Placebo et Expatriate chez les toulousains

the Dienstag 03 November 2009, Toulouse



Placebo

Pour la promo de leur nouvel album Battle for the sun, Placebo étaient à Toulouse mardi 3 novembre dernier, dans la salle du Zénith.  C’est le groupe australien Expatriate qui a été choisi pour accompagner Placebo tout le long de leur tournée européenne.


 


   Bien que l’heure inscrite sur le billet fût 20h30, le concert a débuté plus tôt que prévu, aux alentours de 20h00. Tant pis pour les retardataires, Expatriate, composé de Ben, Chris, Damian et  David, n’attendent pas. Leur premier titre rappelle le son de Placebo, tandis que les suivants font plus penser aux Cure ou à INXS. Mais c’est à une sonorité bien à eux à laquelle on a droit: des compositions teintées rock 80’s avec des passages au synthé inspirés de la new wave. Malheureusement, le son n’est pas d’une qualité exceptionnelle, et les sons de basses atténuent les guitares. Mais le quatuor souriant ne se laisse pas abattre, et enchaînent sept morceaux énergiques et électriques, dont « Crazy », « Gonna Get Home » et « The Spaces Between » que vous pouvez retrouver sur leur album In the midst of this à écouter ici : http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/expatriate in the midst of this . Derrière eux, un immense drap est suspendu, avec leur logo inscrit dessus. Cela peut faire penser aux collines de soie rouges que l’on retrouve sur leur pochette.


   Après leur dernier morceau quasi instrumental, les Expatriate remercient le public français et font place au staff qui s’emploie à changer le matériel, tandis que des vidéos défilent sur les deux écrans latéraux. Ce sont en fait des courts métrages que l’on peut retrouver sur le site de Placebo (www.placeboworld.co.uk). Des histoires insolites, comme celle de la figurine qui se prend pour Bruce Lee. Le public sourit, et ça fait passer le temps en attendant la tête d’affiche.


   L’immense drap ne laisse apparaître que les deux micros sur le devant de la scène. Sur ce drap va apparaître l’image d’une éclipse, comme celle sur leur pochette. Le drap tombe et c’est avec grand plaisir que l’on retrouve Brian et Stefan, les deux piliers de Placebo, et derrière eux, le petit nouveau, Steve Forrest à la batterie. Mais ils ne sont pas que trois sur scène ; sont venus leur prêter main forte trois autres musiciens : Bill Lloyd, ingé son, soutien basse et guitare ; Fiona Brice, claviériste et violoniste ; et Nick Gavrilovich, guitare, clavier et voix additionnelles. Ces artistes, présents uniquement sur scène, sont là pour apporter, toujours discrètement, du relief et de la profondeur à la musique du trio.


   Pour ceux qui ont pu voir Placebo lors de leurs précédentes tournées peuvent s’apercevoir que la production n’est pas la même, cette fois-ci, ils mettent le paquet. Cinq écrans tout autour de la scène, des images défilant en continu, un nouveau batteur les cheveux au vent et très énergique. Deux cameramen les suivent dans leurs mouvements et les images sont retranscrites en simultané sur les écrans latéraux, tandis que des clips passent sur le grand écran derrière eux. Parmi leur longue setlist, on retrouve des versions transformées, comme celle de « Soulmates never die » assez différente de l’originale, ou encore « Because I want you » jouée en acoustique.  « Meds » commence comme une chanson calme, tout le monde s’attend à ce que la version soit changée, mais après quelques notes, une énergie débordante s’empare des musiciens, pour le plus grand plaisir du public qui sautille sur place.


   Il est impossible de reprocher à Brian son manque d’implication envers le public, puisqu’il annonce la plupart de ses titres et le remercie très souvent. D’ailleurs, il a tout intérêt vu qu’il parle un excellent français.


    « A song to say goodbye », titre parfait pour le départ de Placebo, après 17 chansons fiévreuses. Mais ils n’ont pas décidé de dire au-revoir tout de suite, les coquins ! Les revoici donc pour encore six titres, dont un inédit « Trigger happy », et deux anciennes datant du Black Market Music en 2000.


 


Bref, un concert parfait de presque deux heures, qui a ravi le public toulousain, déjà pressé de revenir voir ce trio de choc.


 



SETLIST (23 titres) :


 


-         “For what it’s worth”


-         “Ashtray heart”


-         Battle for the sun”


-         “Soulmates never die”


-         “Speak in tongues”


-         “Follow the cops back home”


-         “Every me, every you”


-         “Special needs”


-         “Breathe underwater”


-         “Because I want you”


-         “Twenty years”


-         “Julien”


-         “The never-ending why”


-         “Blind”


-         “Devil in the details”


-         “Meds”


-         “Song to say goodbye”


-         RAPPEL


-         “Bright lights”


-         “Special K”


-         “Bitter end”


-         SECOND RAPPEL


-         “Trigger happy”


-         “Infrared”


-         Taste in men”.


ROCKINGIRL


 


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