Ringo, un long, très long (presque 8 minutes pour une chanson des Beatles, c'est rare !) morceau de John avec pourtant comme paroles seulement... 14 mots. Titre aux accents Zeppelinien disposant d'une super basse et d'une bonne lead guitare.
Harrison revient avec une jolie ballade folk, puis un "dernier" morceau, mélancolique à souhaits aux harmonies vocales somptueuses.

Et c'est ainsi que s'ouvre la deuxième partie de l'album (pas la deuxième face hein), ce pour quoi Abbey Road est indispensable, le génie des Fab Four est là et il est indiscutable, car arrive le Meddley.
9 chansons, en général courtes, toutes liées les unes aux autres, donnant une pièce d'environ 15 minutes, où s'enchaîne tour à tour des compos de John & de Paul s'en qu'on ne remarque rien, et tout ça va vite, trop vite !

You Never Give Me Your Money, un excellent rock, qui emboîte le pas à 3 compos de John qui vont s'aligner, Sun King, lent, très lent (construit d'une façon similaire à Because), puis Mean Mr Mustard, qui va un peu plus vite, Polythène Pam, et là ça accélère carrément, solo, et hop Paul est dans la place, pour poursuivre l'oeuvre.
Je suis obligé de parler du point d'orgue de ce meddley, les deux dernières chansons (quoi que..), Carry That Weight, les choeurs explose, la nostalgie s'installe, court solo, et THE END, portant presque bien son nom déboule, et là c'est énorme, solo de batterie (l'unique prestation de ce genre de Ringo) et là, on ne doute plus de ses talents de batteur.
Second passage magistral, Paul, George, John, alignent un solo de guitare, chacuns jouant son propre style, et de manière bien alignée, c'est SPLENDIDE.
S'en suit la phrase culte " And in the end, the Love you take, is equal to the Love you make"... Phrase cosmique dira Lennon, il n'avait pas tort.

Ajoutez à cela une ballade folk de 23 secondes se cachant derrière un blanc de 15 secondes, et vous obtenez la première chanson cachée de l'histoire de la musique, que demander de plus ?

Le groupe annoncera officiellement sa séparation environ 6 mois plus tard, pas de la meilleure des façons, et s'en suivra une guerre entre Lennon & Paul, et aucunes chances de réconciliation, qui sait ce qui se serait passé si John & Paul étaient toujours vivants? Avec le temps les tensions s'apaisent...

Je ne manquerai pas non plus de mentionner la pochette de cet album, qui en connaît une plus culte ? Laquelle n'a pas regorger autant d'hypothèses, de mythes et de légendes?
Et oui, en effet, tous ceux pensant que Paul n'est plus qu'un sosie depuis 1966 vous trouveront tout ce qu'il faut pour le prouver : Macca tient sa cigarette de la main droite alors qu'il est gaucher, il est pieds nus, marche a contre sens (jambe droite en avant, contre la gauche chez les 3 autres) ainsi qu'un mystérieux message caché dans la plaque d'immatriculation de la voiture blanche derrière eux.

Et pour finir, je mentionnerai une fois de plus cette pochette, 10 photos ont été prises, 5 ou le groupe se dirige vers les studios, 5 ou il va à l'opposé, celle choisie les montre dans la direction inverse des studios... Coïncidence?

3 Commentaires

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Defnael - 03 Janvier 2010: Mon album préféré tout styles confondus
vivabardamu - 01 Septembre 2010: Tout est légendaire dans ce disque, le groupe, les studios, la musique, la pochette...
Et dire que j'ai ramassé le pressage 33tr original de 1969 ...dans une poubelle ...a New York!
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