|
||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||
article viewed 133 times
Les charognards titubent au-dessus des couveuses Et croassent de lugubres et funèbres berceuses Kill the kid Pendant que nos sorcières sanitaires et barbues Centrifugent nos clones au fond de leurs cornues Kill the kid Dans les ruines de l'école où brûle un tableau noir Une craie s'est brisée en écrivant espoir Kill the kid Déjà les mitrailleuses ont regagné leurs nids Seule une mouche bourdonne sur la classe endormie Kill the kid, kill the kid Les guerriers de l'absurde et de l'enfer affrontent Les délices de la mort sous le fer de la honte Kill the kid Beyrouth aéroport ou Mozambic city Le sang des tout-petits coule aux surprises-parties Kill the kid Sacrifiez les enfants, fusillez les poètes S'il vous faut tout ce sang pour animer vos têtes Kill the kid S'il vous faut tout ce sang pour jouir à vos fêtes Sacrifiez les enfants, fusillez les poètes Kill the kid, kill the kid, kill the kid Quelque épave au regard usé par le délire Poursuit dans sa folie le chant d'un enfant-lyre Kill the kid Et dans ses yeux squameux grouillant de noires visions Le désir se transforme en essaim de scorpions Kill the kid Petite poupée brisée entre les mains salaces De l'ordure ordinaire putride et dégueulasse Kill the kid Tu n'es plus que l'otage la prochaine victime Sur l'autel écoeurant de l'horreur anonyme Kill the kid, kill the kid Sacrifiez les enfants, fusillez les poètes S'il vous faut tout ce sang pour animer vos têtes Kill the kid S'il vous faut tout ce sang pour jouir à vos fêtes Sacrifiez les enfants, fusillez les poètes Kill the kid, kill the kid, kill the kid Les charognards titubent au-dessus des couveuses Et croassent de lugubres et funèbres berceuses Kill the kid Pendant qu'un Abraham ivre de sacrifices Offre à son dieu vengeur les sanglots de son fils Kill the kid Mais l'ovule qui s'accroche au ventre de la femme A déjà mis son casque et sorti son lance-flamme Kill the kid Attention monde adulte inutile et chagrin Demain les kids en armes, demain les kids enfin Demain les kids 2. POGO SUR LA DEADLINE J't'ai connu par erreur aux heures des fins d'parties Devant le souterrain où j'garais mon OVNI Couché dans des renvois de bière et de bretzel T'essayais de demander du feu à un teckel Mais quand j't'ai vu marcher à côté de tes rangers En pleine éclipse mentale et mouillant tes Pampers J'ai sorti mes Kleenex et mon mercurochrome Pour mettre un peu de couleur sur ta gueule de fantôme Je m'souviens de ton rire hideux dans les couloirs Tes mains de chimpanzé accrochées au comptoir Et tes yeux révulsés contemplant le chaos De ton crâne émoussé bouffé par ton ego J'ai ressoudé ton jack, changé ton émetteur Raccordé ton cerveau à l'égout collecteur Réinjecté du fuel à travers tes circuits Avant qu'tu remettes les bouts vers le bout de la nuit Pogo sur la deadline Rhapsodie cannibale Requiem à gogo Pour le repos Du mal dans l'âme d'un animal Qui retourne au niveau zéro Je t'ai revu plus tard en pénible bavard Quand tu polémiquais, Mickey des lupanars J'étais mort en voyant la cour d'admirateurs Qui venaient respirer tes ignobles vapeurs Traînant ta charisma de canaille en bataille Comme un wimpy moisi sur un épouvantail Tu pouvais embuer la vision la plus saine De ton haleine de hyène obscène et noire de haine Pogo sur la deadline Rhapsodie cannibale Requiem à gogo Pour le repos Du mal dans l'âme d'un animal Qui retourne au niveau zéro Et puis tu as rompu avec tous les miroirs Qui auraient pu t'émouvoir d'un éclair transitoire Et t'es mort vieux cafard sans chercher d'alibi Juste en puant du groin, du coeur et des branchies Mais j'crois qu'tu t'es planté toi le brillant reptile Sous ton masque visqueux de cloporte inutile T'oubliais que les touristes ont besoin de craigneux Pour se sentir moins seuls quand ils sont trop baveux Pogo sur la deadline Rhapsodie cannibale Requiem à gogo Pour le repos Du mal dans l'âme d'un animal Qui retourne au niveau zéro 3. UN AUTOMNE A TANGER Lui sous la pluie D'un automne à Tanger Lui qui poursuit Son puzzle déglingué Lui dans sa nuit D'un automne à Tanger Lui qui détruit Son ombre inachevée Nous venions du soleil Comme des goëlands Les yeux fardés de ciel Et la queue dans le vent Mais nous nous sommes perdus Sous le joug des terriens Dans ces rades et ces rues Réservés aux pingouins Lui sous la pluie D'un automne à Tanger Lui qui poursuit Son puzzle déglingué Les vagues mourraient blessées A la marée sans Lune En venant féconder Le ventre des lagunes Et nos corps écorchés S'immolaient en riant Sous les embruns glacés D'une chambre océan Lui dans sa nuit D'un automne à Tanger Lui qui détruit Son ombre inachevée D'ivresse en arrogance Je reste et je survis Sans doute par élégance Peut-être par courtoisie Mais j'devrais me cacher Et parler à personne Et ne plus fréquenter Les miroirs autochtones Lui sous la pluie D'un automne à Tanger Lui qui poursuit Son puzzle déglingué Lui dans sa nuit D'un automne à Tanger Lui qui détruit Son ombre inachevée 4. CAMERA TERMINUS Sous les porches moisis Des cités englouties La dernière ambulance S'englue dans le silence Enfin seuls Odeurs gélatineuses De chairs moites et lépreuses Parfums de fièvre jaune De cyanure et d'ozone Enfin seuls Nous sommes seuls Dans le vent Survivants Mort-virus, terminus Au pied des temples usés Des statues délabrées Le fleuve roule sa semence Limoneuse et gluante Enfin seuls Silhouette vaporeuse Dans la lumière cendreuse Du matin-crépuscule T'arraches mon ventricule Enfin seuls Nous sommes seuls Dans le vent Survivants Mort-virus, terminus Omnibus morbidus gaudeamus ! Enfin seuls Sur cette planète qui grince Dans le froid qui nous pince Enfin seuls Tu te rinces les méninges En caressant mon singe Enfin seuls Jardins métalloïdes Noyés de larmes acides Où la Lune en scorpion Fait danser ses démons Enfin seuls Amants conquistadors Sur le terminator Plus de voix qui déconnent Au bout des taxiphones Enfin seuls 5. 542 LUNES ET 7 JOURS ENVIRON La Terre est un MacDo recouvert de ketchup Où l'homo cannibale fait des gloupses et des beurps Où les clowns en treillis font gémir la musique Entre les staccatos des armes automatiques J'y suis né d'une vidange de carter séminal Dans le garage intime d'une fleur sentimentale Quand j'ai ouvert les yeux la lumière vagabonde Filait à 300.000 kilomètres à la seconde J'ai failli me tirer mais j'ai fait bof areuh J'suis qu'un intérimaire dans la continuité de l'espèce Et coucou beuh ! 542 lunes et 7 jours environ Que je traîne ma carlingue dans ce siècle marron 542 lunes et 7 jours environ Et tu vois mon amour j'suis toujours aussi con Une fille dans chaque port et un porc qui sommeille Dans chaque salaud qui rêve d'une crampette au soleil Et les meufs ça couinait juteuses et parfumées Dans le bleu carnaval des printemps cutanés J'en ai connu des chaudes à la bouche animale A g'nou dans les toilettes ou dans la sciure des stalles Hélas pour mon malheur j'en ai connu des pires Qui voulaient que j'leur cause en mourant d'un soupir Et puis je t'ai connue mais j'vais pas trop charrier Attendu que j'suis lâche et que ton flingue est chargé Oh ma sweet yéyéyé sweet lady 542 lunes et 7 jours environ Que je traîne ma carlingue dans ce siècle marron 542 lunes et 7 jours environ Et tu vois mon amour j'suis toujours aussi con La geisha funéraire s'tape des rassis crémeux Chaque fois que j'raye un jour d'une croix sur mon pieu Pourtant j'contrôle mes viandes, je surveille mes systoles Et me tiens à l'écart des odeurs de formol Mais un jour faut partir et finir aux enchères Entre les gants stériles d'une soeur hospitalière Et je me vois déjà guignol au p'tit matin Traînant mon vieux flight-case dans le cimetière des chiens Oh meine kleine Mutter mehr Licht ! 542 lunes et 7 jours environ Que je traîne ma carlingue dans ce siècle marron 542 lunes et 7 jours environ Et tu vois mon amour j'suis toujours aussi con 6. ZOO ZUMAINS ZEBUS Je regarde passer les zumains de ma rue Un peu comme on reluque au zoo les zébus Triés, normalisés, fonctionnels, uniformes Avec leurs initiales gravées sur leurs condoms Et je cherche un abri sur une étoile occulte Afin d'me tricoter des oeillères en catgut J'm'arracherais bien les yeux mais ce serait malveillance Vu qu'j'ai déjà vendu mon cadavre à la science Je n'ai pas la frite Repasse me voir demain lady Plus de mur à Berlin pour justifier ma honte Quand je reviens bourré dans mes baskets en fonte Et c'ui d'Jérusalem est trop loin du bistrot Pour que j'm'y liquéfie en chagrin lacrymo Mais loin de moi l'idée d'être irrévérencieux Et d'flinguer les chimères qui rendent le monde heureux Chacun sa religion, chacun son parachute Et je mets mon foulard quand j'vais à la turlute Je n'ai pas la frite Repasse me voir demain lady J'écoute la mode en boîte sur mon ghetto-blaster Dans le joyeux ronron quotidien des horreurs Pas la peine de s'en faire il suffit d'oublier Demain je s'rai funky, rastaquouère et blindé A part ça tout va bien comme dit Schopenhauer Pendant la durée des travaux je reste ouvert J'imaginerai sisyphe gonflé aux anabos En train d'faire sa muscu dans la cage aux héros Je n'ai pas la frite Repasse me voir demain lady 7. PORTRAIT DE FEMME EN 1922 Je t'ai rencontrée une nuit Au détour d'un chemin perdu Qui ne conduisait nulle part Où tu te tenais immobile En équilibre sur un fil Tendu au-dessus du hasard Et lorsque je t'ai demandée Qui tu étais, d'où tu venais Tu m'as répondu d'un regard Tu sais, je n'suis qu'effluve Et je reviens d'ailleurs Plus tard dans un coin de bistrot Devant un billard électrique Tu m'as montré ta déchirure Tu m'as dit d'étranges paroles Qui volaient comme des chauves-souris Au milieu de ta chevelure Elles me parlaient d'inconnu De mystérieux chemins cachés Qui montraient au-delà des murs D'un ténébreux voyage Tu cherches au-delà des frontières Un miroir ou un coeur ouvert Pour y projeter tes phantasmes Sautant d'une plateforme d'autobus Tu prends le premier train rapide Pour Marseille ou pour Amsterdam Juste une pièce dans un taxiphone Mon tendre amour ne m'attends pas Ce soir je ne rentrerai pas Et tu reprends ta route Ton ténébreux voyage Un jour ou l'autre tu reviens Un peu comme au sortir d'un rêve Dans l'inconscience du matin Les traits tirés par la fatigue La tête creuse, le regard vide Tu ne sais plus ce qui se passe Et tu ne comprends plus Tu ne comprends plus rien Le temps de te refaire les yeux De prendre un bain et de m'aimer Tu repenses à d'autres visages Noyée au fond d'un verre d'alcool Tu me demandes une cigarette Et me dis d'un air un peu vague Mon tendre amour ne m'en veux pas Tu sais je ne suis à personne Demain il faut que je reparte Et tu reprends ta route Ton ténébreux voyage 8. MISTY DOG IN LOVE Je te veux dans ma nuit Je te veux dans mon brouillard Je te veux dans ma pluie Je te veux dans mon blizzard Je te veux fauve et captive Écartelée dans ma geôle Je te veux chaude et lascive Glamoureuse et sans contrôle Je te veux sur ma route Je te veux dans mes errances Je te veux dans mes doutes Je te veux dans mes silences Je te veux en amazone A cheval sur ma monture Je te veux quand j'abandonne Ma racine à ta blessure Je te veux dans la spirale De tes abîmes éclatants Je te veux dans les annales De ton féminin troublant Je te veux dans le feu Taciturne des étoiles Je te veux dans le jeu Des vagues où s'enfuient nos voiles Je te veux vamp et rebelle Bouillonnante et sans pudeur Je te veux tendre et cruelle Sur mon sexe et dans mon coeur Je te veux dans l'opéra Silencieux de mes planètes Je te veux dans le magma Où se déchire ma comète Je te veux dans ma nuit Je te veux dans mon brouillard Je te veux dans ma pluie Je te veux dans mon blizzard Je te veux dans le sulfure De mes galeries inconscientes Je te veux dans l'or-azur De mes envolées d'Atlante Je te veux dans la lumière De mes soleils suburbains Je te veux dans la prière Des dieux suppliant l'Humain Je te veux dans ma nuit Je te veux dans mon brouillard Je te veux dans ma pluie Je te veux dans mon blizzard Je te veux fauve et captive Écartelée dans ma geôle Je te veux chaude et lascive Entrouverte et sans contrôle 9. VILLES NATALES ET FRENCHTITUDE Clichés de poubelles renversées Dans la neige au gris jaunissant Où un vieux clébard estropié R'niffle un tampon sanguinolant Givré dans la nuit de Noël Un clocher balbutie son glas Pour ce pékin dans les ruelles Qui semble émerger du trépas Il vient s'arrêter sur la place Pour zoomer quelques souvenirs Fantômes étoilés de verglas Qui se fissurent et se déchirent Ici y avait un paradis Où l'on volait nos carambars Maint'nant y a plus rien mon zombi Pas même un bordel ou un bar Voici la crèche municipale Sous son badigeon de cambouis Où les générations foetales Venaient s'initier à l'ennui Cow-boys au colt 45 Dans la tendresse bleue des latrines On était tous en manque d'indiens Devant nos bols d'hémoglobine Voici l'canal couvert de glace Où l'on conserve les noyés Et là c'est juste la grimace D'un matou sénile et pelé Mais ses yeux sont tellement zarbis Et son agonie si tranquille Que même les greffiers par ici Donnent l'impression d'être en exil Voici la statue du grand homme Sous le spectre des marronniers Où l'on croqua la première pomme D'une quelconque vipère en acné Et voici les murs du lycée Où t'as vomi toutes tes quatre heures En essayant d'imaginer Un truc pour t'arracher le coeur Mais t'as jamais vu les visages De tes compagnons d'écurie T'étais déjà dans les nuages A l'autre bout des galaxies Trop longtemps zoné dans ce bled A compter les minutes qui tombent A crucifier de fausses barmaids Sur les murs glacés de leurs tombes Un camion passe sur la rocade Et le vent du Nord se réveille Mais faut pas rêver d'une tornade Ici les jours sont tous pareils lyrics added by metallos - Modify this lyrics
|
![]() | |||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||