Brigada Flores Magon : Rock or Die

Street Punk - Oi / France
(2003 - Solitude Urbaine)
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Las palabras


01. Intro

02.NOTRE JOUR VIENDRA

Sur les murs gris résonnent les mêmes cris
Marche ou crève la misère saigne
Pas l'ombre d'une chance
Oh ! mon dieu, que de remontrances
Tchuki ar la
Notre jour viendra
Pas d'autres choix que de vivre en bas
Les plaisirs, les joies, n'ont pas résisté au froid
Le mot égalité est effacé à jamais
Ça fait des siècles et des décennies
Que ce monde vit ainsi
Dans le règne du silence
De l'oubli et du mépris
Ça fait des siècles et des décennies
Que d'autres résistent ainsi
Dans le quotidien de l'indifférence
Pour le droit à l'existence

03.ROCK OR DIE

Ça ne sera jamais une mode mais bel et bien une vie
Puisant son inspiration au milieu des bas-fonds
Certains s'en servent le temps d'une jeunesse
D'autres, au prix de leur vie ne s'en sont jamais remis

ROCK, ROCK, ROCK OR DIE

Dans cette rébellion y'a pas d'éducation
Les règles ne sont pas respectées, Hors-la-loi et damnées
S'il perd de sa rage, s'il n'est pas sauvage
Toute cette rage canalisée par des cordes tirées

ROCK, ROCK, ROCK OR DIE

Tout en puissance, sans la moindre limite
Depuis plus de 50 ans, glorifié et trahi
Il fait peur ou rêver, tue ou immortalise
Tel un chaos organisé, je lui dois ma liberté

04.UN PAS DE DANSE

Un pas de danse dans un concert
Se mettre à rêver
Qu'on peut tout changer, un micro à la main
Lutter pour l'unité, devant spikes et crânes rasés
Les mêmes hymnes braillés
Les mêmes refrains hurlés
Tant d'énergie prête à exploser
Un pas de danse guerrier dans l'âme
Se mettre à penser
Aux souvenirs passés, tous ces coups donnés
Et, quelle foi en ses idées
Mais combien de poings serrés
Pour marcher en liberté
A la recherche de son identité
UNE SEULE LUTTE, UNE SEULE VIE,
UNE SEULE GUERRE, UN SEUL COMBAT
UN SEUL HYMNE, UNE SEULE FAMILLE
TELLE EST NOTRE LIBERTÉ
Un pas de danse sur un vieux disque usé
Se dire que rien n'a changé
Que de souffrances, que de victoires
Et toujours les mêmes gueules cassées
Devant un bistrot fermé
Et toujours les mêmes gueules cassées
Sur un banc à brailler
Sur les tables à danser

05.BANLIEUE ROUGE II

Petit à petit les murs se fissurent
Entre photos jaunies et bustes poussiéreux
Pour l'éternité, des pages encadrées
Staline, Khroutchev dans l'Humanité
Adieu, oh, adieu, ma banlieue rouge
X3
De cages d'escaliers, en tours bétonnées
Les rues, aujourd'hui ne sont plus si sûres
Les enfants, de nouveau serrent entre leurs dents
Le couteau aiguisé d'une vie déchirée
De l'autre côté du square, ce triste cimetière
Une stèle martelée du nom de ton unique amour
Trop vite partie, rongée par la maladie
Te laissant pour maîtresse cette solitude

Te voilà arrivé au bout du chemin
Tu attends patiemment, assis dans ton fauteuil
La mort qui te fauchera, le vent qui t'emportera
Mais qu'est donc devenue cette si belle banlieue
Mais où sont dont passés les jardins ouvriers
Voilà bien longtemps que n'y a plus fleuri
Le muguet d'une lutte, l'œillet d'une grève

06.PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX

Nous sommes les perdants volontaires de cette partie jouée d'avance.
Enfants des rues et fils de rien, nous ne devons rien à la chance.
Nous sommes les parias volontaires
Dans les rouages d'une machine truquée,
Nous sommes sans remord ni regret.
Plus un pas en arrière, plus un pas en arrière
Nous n'avons pas peur de la mort
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort
Nous n'avons pas peur de l'excès
Pas de justice, pas de paix
Lutter seul ne sert à rien, notre jour viendra nous sommes sereins.
On préfère une seconde debout que toute une vie à genoux.
Nous nous comprenons d'un regard, nous ne laissons rien au hasard.
Ni pour la gloire, ni pour le fric,
Nous voulons tout et tout, tout de suite
De ce monde je ne fais pas partie, mes rêves chassent votre réalité.
Inconscient dans vos yeux,
Je ne suis en fait que le pire ennemi de votre fatalité.
Debout et libre quand les mains liées vous courbez l'échine.
Je n'attends de vous aucune pitié.

07.ÇA SE PAIERA

C'est pas que j'sois une mauvaise graine
J'ai simplement de la haine.
D'avoir grandi près d'une fabrique
Dans une petite cité merdique
Entre la zone et le cimetière
Dans un univers crasse de misère.
Une usine à prolétaire
Ils ont tué nos rêves
Ça se paiera, ça se paiera !
Mon père est mort à l'usine
Tout comme son père avant lui
Il se pourrait bien que j'y crève aussi.
Soumis à vie à une machine
Tel un esclave salarié
Comme un robot surexploité
Un pantin désargenté
J'aurais tant voulu voyager
J'aurais tant aimé m'envoler.
Redonner un sens à ma liberté
Seulement l'espace d'un instant
Avoir l'existence d'une comète
Vivre très vite et disparaître

08.POUR MA CLASSE

Un son lourd pour mes gens
Un poing levé pour ma classe
Notre sang coule pour mon camp
Notre haine brûle et t'embrase
Nos cœurs saignent
De rage et de déception
Entre l'enclume et le marteau
Défaite comme seul horizon
Pour ma classe
Par ma classe
Avec classe
Guerre de classe

L'empire qui règne sur nos vies
Nous pousse à la folie
Nous irons au paradis
Car l'enfer c'est ici
Nos cœurs saignent
Loin des images des feuilletons
Pour nous les coups de matraques
Les coups du sort et les coups de putes
Tremble bourgeois dans ton lit
Car ma classe s'éveille et crie
Les voyous les bandits
Vont accomplir leur vengeance
Nos cœurs saignent
Du passé faisons table rase
On va brûler tous tes palaces
On va bâtir des jardins
Là où il y avait des dépotoirs

09.LES SACS

L'autre soir, saoulé à grand coup de zinc
Je suis rentré chez moi, l'air plutôt hagard
Ma nénette dormait, pour sûr je l'ai réveillée
Fallait que je lui raconte ma vie d'aventurier
Nous sommes les gars de la brigade,
toujours saoûls souvent relous…
D'un geste brutal elle m'a repoussé
Limite si j'allais pas me faire engueuler
Paraîtrait que je suis pas seul sur terre
Y'a plus de respect pour les seigneurs (moi ça me désole)
J'avais plus que la musique comme refuge
Et comme on dit chez nous
Le rock c'est mieux quand c'est fort
Et un sac c'est mieux quand c'est plein
Là j'ai dû écrire un livre ou deux
Mais je me rappelle plus très bien
Je me souviens surtout de ma nénette
Qu'a osé me réveiller pour aller travailler

10.POUR UN AUTRE FUTUR

Rêver d'un monde meilleur une pierre entre les mains
Dresser une barricade pour un autre futur
Refuser d'être un pion, un pion sur l'échiquier
Brûler son existence, crever d'être trop pur
Toujours les poings levés mais jamais les poings liés
Foncer tête baissée et ne rien regretter
Trop jeune pour mourir, trop jeune pour mourir
L'avenir entre nos mains
La rue nous appartient
Pleurer la rage d'une lutte qui se meurt
Laisser mourir la flamme qu'un autre rallumera
Voir fermer l'usine, la même qui t'a nourri
Perdre sa vie sur le pavé, là même où tu es né
Toujours les poings levés mais jamais les poings liés
Foncer tête baissée et ne rien regretter
Trop jeune pour mourir, trop jeune pour mourir

11.NICARAGUA NICARAGUITA

La sombra del sombrero campesino
Baila sobre el intercontinental
Ay ! Managua ay ! Nicaragua
Donde se fue la palomita roji-negra
Ay, Nicaragua, nicaraguita
La flor mas tierna de mi querer
Los Miami Boys vienen de vuelta
Y no vea muchachos peleando en el monte
Que lejo esta 79
Y la sonrisa del companero Fonseca
Quien voto por la paz en el 89 ?
Miles de lagrimas y de fusiles
Tierra brava y de fusiles
Aqui le dieron palos al tio caiman

Companeros nuestra tierra es bravilla
Al vampiro yanqui le dieron palos en Esteli y en Leon
De costa a costa la nueva luz libertadora
Fuera yanquis

12.IDENTITÉ
(Paroles et musique : Camera Silens)

C'est notre, c'est notre identité
Oui c'est notre, c'est notre identité
Pas besoin de graver les mémoires
D'une image et d'faire semblant d'y croire
Pas besoin de vouloir s'en cacher
Ce langage, tout le monde peut le parler
Parce qu'on est du même côté
C'est notre, c'est notre identité
Oui c'est notre, c'est notre identité
Si demain on'n'trouve plus rien à s'dire
Qu'à la place on choisit d'se mentir
Pas besoin d'aller se regarder
Dans la glace, il n'y aura pas d'reflet
Parce qu'on est du même côté
C'est notre, c'est notre identité
Oui c'est notre, c'est notre identité
Et dire qu'elle est comme ça depuis des années
Quoi qu'on y fasse, il est trop tard pour en changer
C'est notre, c'est notre identité
Oui c'est notre, c'est notre identité
C'est notre, c'est notre identité
Oui c'est notre, c'est notre identité

13.15 ANS
Tu n'as que 15 ans, dans ta ville, dans ton village
Pas toujours facile d'assumer ta révolte
Toi tu t'en fous, tu restes bloqué
Perf clouté, tee-shirt Cockney
Tes parents se mettent à flipper
L'associal
Laisse grandir en toi
L'associal
Qui grandit en toi
Les autres de ton âge ne te comprennent pas
Toi c'est leur soumission que tu digères pas
Petit guerrier urbanisé, prêt à tout casser
Le temps d'un concert, tu es dans ton univers
Le temps passé, garde cette foi en toi
Ta rage au ventre, ne la perds pas
Reste toujours debout lucide jusqu'au bout
Ne laisse jamais tomber ce qui fait ton identité

14.HEROS ET MARTYRS

A tous nos camarades qui ne sont plus là
A ceux qui sont tombés une arme au poing
A ceux qui ont rêvé à plus d'égalité
A ceux qui en prison, ont payé leur affront

Refrain :
HEROS ET MARTYRS
A ceux qui de l'Ukraine aux mines de cuivre chiliennes
Un jour se sont levés au cri de liberté
A ceux qui de Paname, au port de Liverpool
Un jour se sont levés en solidarité
A tous nos camarades qui ne sont plus là
A ceux qui sont tombés une arme au poing
A ceux qui ont rêvé à plus d'égalité
A ceux qui en prison, ont payé leur affront



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