Woodhouse

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Nom du groupe Immaculate Fools
Nom de l'album Woodhouse
Type Album
Date de parution 1995
Labels Cooking Vinyl
Style MusicalPop Rock
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Rain
 
2.
 Some of Us
 
3.
 The Ship Song
 
4.
 Time to Kill
 
5.
 Profits for Prophets
 
6.
 Pass the Jug
 
7.
 Rudy
 
8.
 Home
 
9.
 Bury My Heart
 
10.
 Wish You Were Here
 
11.
 If You Go
 

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Immaculate Fools


Chronique @ DHT06

09 Novembre 2017

Leur disque le plus intime et le plus cohérent

En reprenant « The Ship Song » de Nick Cave & The Bad Seeds, Kevin Weatherill savait que sa voix n’atteindrait pas une telle gravité, mais cette version, par sa mise en valeur de la guitare acoustique et du violon, a le mérite de proposer un regard encore plus authentique sur cette chanson, qui aurait pu être écrite par les Immaculate Fools tellement elle s’intègre bien à la couleur du projet.
Car cette fois-ci, on a un album plus homogène que « The Toy Shop ». Le titre et la pochette, qui évoquent un environnement rural et chaleureux, une ambiance rustique, donnent une image assez juste du contenu. Les deux premiers morceaux, « Rain » et « Some of Us », introduisent donc parfaitement cette reprise, tant au niveau des timbres instrumentaux que du point de vue de l’inspiration imprégnée de tristesse sans pour autant renoncer à l’idée du bonheur.

Si l’on ne vit pas déjà à la campagne, « Woodhouse » est la bande-son idéale d’un week-end ou de vacances loin de la ville, au calme, près de la nature en journée, puis le soir au coin du feu. Finalement, les Immaculate Fools n’auront été pop rock que si l’on considère la globalité de leurs albums, globalité composite et contrastée autant que la variété musicale populaire peut l’être par définition.
S’il y a une direction qui s’affirme chez eux avec les années, c’est bien celle du folk rock, complétée en toile de fond par le rock alternatif. La catégorie pop rock se maintient cependant, car on verra encore par la suite qu’il est difficile avec eux de tirer des conclusions définitives sur la base d’un seul moment de leur discographie.

L’aspect saccadé de « Time to Kill » fait ressortir les accents de violon, la ferveur vocale de « Profits for Prophets » apporte un supplément de caractère, « Pass the Jug » donne l’occasion d’un magnifique solo d’harmonica, et le tout sonne très organique.
« Rudy » s’attarde en beauté sur la mélancolie du refrain, avant la cabasa d’ « Home », toujours en phase avec la même trame d’ensemble, puis la session festive de « Bury My Heart », où l’on tape des pieds et des mains, où l’on retrouve le violon avec plaisir.
C’est ensuite leur propre « Wish You Were Here » qu’ils reprennent, en accord avec l’atmosphère décrite ; une bonne idée, au fond, car c’était l’un des titres les plus folk de « Dumb Poet ». La recontextualisation, en définitive, ne donne pas l’impression d’un doublon. La proximité des autres chansons offre au groupe l’opportunité de redécouvrir leur propre travail sous un jour différent, et du coup les auditeurs profitent aussi de cette expérience.

Puisque, avec l’attachement d’ « If You Go », les Immaculate Fools semblent suggérer que la fin des bons moments est toujours difficile, c’est là une invitation à réécouter, à volonté, ce qui reste leur disque le plus intime et le plus cohérent.

D. H. T.

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