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Oh ! Tôt ce matin les yeux dans mes Ray-Ban Après que j'eus décroché les groupies et les fans Collés aux électrons de ma clôture haute-tension Joyeux comme des flippés qu'on vient d'électroniquer Oh yé ! J'ai sorti mes poubelles, hélas au milieu desquelles Etaient en train de fouiller quelques personnalités Que nous connaîtrions Si nous avions la télévision Puis j'ai ouvert ma première bière en me demandant Si les morts s'amusaient autant que les vivants A 13 heures c'est 1 heure après minuit d'l'après-midi J'ai sorti mon Browning et mon Lüger de leurs étuis J'ai commencé à tirer sur quelques rats bien cradingues Et m'suis fait une souris en 3 bastos dans le soustingue J'commençais à viser les gones Quand t'as saisi ma crosse En me disant : chéri tu n'vois pas qu'ce sont des gosses J't'ai répondu : mon amour tu vois pas Qu'j'suis un serbo-croate En train d'rêver d'un week-end à Sarajevo Puis j'ai fini mon pack de bière en me demandant Si les morts s'amusaient autant que les vivants A 16 heures 52 c'est l'heure des mamans, des bretzels Et c'est l'heure du champagne Dans les hôtels porte-jarretelles Mais moi j'ai mis la gomme au volant d'mon ambulance Avec un critique-rock en camisole pour une urgence A l'hosto les bonnes soeurs Avaient des gueules de somnambules Et parlaient de fibronnes, d'hémorroïdes et de fistules Alors j'ai raconté comment j'ai survécu sur Mars Avec des roubles en skaï et la médaille du curé d'Ars Puis j'ai vidé leur pharmacie en me demandant Si les morts s'amusaient autant que les vivants A force de patienter vint enfin l'heure de l'apéro T'as pris un golden Cadillac moi un double zéro Puis on a joué au strip-poker Avec une mamie bookmaker Qui avait réservé une table chez Loiseau du malheur Le chef qui avait tenu le catering autrefois chez Disney Nous fit cuire un crapaud avec des raclures de Mickey Et on s'est régalé comme dans un film Avec Blanche Neige Quand les deux méchantes soeurs Se font sauter sur le manège Puis j'ai fumé un des sept nains en me demandant Si les morts s'amusaient autant que les vivants En guise de digestif j'ai lu le numéro de L'Équipe Qui cause du fameux championnat de turlute en 15 pipes Puis j'ai minitélé en rose et j'ai d'mandé Marlène Mais elle était partie faire sa nouille Sur la première chaîne Là-dessus on s'est r'trouvé en boîte à mater les pigeons En train d'se compisser dans l'froc Sur leur dance à la con A l'aube on était vermoulu, pressé comme le raisin Avec lequel les dieux fabriquent l'Ambroisie-Chambertin Puis j'ai mis ma dernière tournée en me demandant Si les morts s'amusaient autant que les vivants 2. CRITIQUE DU CHAPITRE 3 "... Un temps pour aimer et un temps pour haïr ; Un temps de guerre et un temps de paix..." Et les roses de l'été Sont souvent aussi noires Que les charmes exhalés Dans nos trous de mémoire Les vaccins de la vie Sur les bleus de nos coeurs Ont la mélancolie Des sols bémols mineurs Pour un temps d'amour Tant de haine en retour Quelques froides statues Aux pieds des sycomores Rappellent un jamais plus Avec le nom des morts Un oiseau de chagrin Dans le ciel assombri Chante un nouveau matin Sur des ruines en Bosnie Pour un temps d'amour Tant de haine en retour Je visionne les miroirs De ces vies déchirées Maintenant que le soir Ne cesse de tomber Et ma colère qui monte Et ma haine accrochée Au-dessus de ces tombes Où je n'ose pas cracher Pour un temps d'amour Tant de haine en retour D'autres salauds cosmiques S'enivrent à Bételgeuse Dans les chants magnétiques Des putains nébuleuses L'humain peut disparaître Et son monde avec lui Qu'est-ce que la planète Terre Dans l'oeil d'un rat maudit Pour un temps d'amour Tant de haine en retour 3. LA NOSTALGIE DE DIEU En ce quinzième dimanche après carnaval Je me souviens d'avoir lu quelque part dans le journal A moins que ce ne soit dans la Bible des gidéons Volée dans un de ces motels à la mords-moi l'mormond Je me souviens d'avoir lu que le démiurge au chômage Un jour d'ennui avait fabriqué l'homme à son image Lucy n'était pas encore née quant à l'Abel du Tchad Il n'avait pas encore testé l'usage de ses gonades Le démiurge au chômage Fit l'homme à son image C'est une histoire d'amour D'amour, d'amour toujours Dieu est amour Et Jésus change le beurre en vaseline Dieu est in Cette histoire s'est passée très loin des oxydes de carbone Environ 3 millions d'années avant Michael Jackson On peut donc affirmer sans offenser son archevêque Que Dieu a la gueule et l'aspect d'un australopithèque Dieu est un drôle de mec Un australopithèque Oui mais on l'aime quand même Dieu est amour toujours Dieu est amour Et Jésus change le beurre en vaseline Dieu est in Deus ex machina Deus ex Testa Rossa Deus ex Lamborghini Deus ex Maserati Deus ex Aston Martin Deus ex machine Deus sex machine God il sex machine God gode ! God gode ! 4. ORPHEE NONANTE HUIT Des glas qui sonnent, des heures qui fuient Des jours qui s'en vont vers la nuit Et des nuits qui s'enfuient toujours Vers des carrefours, des points de non-retour Et des mégots de cigarettes Qui s'entassent sans que le temps s'arrête Des joints qui passent, des verres, des filles Et ce vieil océan qui te torpille Orphée, Orphée Les fées t'invitent à oublier les nuits passées Tu voudrais toujours être ailleurs Dans un antique flux migrateur Espion des cercles infernaux Des cirques où tu sacrifies ton ego Tu voudrais franchir la lumière Et t'exiler loin de la terre Mais tu sais que les étoiles qui brillent Se trouvent toujours dans les chambres des filles Orphée, Orphée Les fées t'invitent à oublier les nuits passées Et dans les brumes du petit matin Devant un tapis clandestin Tu joues ton âme à contre-coeur Avec un flush royal au fond du coeur Et dans les brumes du petit matin Devant un tapis clandestin Tu joues ton âme en solitaire Avec un étrange regard vers l'enfer Maintenant tu remontes vers le nord Dans le gris des grues du vieux port Et des sombres pensées qui zèbrent En noir sur noir ton vieil oiseau funèbre Mais sur les quais mouille un cargo Ivre de givre et de mambo Qui t'attend pour d'autres amours A port Saïd, Colombo, Singapour Orphée, Orphée Les fées t'invitent à oublier les nuits passées Orphée, Orphée Laisse les t'faire oublier les années sans été Et dans les brumes du petit matin Devant un tapis clandestin Tu joues ton âme en solitaire Avec un étrange regard vers l'enfer 5. TITA DONG DONG SONG Le paradis est trouble Et l'enfer est malade Mais le bonheur est double Au bout de ma balade T'es tombé dans mes bras Par un après-midi De printemps forsythia Aux paillettes en folie Achtung vouvou tata Tita dong-dong song for me Achtung vouvou tata Lucas look at me T'as mis les coeurs à nu Dans mon septembre rose Heureusement que Dadu Craint pas les ecchymoses Il t'a mis dans son coeur De grand frère sioux guerrier Et t'auras jamais peur Si tu suis son sentier Achtung vouvou tata Tita dong-dong song for me Achtung vouvou tata Lucas look at me Les photos se dispersent Au rythme des marées Et sous les feux adverses On s'arrache la pitié Moi j'écoute ton sommeil Et j'étudie tes rêves Et je n'suis plus pareil Quand le soleil se lève Achtung vouvou tata Tita dong-dong song for me Achtung vouvou tata Lucas look at me 6. SENTIMENTS NUMERIQUES REVISITES Quand les ombres du soir chevauchent sur la lande Avec dans leurs passeports Sherwood ou Brocéliande Quand les elfes titubent sous l'alcool de sorgho Dans les cercles succubes de la Lune en faisceaux Quand les vents de minuit décoiffent les serments Des amants sous les aulnes d'un hôtel flamand Quand tes visions nocturnes t'empêchent de rêver Et couvrent ton sommeil d'un voile inachevé Je n'ai plus de mots assez durs Pour te dire que je t'aime Quand les chauves-souris flirtent avec les rossignols Dans les ruines d'un royaume où mon crâne est mongol Quand les syndicats brûlent nos rushes et nos démons Pour en finir avec le jugement des salauds Quand humpty dumpty jongle avec nos mots sans noms Dans le bourdonnement des câbles à haute tension Quand tu m'offres épuisée sous l'oeil d'une opaline Les charmes vénéneux de tes fragrances intimes Je n'ai plus de mots assez durs Pour te dire que je t'aime Quand les théâtres antiques recèlent nos orgies Catal Hoyük airport, Manco Capac City Quand nos murs se recouvrent de hiéroglyphes indiens Avec nos voix blafardes en feed back au matin Quand tes mangoustes viennent avaler mes couleuvres Dans ces nuits tropicales où rugit le grand oeuvre Quand l'ange anthropophage nous guide sur la colline Pour un nouveau festin de nos chairs androgynes Je n'ai plus de mots assez durs Pour te dire que je t'aime Quand les clochards opposent la classe et l'infini A la vulgarité glauque de la bourgeoisie Quand les valets de cour, plaideurs pusillanimes Encombrent de leurs voix nos silences et nos rimes Quand aux détours d'un bar tu flingues aux lavabos Quelque juge emportant ma tête sur un plateau Quand tu branches les hélices de ma mémoire astrale Sur les capteurs-influx de ta flamme initiale Je n'ai plus de mots assez durs Pour te dire que je t'aime Quand les traces de Rorschach sur la tôle ondulée Servent aux maîtres à tester l'autochtone humilié Quand sur la Moleskine des limousines en liesse Ils en rient en fumant la mucho cojones Quand les cris de l'amour croisent les crocs de la haine Dans l'encyclopédie des clameurs souterraines Quand je rentre amoché, fatigué, dézingué En rêvant de mourir sur ton ventre mouillé Je n'ai plus de mots assez durs Pour te dire que je t'aime Quand dans la lumière sale d'un miroir tamisé Tu croises l'oeil éphémère d'une salamandre ailée Quand dans les brumes étales de nos corps transparents Tu réveilles mes volcans lumineux du néant Quand mes pensées confuses s'éclairent au magnésium Sur les écrans-secrets de ton pandémonium Quand mes bougainvillés se mêlent aux herbes folles Dans ta chaleur biguine au crépuscule créole Je n'ai plus de mots assez durs Pour te dire que je t'aime Quand les ombres du soir poursuivent sur la lande Le flash des feux arrières d'une soucoupe volante Quand le soleil se brûle aux contours de tes reins Parmi les masques obscurs d'un carnaval romain Quand l'ordre des humains nous sert dans son cocktail 5 milliards de versions différentes du réel Quand tu pleures essoufflée au creux de ma poitrine Avec les doux murmures des fréquences féminines Je n'ai plus de mots assez durs Pour te dire que je t'aime 7. MOJO'DEPANNEUR TV (1948-2023) J'étais en train de regarder Les Feux d'l'Amour à la télé Quand mon poste a mangé son image Me laissant lancinant sans message Adieu starlettes et lacrymos Blaireaux bellâtres et blêmes en tuxedo Avant qu'ma vodka Seven Up S'évapore va falloir j'm'en occup' Allô, allô monsieur Mojo Me laissez pas dans le noir Avant la fin de l'histoire En attendant l'homo-vidéo J'me suis rallumé un vieux mégot Et j'ai décollé comme un cheval Fou-ailé dans le transcendantal J'y ai découvert que notre père Moloch avait changé de partenaires Ce ne sont plus les gorgones habituelles Qui nous surgèlent au fond de nos gamelles Ce sont de nouvelles reines de Saba Impudiques et salaces : les médias Elles cachent leurs crânes sous leurs sourires Tous les soirs à 20 heures pour nous séduire Elles sont partout, elles sont nulle part Elles sont aux arrivées, aux départs Elles nous caressent, elles nous exultent Comme des bébés thalidomide adultes Allô, allô monsieur Mojo Me laissez pas dans le noir Avant la fin de l'histoire La morale de cette toune en frenchouille C'est qu'c'est pas les bons clients qui dérouillent Médias vous avez pris le pouvoir A vous maintenant de dompter l'histoire A vous d'assumer ma délinquance Mes virus insoumis, ma décadence A vous de me jouer vos nouvelles valeurs : Chômdu, piquouse, bibine, téléviseur Allô, allô monsieur Mojo Me laissez pas dans le noir Avant la fin de l'histoire J'étais en train de regarder Les Feux d'l'Amour à la télé 8. COPYRIGHT APERO MUNDI Lumière d'automne Fin d'après-midi Joie monotone Et mélancolie Soleil indigo Dans le fond d'ce bar Où tu te scotches à l'eau Sur Ainsley Dunbar Été indien Le foie dans les burnes A peine t'en reviens Que déjà t'y returnes Mémoire en fusion Sur ce tabouret Où t'oublies ton nom Sur du blues anglais 2721e cuite 2721e cuite Ca s'arrose ! Lueurs d'octobre Barmaid affranchie Tu es presque sobre Devant ton whisky Tu restes en stand-by Loin des faux-amis Sur le copyright Apéro mundi 2721e cuite 2721e cuite Ca s'arrose ! 9. PSYCHOPOMPES METEMPSYCHOSE & SPORTWEAR Enfant de la balle et de la tête Je peignais mes dazibaos Sur "l'incertitude du poète" Qu'on croise au gré des noirs échos Et j'ai bu la lie de ses vers Jusqu'à la fièvre de l'écume Mais son vin était si amer Que je suis dev'nu l'amertume Nike your mother, Reebok your sister Et Adidas rock'n'roll Prototype dans un groupe en loque Au fond d'impossibles garages Je poussais mes troupeaux de phoques Loin à l'intérieur des nuages Et j'ai combattu leur messie A m'en péter l'excalibur Pendant qu'les coqs de l'insomnie Chantaient trois fois leur imposture Nike your mother, Reebok your sister Et Adidas rock'n'roll De port en port, de quai en quai J'ai rencontré de drôles de gnomes Des intellos qui confondaient C.G. Jung avec C. Jérôme Et glauque à Santa-Barbara Avec un sacré mal de vivre Je me disais : je ne sais pas Pourquoi j'vais comme un bateau-ivre Santa-Barbara je ne sais pas De sanibroyeur en sixtine Je vois s'évanouir le futur Et je tire à la chevrotine Sur les chiennes en manteau d'fourrure Je vois l'ivrogne et son tambour Assis devant mon chevalet Et Mona Lisa, mon amour Dans un blindé cabriolet Nike your mother, Reebok your sister Et Adidas rock'n'roll La vie défile au nom du Christ Des pissotières du pain rassis Staline était séminariste Et Jerry Lee Lewis aussi Mais le dieu manque à cet hôtel Où je dois jouer les victimes En contractant des salmonelles Avec des hosties aux enzymes Nike your mother, Reebok your sister Et Adidas rock'n'roll A r'garder passer les linceuls Dans la rue aux spectres visqueux J'sais plus si c'est moi qui suis seul Ou les autres qui sont trop nombreux OK l'art est une escroquerie Et j'ai limé trop d'as de coeur En jouant : Blue moon Kentucky Sous l'oeil du colonel Parker Nike your mother, Reebok your sister Et Adidas rock'n'roll Et quand le Pinocchio baveux Poussera ma brouette à l'ankou J'veux faire des bulles avec mon noeud Pour éloigner les loups-garous J'veux qu'on m'déglace au gin Synthol Dans une boîte de Joseph Cornell Ou à la vodka chez Warhol Avec du tomato Campbell's Nike your mother, Reebok your sister Et Adidas rock'n'roll Nike ta mère, Reebok ta soeur Et Adidas rock'n'roll 10. DES ADIEUX... Dans les carnets intimes du messager des runes L'écriture est en transe et clignote à la une Des mystères, des amants et de leurs infortunes Des adieux Et des mains maladroites et moites au soir trop chaud Raturent les fantaisies de Schuman au piano Les cris des martinets sur les toits de Soho Des adieux Et les noires sentinelles drapées dans leurs guérites N'ont plus besoin d'antennes paraboles satellites Pour capter le chagrin à son extrême limite Des adieux Après de vagues lueurs, d'ultimes prolongations On repart à genoux, le coeur sous perfusion Au bord de la faillite mentale mais sans passion Des adieux Déjà le vieux veilleur mélancolique nous guette Annonçant des avis d'orage et de tempête Mais bientôt le silence nous fait mal à la tête Des adieux Mais on finit toujours par noyer son cafard Dans un taxi-dancing ou dans un topless-bar On finit toujours sur l'éternel quai de gare Des adieux 11. LA PHILOSOPHIE DU CHAOS C'est pas parce qu'on n'aime pas les gens Qu'on doit aimer les chiens C'est pas parce qu'on a mis l'pied dedans Qu'on doit y mettre les mains J'ai mon orang-outang qui m'lèche Et me chatouille les reins Pendant que sa maman me sèche Et m'essuie le bassin Et yop ! Et yop ! C'est pas parce qu'on n'aime pas l'Coran Qu'on doit finir chrétien C'est pas parce qu'on est déconnant Qu'on doit devenir crétin J'ai mon orang-outang qui grille Sur mon vieux barbecue Pendant que sa maman s'étrille Et s'met au garde-à-vous Et yop ! Et yop C'est pas parce qu'on n'est pas bandant Qu'on doit rougir d'être saint C'est pas parce qu'on flingue ses amants Qu'on doit s'passer d'calins J'ai mon orang-outang qui fond Douc'ment sous mes papilles Pendant que sa maman se tond Pour dev'nir un gorille Et yop ! Et yop ! C'est pas parce qu'on n'aime pas les gens Qu'on doit aimer les chiens C'est pas parce qu'on a mis l'pied d'dans Qu'on doit y mettre les mains J'ai mon nouveau gorille qui m'lèche Et me chatouille les reins Pendant que le néant me sèche Au fond de son bassin Et yop ! Et yop ! C'est pas parce qu'on enlève son gant Qu'on doit serrer des mains Et c'est pas parce qu'on Montauban Qu'on doit descendre Agen J'ai mon nouveau gorille qui grille Son gras sous mes alouf' Pendant que le néant m'étrille A mort et me rend louf Et yop ! Et yop ! Et yop ! Et yop ! 12. LA NOSTALGIE DE DIEU (UNPLUGGED) Halleluja Jésus blues Hosanna deus In vino missae veritas Halleluja barabbas Hos'ananas Ecce the veritable imago dei Halleluja l'hallali Hosanna boogie Deus ex machina 911 Carrera Halleluja shanana Hosanna dirladada Halleluja Jésus blues Hosanna deus lyrics added by metallos - Modify this lyrics
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