Bolchoï : Bolchoï

Street Punk - Oi / France
(2004 - Solitude Urbaine / Rude Boys Records)
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01.Silence Armé

(1) Écoute ! Écoute ! Et entend, le silence dehors d'un vacarme de mort, le silence du reflet de ses choses en ton dedans. Le silence raisonné des droites lignes de vie consommée, consumée, cramée, tramée, travaillée. Le sommeil agité des marchands de sable snipers super stars embusqués sous les sunlights.
Prêts à tirer, leurs canons formatés, uniformisés, en gros calibres. Prêts à tirer, leurs magasins chargés à blocs de marchandises et d'images tocs. Prêts à tirer, à retirer, à étirer leurs marges chocs, à écouler leur coke, leurs stocks, leur coke en stock, à en faire couler le sang. Le sans abri, le sans emploi, le sans papier, le sans opinion, les sempiternels sens interdits de ces indécents Onan sans culottes pour se taper la queue au marché à la jouissance des obsessionnelles partouzes du souvenir, au nom du Père, du Fils, et de tous pourvu qu'ils aient péri.
Civilisation des loisirs et eurotechno-branlette ; Parc d'attraction et frontières repoussoirs. Soupers de bouffons, de couillons, de bouillons de culture morte aux célébrations vernies de la fin de l'Histoire comme un travail bien fait. Bien fait par les autres, bien fait pour les autres. Les autres… Les autres… Toujours les autres.


(2) Les autres… Les autres… Nous sommes les autres ! Les autres et rien ! Rien d'autre que les autres ! Les naufragés des assis que nous ferons toujours lever ; les cancres las des images à la page des enfants sages. Le glas retentit, la cloche a sonné, le cours de l'Histoire est-il enfin achevé ? Y a plus qu'à flamber au rhum, au rouge, à la rage, leurs écoles de la totalité.
Y a plus d'Histoire ? Que des spectacles de la réalité mort-née ? Nous avons plus que de quoi remplacer, des contes de faits de propagande, de drôles d'histoires de totos. Nous sommes les poux d'un corps social putain, séparé, représenté. Nous sommes les époux illégitimes de la salope spectaculaire que nous ferons jouir jusqu'à sa négation.
Nous sommes et serons toujours les autres, ceux du noir de la rue quand la nuit porte soviet, le sang de l'amour, le désespoir des choses, les chants de retour, l'éphémère des roses, la violence dans le rouge du sang de Mesrine, la tendresse dans la nuit des silences armés. La violence, la tendresse. La violence.


(3) (Nous sommes)
La violence et le rouge
La tendresse et la nuit
Les autres
Nous sommes les autres
Les autres et rien
Rien d'autre que
Les autres

Nous sommes (- camarades)

Les derniers toujours devant
Jamais au mitan, rien qu'au levant
Dans la tempête de nos dedans
Dans leurs ailleurs seulement
Les autres

Nous sommes (- camarades)

La tête haute, l'âme sacrifiée
S ur le front le coeur crucifié
Le poing fermé, nos larmes chargées
Le sans futur et des rêves pourtant
Les autres

Nous sommes (- camarades)

Dans nos solitudes, les coudes serrés
Dans nos amertumes, l'amour acéré
La chair à canon des aînés
L'exil désarmé des aimé(e)s
L es autres

Nous sommes (- camarades)

Les autres
D'ailleurs toujours
Les notres
Camarades à jamais

(- camarades)

De hier
Pour aujourd'hui
Comme demain

(nous sommes)
Maintenant.

02.Violence rouge et colère noire

Oi ! Oi ! Oi ! Hé ! Bourgeois ! Vise un peu par là la couleur des lacets sur nos Paras. Hé ! Bourgeois ! Y a quelque chose qui va pas ? La couleur des lacets qui te plaît pas ? C'est le rouge de la honte au front de nos parents sous l'humiliation, c'est le rouge des chiffons enflammés du Cocktail mondain Molotov stylee.

Oi ! Oi ! Oi ! Hé ! Bourgeois ! Vise un peu par là la couleur de nos regards sur tes villas. Hé ! Bourgeois ! Y a quelque chose qui va pas ? La couleur du regard qui te plaît pas ? C'est le noir nuit des bas-fonds de tes ghettos, de tes prisons, c'est le noir de ta Merco crâmée, feu de joie des beaux quartiers.

Oi ! Oi ! Oi ! Hé ! Bourgeois ! Vise un peu par là : Ton erradication, c'est notre combat. Hé ! Bourgeois ! Vois notre poing levé, c'est dans ta face qu'il va retomber. Lacets rouges et regards noirs, violence rouge et colère noire, les couleurs de la classe ouvrière seront, bourgeois, celles de ton enfer.

Violence Rouge ! Colère Noire !

03.Chaos

Est-ce que tu te souviens de l'année 69 ?
Une rangée de skinheads, le crâne comme un oeuf
Écumant de rage, attendant la stomba
Docs coquées cirées, quelle putain de raïa !

C'est l' retour des skinheads, le retour de bâton
Les rescapés des coups seront au bout du canon
Nous sommes la nouvelle jeunesse, nous ne nous laisserons pas taire
Nous sommes la nouvelle jeunesse, toujours debouts et fiers

Émeutes dans les quartiers, émeutes dans les rues
A chaque carrefour où se rencontre le crew
Pensant au week-end à taper le dawa
Si tu ne prends pas garde, le dawa ce s'ra toi

C'est l' retour des skinheads, le retour de bâton
Les rescapés des coups seront au bout du canon
Nous sommes la nouvelle jeunesse, nous ne nous laisserons pas taire
Nous sommes la nouvelle jeunesse, toujours debouts et fiers

C'est la guerre civile, le chaos dans la ville
Skinhead est l'invasion, skinhead est le style
Skinheads en docs coquées, personne la ramène
Skinhead est l'invasion, le chaos ce qu'on sème

Le chaos, le chaos, le chaos
Rien n'est plus beau que
Le chaos, le chaos, le chaos
Rien n'est plus beau

Est-ce que tu te souviens de l'année 69 ?
Une rangée de skinheads, le crâne comme un oeuf
Écumant de rage, attendant la stomba
Docs coquées cirées, quelle putain de raya !

C'est l' retour des skinheads, le retour de bâton
Les rescapés des coups seront au bout du canon
Nous sommes la nouvelle jeunesse, nous ne nous laisserons pas taire
Nous sommes la nouvelle jeunesse, toujours debouts et fiers !

04.Fier

Fiers de tout ce qu'on est
Sûrement parce qu'on se ressemble
Fiers du peu qu'on est
Mais pourvu qu'on soit ensemble

A coups de poing
En coups de gueule
De coups de grâce
En coups de maître

Fiers de ce qu'on a fait
Même si ça reste pas grand-chose
Fiers de tout c'qu'il reste à faire
On y sera pour quelque chose

Fier de tous mes combats
Dans la rue et dans ma tête
Fier de ma raïa
Pour la lutte et pour la fête

05.Gueules cassées

Les Docs claquent sur le trottoir glacé sur des rythmes mécaniques
Ils avancent sans se retourner, plus de remords, plus de regrets
Le cheveux court, le crâne rasé : Leur marque de fabrique
C'est l'armée des gueules cassées, la division désabusée
Et ils marchent, et ils tracent
Au-dessus des rues, tout droit
D'un seul pas la même voie

Mais ici, rien vraiment ne changera
La pluie sur leurs donkeys toujours coulera
Le jour encore se lèvera
Et la rage dans leurs coeurs
Skinheads !

Les doigts serrés sur des poings d'acier, leur rêve américain
Au KO, un jour de plus de gagné, sur leur polo les lauriers
Des vainqueurs d'un combat truqué, génération rien
Sur leur poitrine comme seule identité, le skinhead crucifié
Et ils cognent, et ils frappent
Au-dessus des rues, hors-la-loi
Un seul droit la même croix

Mais ici, rien vraiment ne changera
La pluie sur leurs donkeys toujours coulera
Le jour encore se lèvera
Et la rage dans leurs coeurs
Skinheads !

Des éclats de feu au fond de leurs regards, les lumières de la ville
Brûlent les murs, chantent la victoire, le jour se meurt, se lève le noir
Hurlent les loups, que vienne la gloire, debouts sur les tuiles
Sous le ciel les seigneurs du soir réécrivent leur histoire
Et ils dansent, et ils chantent
Au-dessus des rues, sur les toits
D'une seule voix la même foi

Mais ici, rien vraiment ne changera
La pluie sur leurs donkeys toujours coulera
Le jour encore se lèvera
Et la rage dans leurs coeurs

Et la nuit jamais n'appartiendra
Qu'aux démons, qu'aux chats noirs, les anges d'ici-bas
Car eux unis, personne n'éteindra
La flamme dans leurs coeurs
SKINHEADS !

06.Dégrisoir

Assis sur le lit de béton de la cellule de dégrisement, tu dégueules comme un con toute ta rage sur le sol en ciment. Mais pourquoi t'es là, t'en sais rien. Juste un peu de sang sur tes mains.

Quand le froid t'a réveillé, quand la vie t'a rappelé, t'avais encore la tête qui tournait, ivre de vivre sans passé. Le rêve de se sentir encore debout, de ne pas finir à genoux.

Comme toujours il y a eu hier à ne plus savoir qu'en faire, et comme toujours a coulé la bière, naufragés du fond des verres. Chaos dans le crâne, dans le bar. Réveil au dépôt, dégrisoir.

Reviennent sur les murs marrons des images goût de drame : Une fille aux cheveux blonds, un sourire, des cris, une lame. Vivre au coup par coup, en coups durs. Se construire un passé à défaut de futur.

Dégrisoir pour une sale histoire. La tienne, dérisoire.

07.Hooligan

Dans tous les pubs de l'East London, on parle encore de Black John. Il est pas dans les livres d'histoire, c'est juste un gars d'une autre histoire. On en a causé à la télé comme la lie de la société, mais demandez à Roy, à Snooper, à Eddy, ils étaient là-bas lors de cette nuit.

Dans les années 60 sa famille a quitté le soleil des Antilles pour goûter la pluie du Royaume-Uni, goûter à la misère dans un autre pays. C'est entre les murs d'un deux-pièces gris que Johnny a vu le jour et a grandi, aux rythmes des vinyls de la Motown de son grand-frère qui tombera à Brixton.

D'années de galère en jobs de misère, Black John était bien de la classe ouvrière : En supporter bien trop et subir sans rien dire quand on a une femme et deux gosses à nourrir. La semaine à charger des cartons entiers de Daily Mirror et de presse bon marché, ne penser qu'au ballon, la tête déjà ailleurs : Samedi dans les tribunes aux couleurs des Hammers.

Un soir au sortir de Anfield une lame a frappé sa poitrine. Les deux marteaux tatoués sur son cœur se vidèrent enfin de ses douleurs.

Le football était sa raison de vivre, la violence était sa façon de tenir, jusqu'à la dernière embuscade, dernier tango à Merseyside. Une vie passée chez les oubliés, Black John n'existait que pour avoir crevé. Une mort à faire vendre des cartons entiers de Daily Mirror et de presse bon marché.

False truth or real lies, Could da crowd realize ? Swallowin' fuss and stealing lives, they've had their money's worth.

08.Rien qu'une vie

Le soleil court dans les rues de la ville, brille l'amour sous les jupes des filles, mais je m'en fous, mes volets restent clos, que l'ampoule au-dessus du lavabo.
Depuis longtemps les yeux retournés vers le dedans de moi prisonnier, dans une nuit plus loin que la peine et l'oubli dans la soif de mes veines.

Rien à branler de mes mains tremblantes, l'odeur de crevé de ma queue pendante. Sexe mort et l'âme dessapée, morne corps : Plus qu'à laisser pisser.
Plus de désir, de rêve, plus rien, que la putain d'envie de cette putain qui sourit, se glissant dans mes bras, et vient jouir en un blanc de trépas.

Plus rien ne me touche, plus rien, plus d'autre, plus de main, de bouche, ni demain qui m'emportent. Je me casse au plus profond d'ici, dans la glace du temps endormi.
Ne pas mourir de ne vouloir plus vivre, et en finir de vouloir trop vivre. Je me perds sans plus savoir pourquoi, à quoi sert de savoir rester là.

Rien qu'une vie.

09.Ma famille mon crew

Croire encore qu'on peut tout changer
Grace aux miens pouvoir exister
Avoir la force de se la donner
Tenir debout et résister

L'amitié, la seule chose qui nous reste
Toujours je compterais sur mes frères
Dans un serment de loyauté
Nos croyances on les a tatouées

Pour les miens toujours me la donner
Ensemble, toujours resister
Dans un serment de loyauté
Nos croyances on les a tatouées

Ma Famille, mon Crew
Ceux pour qui j'irais jusqu'au bout

10.Branleur

Tu me mates dans la rue, reluques bien mon cul. Tu z'yeutes bien mes seins, me prends pour une putain. Tu vois mes bas résilles, tes yeux partent en vrille, ta bouche vient me siffler en un sourire niais. Mais quand je me mets à te jeter, tu me traites de bêcheuse, d'allumeuse. Continue comme ça et c'est ta teutê que j' vais allumer.

Dans ton orgueil puant de mâle dominant, tu sors traquer ta proie, lui imposer ta loi, car toi t'es un chasseur sans reproche et sans peur. Y a rien qui te resiste, prouve-toi que tu existes. T'étais paré à tout dévorer dans ta recherche de chair fraîche, mais t'as les dents pétées car c'est sur un os que t'es tombé.

Toi t'es un fin tireur, the ultimate sniper, tu tombes à la ronde toutes les brunes, toutes les blondes. Mais si comme toi ta meuf veut aller voir du neuf, tu lui passes un savon de chez Carlos Monzon. Mais ce soir fin de l'histoire : pour le rudie d'à côté elle s'est tirée. La queue entre les jambes, c'est à ton tour d' te faire baiser.

(T'es qu'un) Branleur ! Tu peux rêver de finir dans mes bras ! Branleur ! T'as beau insister jamais tu ne m'auras ! Tu peux toujours baver sur moi, me faire les yeux doux, me faire du plat, branleur tu es, branleur tu resteras !

11.Saoul de toi

Le vide au fond du verre
Ma blonde s'est tirée
Y a plus qu'un goût amer
Au dedans de mon palais

Il est temps de rentrer
Tant que j' peux me lever
Il est temps de payer
Tous les coups ravalés

Dehors mon estomac
Vient raconter l'ennui
De tous ces mois sans toi
Tous ces jours sans nos nuits

Sous l' Pont Neuf la Garonne
M'invite dans son lit noir
Mais j'ai, désolé mignonne,
assez bu la tasse ce soir

Un vaso de sobra
Un beso de Ti
Et je suis encore saoul
Saoul de Toi

La gueule mise à sac
Je m'échoue sur les draps
Je résiste au ressac
Bien agrippé au mât

Dans le roulis de mon lit
Sans heurts et sans fracas
Dans l'oubli de l'oubli
Mes doigts me causent de toi

Un vaso de sobra
Un beso de Ti
Et je suis encore saoul
Saoul de Toi

Sans plus rêver à mieux
Un ange déçu trépasse
Dans la chaleur de ce pieu
Lové dans la mélasse
Je dors, saoul de rien.

12.La chanson du vilain

Serre les dents
Ouvre tes bras
Sourire blanc
Et corps en croix
De faux semblants
En vrais miroirs
Juste sauver la face

Si je te mens
Si tu me crois
Crois de fer blanc
Ou crois de bois
De vrais serments
En faux espoirs
Il faut que ça passe

Sexe de rancune
Ouvre ta porte
Un clair de lune
Chandelle morte
Sang de lacune
Vie de cloporte
Juste cacher la crasse

Chat échaudé
À queue glaciale
Et noeud coulé
En gelée royale
Venin commercé
Dents de crotale
Apprendre la grimace

Mais si tu découvres en moi un vilain
Qui finit par te chier dans la main
C'est peut-être que je ne veux pas de ton bien
De ton bonheur j'en ai pas les moyens

Tourne tourne
De l'œil, au blanc
Tourne tourne
Du rouge, au sang
Tourne tourne
Sans roman
La chanson de tant de raison

13.Hier aujourd'hui et demain

Du fond des nuits
Du fond des temps
Claquent les fusils
Résonnent les chants
Fleurs de misère
Ronces de colère
Repoussent de sous les pierres
Nourrie du sang de tous nos frères
Ne meurt jamais la mauvaise herbe
Sang des braves, sang prolétaire
A jamais camarades

Comme le jour
Et comme hier
Les poings toujours
Se dressent fiers
En rouge en noir
Reste l'espoir
Le goût de la victoire
Se lève une jeunesse sans maître
Sans dieu, sans césar, sans tribun
Unie pour la lutte et la fête
A jamais camarade

Antiracistes, Antifascistes, Communistes, Anarchistes
Nos idéaux, notre drapeau appellent le Monde Nouveau
Un avenir de liberté, de pain, de solidarité
Un autre futur, l'humanité
A jamais camarade



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