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Dans la clarté morne et glaciale D'un ténébreux soleil d'hiver Tu te blottis comme un animal Sous les tôles rouillées d'une Chrysler Entre une laverie automatique En train de cramer et un bunker Y a plus grand-chose de magnétique Sur la bande son de ton flipper Les gens tristement quotidiens Dans leur normalité baveuse Traînent leur futur d'euro-pingouins Au bout d'leurs graisses albumineuses Et toi tu ne sais plus où aller De cul de sac en voie sans issue T'as juste appris à éviter Les snippers et les tirs d'obus L'horreur est humaine, clinique et banale Enfant de la haine, enfant de la peur L'horreur est humaine, médico-légale Enfant de la haine, que ta joie demeure ! Sous les regards torves et nighteux Des cyborgs aux circuits moisis Les cerveaux devenus poreux S'en retournent à la barbarie Et tu traînes tes tendres années D'incertitude et d'impuissance Parfois tu rêves de t'envoler De mourir par inadvertance L'horreur est humaine, clinique et banale Enfant de la haine, enfant de la peur L'horreur est humaine, médico-légale Enfant de la haine, que ta joie demeure ! Dans les dédales vertigineux Et séculaires de ta mémoire Tu froisses un vieux cahier poisseux Plein de formules d'algèbre noire A quoi peut ressembler ton spleen Ton désespoir et ton chagrin Vus d'une des étoiles anonymes De la constellation du chien L'horreur est humaine, clinique et banale Enfant de la haine, enfant de la peur L'horreur est humaine, médico-légale Enfant de la haine, que ta joie demeure ! 2. LES MOUCHES BLEUES L'ours en cage est au pied du mur En train d'équarrir son dresseur Vapeurs d'oxyde et de luxure C'est déjà demain et d'ailleurs C'est juste une visite au musée Pour mater les singes acrobates Avant que je donne ma tête à couper Et peut-être ma langue à ta chatte C'est étrange comme les mots se troublent A l'intérieur de mon cerveau Chromosomes noircis au chirouble Au gasoil et à la nitro Il est trop tard pour s'abîmer Dans des scories émotionnelles Je veux mourir estrangulé Sous tes nylons et tes dentelles Peu à peu Peu à peu Les mouches bleues Les mouches bleues reviennent Et les hyènes Toujours les hyènes Sur la même chaîne Peu à peu je vois s'estomper Les rêves de mon esprit tordu Je commence même à oublier Les choses que je n'ai jamais sues Peut-être eussé-je dû frapper plus Et me lever tôt le matin Peut-être encore eût-il fallusse Baby que je buvasse un peu moins Peu à peu Peu à peu Les mouches bleues Les mouches bleues reviennent Et les hyènes Toujours les hyènes Sur la même chaîne 3. EST-CE TA PREMIERE FIN DE MILLENAIRE ? Il n'est de jour si long qui ne trouble tes nuits Maléficieux bipède aux yeux brûlant de haine Ton soleil a sombré dans un ghetto de pluie Dans ces rues où s'allument les guérillas urbaines Est-ce ta première fin de millénaire ? Est-ce ta première fin de millénaire ? Déjà les chauve-souris s'échappent en ricanant Des parkings souterrains et des bouches de métro Des Luna Park en ruines, chaotiques flamboyants Aux disneyeuses gargouilles d'un Mickey toxico Est-ce ta première fin de millénaire ? Est-ce ta première fin de millénaire ? Le bleu du ciel plombé complètement destroyé Par les gaz hilarants de tes vapeurs intimes Ne filtre plus l'écho de mémoire fossoyée Sous le feu des rayons meurtriers des abîmes Est-ce ta première fin de millénaire ? Est-ce ta première fin de millénaire ? La peste a rendez-vous avec le carnaval Les cytomégalos dansent avec arlequin Comedia del arte, cagoules antivirales Masques à gaz, oxygène et costumes florentins T'as momifié ton coeur, tatoué ton numéro Bancaire sur les parois internes de ton crâne Tu n'as plus qu'à déduire l'alcool de tes impôts Si tu veux pas crever sans arroser ton âme Est-ce ta première fin de millénaire ? Est-ce ta première fin de millénaire ? Les hordes affamées envahissent tes palaces Piétinent ton épitaphe et tringlent sur tes pelouses Trop tard pour leur jeter ta tronche en dédicace Mieux vaut lâcher ton flingue, tes diams et tes perlouzes Est-ce ta première fin de millénaire ? Est-ce ta première fin de millnéaire ? 4. BRUITS DE BULLES Soleil écorché Vestiges éventrés Corps décapités Squelettes éclatés Fragments de silence Dans la transparence Ouatée des écrans De contrôle-assistance Bruits de bulles Bruits de bulles Bruits de bulles Le rouge de ses lèvres Et le bleu de ses yeux Sur le blanc crayeux De son visage laiteux Charme ténébreux Des ruines sur les lieux Du crash où se cache La bête à sept têtes Bruits de bulles Bruits de bulles Bruits de bulles Le temps se coagule Lueurs des rayons Rouges filtrés des néons Lasers et lézards Démons de mon hasard Bruits de bulles Bruits de bulles Bruits de bulles L'instant se coagule Aurore et rosée Légère et vaporeuse Parfums orangés De ces nuits orageuses Je m'engouffre en fumée Dans la fissure Cliché désintégré Faille obscure Bruits de bulles Bruits de bulles Bruits de bulles Le temps se coagule 5. FIN DE PARTIE Débris distordus de Skylab Fossilisés sur ta moquette Fines fleurs calcées de baobab Violacées au bout de tes gamètes Comme dans un rébus Tu déchibres tes nuits Ce n'est qu'un début Juste une fin de partie Juste une fin de partie Juste une fin de partie Vieille odeur de foutre moisi Dans les brumes du vestiaire Où t'échanges ta mélancolie Contre un canon scié Winchester Baiser gluant de James Joyce Sous le rasoir effilé de tes chromes Whisky-rock and Rolls Royce Vodka mercurochrome Juste une fin de partie Juste une fin de partie Juste une fin de partie Où est la sortie ? Chien errant à minuit Devant l'asile fermé des petites soeurs éphémères Tu n'entends plus le cri Tu n'entends plus le cri Le cri Le cri Le cri de tes désirs Le cri de tes désirs Le cri de tes désirs déserts Le cri de tes désirs déserts Où est la sortie ? Juste une fin de partie Où est la sortie ? Juste une fin de partie 6. ANIMAL EN QUARANTAINE Oh ! Le vent se lève Au large des galaxies Et je dérêve Dérive à l'infini Oh ! Oh ! Tourmenté Oh ! Oh ! Torturé Je m'imagine En ombre vaporeuse Ame anonyme Errante et silencieuse Oh ! Oh ! Tourmenté Oh ! Oh ! Dépouillé Exigeant l'immortalité Et refusant de retourner Peu à peu vers la face cachée De la nuit Vers l'autre monde Dans le dernier taxi Les infos grondent Et le temps s'obscurcit Oh ! Oh ! Tourmenté Oh ! Oh ! Torturé Exigeons l'immortalité Et refusons de retourner Peu à peu vers la face cachée De la nuit Oh ! Le vent se lève Au large des galaxies Et je dérêve Dérive à l'infini Oh ! Oh ! Tourmenté Oh ! Oh ! Torturé Exigeons l'immortalité Et refusons de retourner Peu à peu vers la face cachée De la nuit 7. SERIE DE 7 REVES EN CRASH POSITION Corbeaux neuro-taxi Fixés au Stabilo Sur l'écran confetti Des cauchemars-vidéo Parfums d'ombres peyotl Au fond des catacombes Avec ces bruits de bottes Qui marchent sur ma tombe Mais que devient le rêveur Quand le rêve est fini ? L'ange exterminateur Dans une vieille Mercury Joue du ventilateur Devant la nurserie Emballages de MacDo Boîtes de bière écrasées Aux limites du ghetto Sur le parking brûlé Mais que devient le rêveur Quand le rêve est fini ? Clavier bien tempéré Mais voppo taciturne Couleur d'homme écorché Sur les murs de sa turne Yellow cake nauséeux Reniflant le nabab Aux carrefours charogneux Où pourrissent les macchabées Mais que devient le rêveur Quand le rêve est fini ? Les jambes des meufs qui montent Jusqu'à l'extrême douleur Des vestiges de la honte Aux moisissures du coeur Nostalgie suicidaire De ceux qui n'ont plus l'âge De mourir à l'envers Sur un porte-bagages Mais que devient le rêveur Quand le rêve est fini ? La fille du cosmonaute Explore le terrain vague Autour du Noah's boat Avec un doggy bag Son perfecto trop lourd Sur sa robe de mariée Dans le ronflement sourd De l'air conditionné Mais que devient le rêveur Quand le rêve est fini ? L'opéra cristallin Du choeur des crânes rasés Piloté par un chien Aveugle et déjanté Délatte au nunchaku Mes gravures de Dürer Pendant que je mets les bouts Dans un cercueil à fleurs Mais que devient le rêveur Quand le rêve est fini ? Amants numérotés De 0 à 104 Coeurs polymérisés En relief écarlate Mycoses et staphylomes Dans le barrelhouse Où la danse du fantôme Dégénère en partouze Mais que devient le rêveur Quand le rêve est fini ? Les dandies androgynes Les putains somptueuses Les Vénus callipyges Les chiennes voluptueuses Les fleurs de Tijuana Sur fonds d'oeil ecchymose Et les secrétariats D'état aux maisons closes Mais que devient le rêveur Quand le rêve est fini ? 8. JUSTE UNE VALSE NOIRE Souvenir éphémère Beauté blême et transfert Dans tes jardins d'Eden Solitude transparente De ces longs jours d'attente A te fixer les veines Tu reviens sur les lieux Où tu pleures quand il pleut Des serpents de neige Comme un arbre mort Au milieu du désert Juste une valse noire Dans le silence des pierres Nostalgie de ces jours Sans haine et sans amour Au fond des villes mortes La folie dans les yeux Des monstres délicieux Qui traversaient ta porte Ils patrouillent dans ton crâne Ils contrôlent ton âme Et te servent d'escorte Comme un arbre mort Au milieu du désert Juste une valse noire Dans le silence des pierres Vibrations pathétiques Sur le tapis critique Où tu joues pair et noir Voyage au bout du rêve Et tu scelles tes lèvres Aux secrets d'un miroir Ta voix désincarnée Dans l'ombre surannée Et grise de ta mémoire Comme un arbre mort Au milieu du désert Juste une valse noire Dans le silence des pierres Visions subliminales Sur le coeur-terminal De ta zone carnivore Chuchotement animal Dans la tour de cristal Où gît ton géant mort Comme un arbre mort Au milieu du désert Juste une valse noire Dans le silence des pierres 9. PARANOID GAME Étrange rassemblement de crapauds sur la route Ca tourne au ralenti, en silence et sans doute Qu'il va encore pleuvoir des crânes et des abbesses Des sorcières, des dragons, des stratoforteresses Oh yes paranoïd game Mémoire en logiciel, souvenirs innocents Quand la mère supérieure nous arrosait le gland Avec du kérosène et de la soude caustique En nous faisant chanter le cantique des quantiques Oh yeah paranoïd game Homo lunaticus t'es en pole position Avec une Madonna dans ta douzième maison Son regard charbonneux, sa gueule en coquelicot Son cul de walkyrie, son cuir sado-maso Oh no paranoïd game Mais tu préfères les belettes qui s'rincent au pastagouince Et qui s'encanaillent pas sur Jésus 3615 Tu préfères les juteuses néanderthaloïdes Qui gloussent en astiquant les chromes de ton droïde Oh yeah paranoïd game Le cri des boeufs qui passent, le silence des cloportes T'es en approche finale sur J. & B. airport Dégagez les trottoirs, libérez les poubelles T'as un moteur en flamme et du plomb dans les ailes Oh yeah paranoïd game Transe mortelle in vitro, extase en solitaire Entre deux Guronsan et trois Alka-Seltzer Les labos sont en grève et les chimps ont les foies Tous les chiens de pavlov titubent quand ils te voient Oh yeah paranoïd game 10. MAALOX TEXAS BLUES De Chili en bloody mary Le ciel est aussi rouge que t'es raide Comme un vieux stick au bout de la nuit Qu'on éteint sur le waterbed Et ton roadrunner déplumé Vient mendier la fin de mon chewing-gum Avant d'aller s'écarteler Sur le push-bar d'un mobile home Maalox Texas blues Maalox Texas blues Maalox Texas blues De cuervos en margaritas De Jack Daniel's en Texaco Le vent joue de l'harmonica Sur la route de San Antonio Et coincé dans ton pick up truck En patrouille sur la septième rue T'hallucines, tu vois Donald Duck En train de besogner un pendu Maalox Texas blues Maalox Texas blues Maalox Texas blues Honky tonk nights et country booze Maalox Texas blues De Michelob en Budweiser Pas facile d'apprendre à mourir De l'autre côté du désert Tu vois venir ton avenir Tu titubes au milieu des flammes De l'enfer d'où renaît le phénix Soldant les débris de ton âme Sous une Mustang Ford 66 Maalox Texas blues Maalox Texas blues Maalox Texas blues Honky tonk nights et country booze Maalox Texas blues 11. LA TERRE TREMBLE La Terre tremble La Terre tremble La Terre tremble Et tu t'essuies la bouche Dans ce qui pourrait être l'écharpe Assassine d'Isadora Duncan Qui se prit dans les rayons De la roue De sa Bugatti De sa Bugatti De sa Bugatti De sa Bugatti Et qui l'étrangligli Et qui l'étrangluglu Et qui l'étranglagla Et qui l'étranglouglou Et glou et glou et glou Qui l'étrangla ah ! Ah ! Enfin bref La Terre tremble La Terre tremble La Terre tremble Et tu t'essuies la bouche 12. UNE PROVINCIALE DE PETITE BOURGEOISE Elle regarde passer le temps Assise dans son rocking chair Les yeux fermés Parfois elle sourit au vent C'est tout ce qu'elle sait vraiment faire En société Son mari n'est pas un loser Qu'on berce avec des sentiments Tout le monde le sait Mais c'est un homme de grand coeur Qui se présente au parlement Et c'est assez Elle regarde passer le temps Assise dans son rocking chair Les yeux fermés Parfois elle sourit au vent C'est tout ce qu'elle sait vraiment faire En société Ses enfants ont un bon quotient Et seront plus brillants que leur père Sur le marché Ils jouent leur tennis en riant Et claquent bruyamment les portières De leur VTT Elle regarde passer le temps Assise dans son rocking chair Les yeux fermés Parfois elle sourit au vent C'est tout ce qu'elle sait vraiment faire en société 13. ENCORE UN PETIT CAFE Encore un p'tit café Pour te tenir debout Quand la fille d'à côté Te suspend à un clou Pour aller s'enivrer Avec un autre hibou Pour aller s'accoupler Avec une autre bête Encore un p'tit café Pour te tenir le coup Essayer de penser Que tu ne penses plus du tout Depuis que la môme d'en face T'as laissé comme un trou Avec à la surface Le vide de la vie Et l'ennui de la nuit Tu veux pas une Goldo Ou bien n'importe quoi Un de ces machins qui se fument Ou un de ces trucs comme ça Qui te feront oublier Qu'y a cette croqueuse de rats Qui t'a laissé tomber Encore un p'tit café Pour te tenir debout Avant de retourner T'ensevelir dans ton trou Avant d'aller rêver Que tu es lumineux Heureux Heureux Encore un p'tit café 14. TERRIEN T'ES RIEN Visions moites et brûlantes De visiteurs ailés Cherchant leur masse manquante Dans le cimetière des fées Gisement néolithique D'émotions nucléaires Dans l'art cytoplasmique De ta queue linéaire Terrien terrien Terrien t'es rien Terrien terrien T'es vraiment rien Voyage initiatique A travers les égouts Des écrans cathodiques Éclatés dans la boue Sédiments d'émissions Speakerines hallucinées Reniflant leur leçon Sur l'inutilité Terrien terrien Terrien t'es rien Terrien terrien T'es vraiment rien Odieux tes dieux idiots Se meurent d'insolation Derrière les sacs de sable Où tu tires tes neutrons Bouffées indélébiles Vapeurs de belladone Qui soufflent dans les fils Vrillés de tes neurones Terrien t'es rien Tes dresseurs d'hippocampes Et de protozoaires Se déchirent et se vampent Dans le froid du désert Pendant qu'une reine livide Au crépuscule barbare Dans un sabbat torride Dans le dernier topless bar Terrien terrien Terrien t'es rien Terrien terrien T'es vraiment rien Frissons dans les vertèbres Montée d'adrénaline Les forces des ténèbres Envahissent tes enzymes Et t'attends ta mi-temps Mité par les Tranxène En matant tes mutants Sur la base aérienne Terrien t'es rien Visions moites et brûlantes De visiteurs ailés Cherchant leur masse manquante Dans le cimetière des fées Gisement néolithique D'émotions nucléaires Dans l'art cytoplasmique De ta queue linéaire Terrien terrien Terrien t'es rien Terrien terrien T'es vraiment rien lyrics added by metallos - Modify this lyrics
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