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1. LA RECREATION Les cloches résonnent Et mon corps frisonne Acquérir, de l'occasion Une clef de libération Court moment d'existence Échapper à la cadence Recherche intense d'émotions Pour balancer l'équation Réjouissance Expérience Exaltation Récréation Souvenir oublié Le refus d'y penser Dans cette vision l'amertume Comme la congestion d'un rhume Cours moment d'insouciance Pour brouiller les fréquences Soulagement de tension Une rage d'excitation Laisser tout prendre un instant S'approprier le moment Fuir tous les questionnements Désengagement Qu'importe la génération Besoin de relaxation Préventive à l'extinction Récréation 2. LA TEMPÊTE Au quotidien jamais je ne m'habitue L'accumulation d'images brouille ma vue Nuage enflammé chargé d'idées perdues De délivrance mon besoin est aigu Je vais m'éclater la tête Sur cet air de fête Comme une tempête Un longue semaine vient de s'achever Je signe le bail de ce temps à louer 3. LES MAJEURS FENDENT L'AIR Tannés de se faire ignorer Vidés de toujours répéter Nous excuser si on dérange Condamnés à y perdre au change Même si on a crié Et même si on a bien tenté de s'expliquer Tout semble déjà décidé Dix mille pilules à avaler Poings hauts vers l'atmosphère Nos majeurs fendent l'air C'est tout ce qu'il nous reste pour vous On n'est pas seuls, j'ai remarqué À se sentir mis de côté À croire que vos manières étranges Dégagent une odeur de vidange Même si on a crié Et même si on a joué le jeu sans même tricher Servi repas sans commander Encore des câlisses de pilules à avaler! Vos vieux discours amers Vos coups par en arrière Est-ce tout ce qu'il vous reste pour nous? Nos majeurs fendent l'air Pourrait-on être plus clairs? C'est tout ce qu'il nous reste pour vous 4. MELODIE Mélodie dit que le vrai défi c'est la capture du présent Que la chasse aux revenants, c'est plutôt ennuyant Mélodie crie que si le gris cache le futur pour l'instant Elle séduira le temps en s'abandonnant Elle bat très fort des ailes Pour tromper l'habituel L'effort est continuel Mélodie comme une chanson Pas besoin d'une bonne raison Pour libérer sa passion Mélodie pense que l'existence est bien plus vibrante quand on rit Elle note qu'elle a choisi La partition de sa vie Mélodie danse Sa délivrance est apparente et elle en jouit Caressée par le bruit Totalement investie Je vis d'air d'innocence Fuyant l'intransigeance J'ai une forte dépendance Au rythme intense 5. LE DUEL Hier pendant mon sommeil La mort vient murmurer à mon oreille "Vous êtes bien tous pareils Je me promets tout un festin!" Je feins de ne rien entendre Incapable sur le coup de me défendre Elle perd rien pour attendre Car je vis à présent pour demain Je n'ai plus peur J'assèche mes sueurs J'ignore la douleur, regénérée Elle crache le malheur J'importe le bonheur Sa froideur veut me pénétrer Hier pendant mon sommeil La mort vient murmurer à mon oreille "Vous êtes bien tous pareils Je suis votre éminent destin!" Je feins de ne rien entendre Incapable sur le coup de me défendre Elle perd rien pour attendre Car je vis à présent pour demain Croit-elle vraiment Que je l'attends? Elle est vraiment trop nulle à chier Je tends le miroir Elle refuse d'y croire Soudain sa gloire semble ébranlée Elle resta figée Je l'ai même vu pleurer C'est difficile à voir La mort en désespoir Je lui tends la main Elle sortit du chagrin On s'est laissé ainsi Avec chacun sa vie 6. MA VIE À HUIS CLOS Ça me glisse sur les épaules et le dos, comme de l'eau Ça me touche et m'agace à peine, comme quelqu'un qui me frôle dans le métro Ça passe dix pieds au-dessus de mon seuil d'existence Ça n'arrive même pas à la cheville de ma tolérance et de mon insouciance Je me suis payé un arsenal Une vitre certifiée anti-balles Protection maximale écran total Je suis blindée immunisée Intentionnellement aveuglée Je suis passée de l'autre côté Maintenant y'a plus rien qui me fait chier J'ai fermé les valves, j'ai coupé les ponts Du monde, j'ai repoussé les pleurs Je suis mon bourreau, j'ai choisi ma prison Auteur de mon propre malheur L'enfer brûle en moi comme un condamné Qui se nourrit de mes erreurs Je me suis enfermée et j'ai perdu ma clef Je me consume de l'intérieur J'assiste impuissante au huis clos de ma vie Comme un show à guichet fermé Un party où je ne suis pas invitée L'enfer c'est pas les autres, c'est moi qui vous le dit On a tous une image de soi Un ennemi qui s'amuse à nous juger Je suis une cellule apathique Volontairement amnésique J'ai choisi l'absence chronique Je me suis perdue, c'est pathétique 7. LE GRAND MIROIR L'Occident est prisonnier d'une grande bulle de verre Qui, comme un grand miroir, recouvre notre univers Victimes du mal de l'égocentrisme aigu C'est l'image de nous-même qui nous obstrue la vue Notre regard nie ta souffrance et ton existence Exclue de notre champ de vision, ta vie n'a aucun sens Sur ton corps l'injustice se compte en cicatrices Accrochée à toi, ton innocence persiste Tu es né Du mauvais côté du miroir On pense avancer, mais dans l'fond on est coincés Condamnés à ne voir que le passé À imposer nos valeurs comme des vérités On est en train de s'étouffer Ça nous tue Cette poussière qui pue Qui nous bloque la vue Nous qui sommes tout nus... devant toi 8. À QUOI ON JOUE ? You-ou! Vos yeux sont-ils en face de leurs trous? Votre vision semble plutôt floue Adresse à tous les imposteurs Qui abaissent pour se voir meilleurs Aux hypocrites à la parole sans teneur Si un sourire ne veut plus rien dire Et que les poignées de main ne valent plus rien C'est pas pour demain le Nirvana! Dites-moi à quoi on joue Parce que moi je comprends pas! Aille you-ou! Vos yeux sont-ils en face de leurs trous? Où sommes-nous tous collectivement fous? Adresse à tous les dictateurs Aux Dieux qui règnent par la terreur À ceux qui fixent le prix sur le bonheur Compétition, rage d'ambition Longue addition de raisons Qui nous font disjoncter Quand le cash remplace les émotions Ça donne des conflits armés Obsédés. enragés Comment exorciser S'unir pour trouver une solution Avant de tout faire sauter 9. RUMEURS Des fois ça part tout petit Et ça se ramasse à l'infini Des fois un seul mot mal compris Est à la base d'une zizanie Et là comme la peste faut l'enrayer La dépister et l'arrêter Des fois une seule sale rumeur Peut être la cause d'une chicane Mais là faudrait pas partir en peur Et mettre le feu à la cabane Une rumeur c'est vite parti Faut faire attention à ce qu'on dit! S'il n'y avait pas autant de mémères Il y en aurait beaucoup moins sur la terre "Répète pas tout ce qu'on te dit Ostie de mémère, criss de pie"" Impossible de bavarder Sans en entre de tous côtés 10. JIMBO Jimbo! Mon frère Accueille-moi dans ton univers Parce qu'à l'ombre De toi L'essentiel n'a plus la même voix D'un monde de glace Tu fuis la trace Cherchant à guérir ta plaie au coeur Tu luttes pour toi Combats le froid En gardant de ton corps la chaleur Si je ferme les yeux J'aperçois les tiens silencieux À la recherche d'un regard, d'une voix Au fond d'une ruelle Ta solitude en appelle D'un monde cruel qui ne veut pas de toi Au crépuscule Tu déambules Dans les rues de Santa Barbara Tu somnambules Dans une bulle Toujours à la recherche d'un toit Si j'accepte de m'oublier Pour pouvoir mieux influencer Une cravate en guise de salut Je pavanerai dans les rues Non je rejette cette fiction Où l'empathie est invention Doigt levé, je me construirai Un rêve sur les ruines de vos illusions Pour une rare fois Jimbo a dormi sous un toit Cette fois pour avoir enfreint une loi La villa des exclus La prison de tous les mal vus Jimbo console-toi À dormir avec les rats Tu vois ce que bien d'autres ne voient pas Chaque joue est un combat Mais mon ami n'oublie pas Qu'à l'autre bout du monde on pense à toi 11. LA RAISON DU VIDE On s'agite dans un flot stupide À chercher la raison du vide Sans trop savoir pourquoi! Les chinois marchent la tête en bas Se battant pour le même endroit On tremble au rythme de leurs pas Un œil ouvert braqué en l'air De l'autre côté c'est toujours plue vert Protège tes arrières On se bat pour être reconnus Pour une statue, pour un nom de rue Souvenir décidu La terre croule sous le poids des bombes Judas-Allah en troisième ronde C'est quoi le berceau du monde? On est tous là pour vivre demain Peu importe d'où ton sang provient Lève-toi et tends la main!!! 12. LES HOMMES ET LES AUTRES On ouvre les yeux pour mieux les refermer aussitôt On évite de s'impliquer (De s'impliquer trop) Si jamais ça nous troublait, ou ça nous empêchait De pouvoir dormir en paix Que des miettes Des squelettes Qu'on balaie du revers de la main Une tache Une petite tache Sur notre beau grand rêve américain Il y en a qui revendiquent Et d'autres qui contestent Qui affirment que notre passeport ne vaut plus rien Dans quel monde injuste on vit Si on ne peut plus compter sur notre nationalité Les fameux droits de la personne Ne s'adressent pas, ne concernent pas, ne protègent tous les hommes Il y a les privilégiés et tous les autres Tous les autres ne sont... Que des miettes Des squelettes Qu'on balaie du revers de la main Une tache Une petite tache Sur notre noble drapeau canadien Que des miettes Des squelettes Qu'on balaie du revers de la main Une tache Une infime tache Qu'on effacera en un tournemain 13. LA VOITURE ENDIABLEE On fait la course contre la montre On accélère sans trop s'en rendre compte Sans pouvoir s'arrêter Les freins sont sabotés On est mal pris Comme pris au piège de la folie De vrais zombies Posant des gestes irréfléchis Le véhicule que l'on conduit Consomme toute notre énergie La pédale est dans le tapis On fait l'autruche sans se gêner On passe notre chemin sans même regarder Le temps est trop cher payé On ne peut le donner On file à mile kilomètres/heure sans même apprendre de nos erreurs On préfère oublier que tenter d'expliquer Comme des pilotes dans un grand prix Qui jamais ne finit Reprenant à l'infini Les mêmes virages du circuit Compatriotes asservis Êtes-vous tannés aussi? Reprenons tous aujourd'hui Le plein contrôle de nos vies! J'veux débarquer de cette voiture endiablée J'veux déployer un parachute pour l'arrêter Je veux trouver ma propre façon d'avancer Je veux éviter le chemin de la facilité Les procédures sont établies L'imagination est abolie On se laisse transporter Nul besoin de penser On fait semblant de bien comprendre Sans trop savoir à quoi s'attendre Le jeu est compliqué Règles indéterminées 14. CONTRE SENS On refuse de croire que la vérité est transmise par le pouvoir On refuse de croire que les bonnes idées proviennent toutes du même tiroir On refuse de croire qu'il faut adhérer pour enfin vivre la gloire On refuse de croire qu'il faut s'enligner si on ne veut pas décevoir Contresens Sans violence En bonne conscience de s'accomplir en sourde oreille aux tendances Récompense Vie intense Pleine de romance Fiers on avance Il va sans dire qu'on salue la différence Récompense La conscience De l'importance De choisir ce que l'on pense On refuse de croire que la liberté se limite aux tours d'ivoire On refuse de croire qu'il faut sacrifier à tout prix pour la victoire paroles ajoutées par Aragorn - Modifier ces paroles
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