Quietus

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12/20
Nom du groupe Fatal Nostalgia
Nom de l'album Quietus
Type Album
Date de parution 31 Mai 2014
Style MusicalPost-Rock
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1. Quietus 07:47
2. Elysium 11:30
3. Asphodel Meadows 10:30
4. Tartarus 10:14
5. Lethe 10:48
Total playing time 50:50

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Fatal Nostalgia


Chronique @ BlackAngel181

13 Juin 2014

Quietus montre un écart dérangeant par rapport à ses prédécesseurs.

Fatal Nostalgia est de retour, "Quietus" est enfin sorti. Le multi-instrumentaliste Michael a-il réussi à faire de ce nouvel opus le meilleur de tous? Pas si sûr, car l'orientation musicale de "Quietus" ne plaira certainement pas à tout le monde (dont moi). L'auteur a veillé à prendre soin de son projet qui s'est toujours révélé excitant à chaque sortie d'un nouvel opus. Cependant, plusieurs questions se sont posées sur le nouvel album suite à mes écoutes. Est-ce que "Quietus" est un signe qui montre que l'auteur a envie de déroger aux règles des albums précédents? Ou bien, est-ce le début de l'apparition des limites musicales et que l'auteur soit à court d'imagination? Personnellement, je commence à penser que c'est le cas. Etant fan de ce projet mystérieux depuis longtemps, il faut s'attendre à une mauvaise période où l'auteur tombe dans "l'abstinence musicale". Finalement, c'est arrivé avec ce dernier opus.

Certes, on peut dire qu'il y a de la déception ou du mécontentement dans mes mots, mais je peux confirmer que l'album n'est pas complètement bâclé, il mérite d’être écouté. Néanmoins, je n'arrive pas à expliquer l'ennui qui n'a pas cessé de me coller durant l'écoute de ce "Quietus". Beaucoup de choses ne sont pas venues éveiller sérieusement mon intérêt lors de l'écoute, ce qui n'est jamais arrivé avec les autres albums.

Selon l'auteur, le concept de "Quietus" se focalise sur la mythologie grecque et l'au-delà. Ce qui explique la présence des titres comme "Elysium" (les champs Élyséens), "Tartarus" (Tartare) et "Asphodel Meadows" (Plaine des Asphodèles) qui sont trois lieux mythologiques. Ils ne sont pas considérés comme des lieux physiques, mais plutôt des lieux spirituels. C'est sans doute la raison de l'engloutissement de l'opus dans une ambiance éthérée, un message sans doute destiné à l'auditeur pour faire un voyage spirituel à travers ces lieux mythiques. Concernant la pochette de cette galette, elle est splendide comme pour les autres opus. Mike a choisi cette fois, une oeuvre intitulée "Young Gardener" (Jeune jardinier) créée par un certain peintre russe, Orest Kiprensky en 1817.

L’atmosphère de "Quietus" correspond bien au contenu de la pochette. Une musique planante où l'apesanteur contemplative est omniprésente, on a affaire à un Post-Rock atmosphérique. Je ne suis pas contre ce genre de musique, mais Mike n'a pas su comment bien l'exploiter. Dans son ensemble, l'album est quelque peu ennuyeux voire répétitif. Les morceaux se suivent et se ressemblent, à part "Tartarus" et "Elysium" qui sont un peu différents, grâce à leur petite touche de nostalgie et d'émotion qui nous rappellent les opus précédents. Les instruments tels que la guitare, la basse et la batterie sont minimisés dans leurs rôles. La guitare est l'instrument qui s'en sort le mieux, elle tient le second rôle pour épauler les claviers. Ses notes sont simples et linéaires, juste pour orner l’atmosphère des titres de l'album. On est vraiment loin des riffs bouleversants et mélancoliques de "A Gathering of Ghosts" ou de "Nocturnes".

Le boulot fourni par les claviers sur cet opus est bien fait. Une ambiance à la fois sombre et lumineuse marquée par quelques passages mélodiques et mélancoliques. Le problème, c'est que ça n'a rien d’extraordinaire ou de marquant, ça s'écoute normalement. Pas de bouleversements, de tragédie et j'en passe. Les titres s’enchaînent dans une sobriété inquiétante, l'envie de se surpasser et d’éblouir les auditeurs est absente. Les longues durées des titres ne changent rien, à part servir l'auditeur une bonne dose de somnifère pour l'envoyer dans de nouvelles contrées imaginaires et y rester pour un long moment, bercé par des nappes éthérées d'un synthétiseur et quelque riffs ordinaires.

Même si l'aspect de ma rédaction sur cet album (pas 100% bâclé) est négatif, je tiens à préciser que je suis entrain d'expliquer mon propre avis et ainsi que ma déception car j'ai pas cessé de suivre l'évolution de ce projet jusqu'à aujourd'hui. Un auditeur qui n'a pas encore connu "Fatal Nostalgia", décide d'écouter un extrait de cet opus, il va sans doute le trouver simple et bien composé. Il ne va pas comprendre cette déception exprimée, car il n'a pas écouté les œuvres précédentes du projet.

Une composition bonne, mais limitée et un concept négligé, ce "Quietus" montre un écart dérangeant par rapport à ses prédécesseurs. Le disque ne provoque pas d'émotion et de sincérité musicale, l'auteur n'a pas cherché à prendre le risque et aller plus loin. Non, il a voulu tout simplement rester dans la monotonie et la simplicité en faisant des riffs qui entrent et sortent de nos oreilles sans les marquer. Une batterie presque absente, juste quelques percussions pour la forme. Le reste est dominé par les nappes des claviers, donnant une atmosphère travaillée, mais insuffisante, car elle n'a pas un soutien total des autres instruments pour rendre l'expérience encore plus enrichissante.

Pour finir, "Quietus" est un album qui s'écoute deux ou trois fois puis c'est le placard. Espérons que cela puisse aider le compositeur à réfléchir et à apprendre de ses erreurs. On va attendre ce qu'il va nous servir pour son prochain disque et espérons que ça tournera vite la page de ce dernier travail.





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