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1. MAUVAIS TRAITEMENT Je n'y peux rien, j'ai beau lutter N'y accorde aucune importance Remonte la température Des cendres au fond des poumons... Je n'y vois aucune fierté et ce, malgré les apparences Tout paraît tellement pur Bien que ça n'ait pas de gôut pour autant... D'ici, ça semble un peu obscur Mais je reste convaincu D'avoir fait mon nécessaire Pour que ça ait l'air sincère... Méprises multiples, mes errances Meritent-elles un si mauvais traitement ? Mais dites-lui que je l'aime Même si je dois m'en defendre Et veiller jusqu'à l'aube Sans pour autant en être certain Tout en laissant aux autres Le soin d'établir le lien... 2. FAC-SIMILE Position foetale, ses poignets marqués par tant d'intensité Instinctivement, je sais qu'il n'est pas ce qu'il prétend être... Et ses paroles coulèrent à flot plus indigestes les unes des autres Un hochement de tête, j'acquiesce tout en etant sûr du contraire... Discerne/distingue et désormais ils savent Qu'à ce jeu là tu excelles Que toi aussi tu connais les règles Que rien n'est dû au hasard Que tout cele ne les mènera nulle part Faux semblant, fac-similé De la rouille se forme sur la cornée Décharnés, amoindris Les justes se vantent d'avoir compris Un brouillard épais et vorace Les traitres seront brulés sur place Et leurs cris alimenteront Bon nombre de conversations 3. A COEUR OUVERT J'aurais souhaité en faire autant Mais les maux viennent à manquer... De la poussière et des ossements Rien qui ne puisse t'interresser... Ma peau brulée par endroit Sans raison particulière Mes empreintes sur le papier Feront certainement l'affaire... Le silence recouvre les murmures Elégant et sans râture Leur dédain a nourri son cancer Les tirades se déclament à coeur ouvert Les années l'ont rendu terne Au delà de mes esperances Toujours est-il que je l'aime Toujours est-il que je mens Et les plaies laisserent apparaitre Une huile rougeâtre et amère Qu'importe les termes employés La relêve etant ce qu'elle est... 4. SUBTILITE / CONTREFACON Phalène Sur le palais Ses germes Disseminés Déverse Sang Et salive Vanesse S'est enlaidi(e) Se souvient-elle encore de son nom ? Subtilité et contrefaçon De la terre sous nos pieds Je ne ressens ni remord ni regret Se souvient-elle encore de son nom ? Subtilité et contrefaçon La pluie effacera nos traces Je n'ai ni l'ambition ni l'angoisse 5. PERDU D'AVANCE Oui, j'ai cherché à te joindre Laissant mes os t'expliquer en vain Les futiles raisons d'un tel engouement Bien que tout etait déjà perdu d'avance... Eteins la flamme et designons un coupable Mets-y un terme et obtenons des réponses Des murs lisses aux couleurs délavées Une lumière vive, des mouvements saccadés Entre nécessaire et dérisoire Je ferais en sorte de ne pas rentrer trop tard... 6. NATURE MORTE Rencontre fortuite, discours élogieux De quoi remplir cette page Il s'échappe et renonce Pour ne pas en savoir d'avantage Embarrassé, écorché vif Afin que l'on puisse voir à travers Il promène sa silhouette chétive Le long des allées... Veille, veille... À ne pas trop en faire Ta langue dévorée par le sel Veille, veille... Les amantes infidèles Surtout ne te penche pas en arrière Des stigmates, une nature morte L'image m'est familière Ils semblent connaître la méthode Caractères héréditaires Je m'excuse d'ors et déjà D'avoir paru si indiscret Je n'attends rien de votre part Soyez-en rassuré... 7. RENAISSANCE MI(e), graine, racle ta gorge Les célestes cohortes Confuses de ne pas avoir su faire AS(th)ME, l'énigme perd de son charme La sécheresse nous accable Les morts se plaignent d'avoir trop souffert *NEANT* Le règne touche à sa fin Succinct mais rejouissant Réccurentes sont les crises de conscience [SANI(e), bruyantes lamentations Mémoire courte, cheveux longs Le jeune éphèbe tire sa révérence TER], las de n'être qu'éloquence... "l'âge aidant et en cadence..." Des blessures recouvrent nos paupières Que renaisse ce qui nous dresse Que renaissent ces larmes d'impuissance 8. INTERLUDE Les cordes se cassent sous le poids des menaces Un ange déchu s'y attèle sans relâche Je ne m'en etais pas encore inquiété Vas-y, décroche, c'est déjà terminé... Mes pensées en vrac aux accents tragiques Sourire complice aux vertus sédatives Mon larynx subit les assauts du temps Et n'à que faire de ces avertissements... 9. ANAGRAMME De la lie dans ma vessie, ses cicatrices Ma suffisance, mon arrogance... De la lie dans ma vessie, rénine, naevi De quoi supporter les souffrances... La colère nous réussit Même entre eux, les théatreux se livrent à de telles mises en scène Rien d'important aujourd'hui Juste un peu le regard vitreux et des douleurs dans l'aine Des lettres tracées sur l'asphalte Formant un délicieux anagramme... frivole mais salutaire De la peinture sur la serrure Je ne laisserai personne y entrer à moins d'y être obligé 10. DERNIER INSTANT Tant pis/tant mieux pour lui... "Abandonne-toi et savoure, en silence, le dernier instant" (...) me dit-elle en clignotant... Bien plus douloureux que pénible Ta liqueur se veut accessible Mes ongles souillés par principe Je ne m'en suis pas caché... (...) Et les corps rejoignent la rive Délestés de leur envie Visages sereins et angéliques Aux lêvres humides... Le temps s'écoule... Sur ses affaires, je perds mon sang et mes repères... (...) Ma démarche hésitante, tu sais, ça n'a rien de très rejouissant... J'ai gravé sur ton epaule un bien étrange caractère J'ai eu tort d'avoir raison, il est trop tard de toute manière... 11. REQUIEM Virucide, la lame pénètre son diaphragme Le ciel se met à saigner, cygnes et roses carnées/fanées Déicide, vacarme et colon abimé/visage tumefié Requiem, biogénese, bille au fond des sels... Sans repis/sans issue Légère coupure, mise à nu Des psaumes inefficaces Cathartique, élèves émerites Il se délectent de ma débacle Cynique, excessif... Le pacte fût rompu Les nuits s'annoncerent glaciales Onanisme... Un verset lymphatique Et une envie insatiable... paroles ajoutées par Aragorn - Modifier ces paroles
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