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Mort Ou Vif: Ici, pas besoin d'guerres La mort se présente d'elle-même Pas besoin d'chercher d'sanctuaire Tout est prescrit par le système Aujourd'hui est pire qu'hier Mais sûrement bien mieux que demain Cette journée n'est pas la dernière Du règne des assassins Seras-tu mort ou vif demain? A leurs yeux ta vie ne vaut rien Seras-tu mort ou vif demain? L'avenir est incertain Seras-tu mort ou vif demain? Lutte encore par tous les moyens Seras-tu mort ou vif demain? Reste le seul maître de ton destin Pour être pris dans la spirale Du crime et de la violence Il n'y a qu'à vivre en marginal Pour que s'enclenche la grande danse Le bal maudit des spectres rieurs Du chômage et d'la pauvreté La fiesta de tous les menteurs Que le pouvoir peut tenter Toutes les routes mènent à la ruine Sur la carte de l'indifférence Cette belle société guillotine De sa lame d'intolérance Et les pauvres gens qu'on leurre N'ont vraiment que peu de chances Car au royaume des tricheurs Le parcours est piégé d'avance! Sous Un Ciel Écarlate: Comme la pluie qui s'abat tout au fond de mon être Et le tonnerre qui gronde comme au temps des ancêtres Comme le feu qui rougeoie jusqu'aux confins du ciel La furie de ce monde me paraît éternelle Je sens la violence et je vois le chaos J'entends la délinquance hurlée bien haut Je ressens la douleur comme je vois la torture J'ai goûté ton malheur, j'ai touché tes blessures Sous un ciel écarlate, je veux que ma colère éclate Qu'elle balaye tout sur son passage Tout c'qui alimente les feux de ma rage Sous un ciel écarlate, je veux que ma colère éclate Qu'elle balaye tout sur son passage Tout c'qui alimente les feux de ma rage Comme des coups de semonce qui appellent à la folie Je sens se déchaîner les brasiers interdits Laissez-moi ravager, brûler et saccager Mettre à feu et à sang, détruire tout maintenant Laissez-moi la fureur et les détonations, L'enfer tout en couleur de la grande explosion C'est ma dernière décharge, mon dernier attentat Je m'abandonne aux flammes de la vendetta... Aux Portes De L'enfer: Encore un autre fou armé d'un revolver, D'un fusil de chasse ou d'un pistolet militaire Arme sous le bras, évidence suicidaire Tu tiens la crosse du flingue d'un doigté inexpert Les ennemis sont partout, la rue est leur repaire Terrifié par ces ombres, ton estomac se serre La panique monte en toi et te prend les vicères Cet élan d'hystérie te ronge tel un cancer Sens-tu l'angoisse et la peur carnassière La violence furieuse qui t'aggripe de ses serres Dis-moi vois-tu la mort glisser comme une vipère T'entraîner malgré toi aux portes de l'enfer N'entends-tu pas gronder l'hystérie meurtrière Qui mènera tous les hommes aux portes de l'enfer Tu regardes le métal brillant, froid et austère De cette arme à feu dont tu es plus que fier Tu regagnes tes forces en toisant l'adversaire Et tu grinces des dents, tu craches, tu vocifères Ne vois-tu pas la mort, dans ces regards amers Briller du même éclat, que les crocs d'un cerbère Ces hommes sont comme toi, ils iront au cimetière L'arme que vous tenez tous, vous rendra à la terre Et l'écran cathodique me montre encore une fois De tristes idiots, qui ne réalisent pas... Les ténèbres sont là, toutes drapées de noir Là juste derrière eux, prêtes à les recevoir Que ce soit à coups d'feu, de lame ou de barre A la corde de piano ou au fer barbelé Désormais on perçoit le meurtre comme un art Et les tueurs en série s'en trouvent glorifiés Les scènes de carnage sont chaque jour plus bouchères L'humanité arrive aux portes de l'enfer... Sans Réddition: Comme nous tu frappes tes peaux Et tu grattes tes cordes Tu aboies dans ton micro Comme les chiens qui mordent Sans être un virtuose, Tu t'débrouilles assez bien Tu sais qu'c'est à ceux qui osent Que demain appartient Tu as la nuit, la rage et la rue La force et l'énergie des espoirs déçus Tu rêves d'artistes libres Qui savent encore créer Des musiques qui enivrent Les sauvages de ta cité Comme nous tu avais cru A l'unité d'une scène Mais ce rêve s'est perdu, C'est toujours la même rengaine Compétition, jalousie Sapent le moral et tuent l'esprit La promotion véreuse Rend l'industrie dangereuse La "musique-produit" n'a pas d'intérêt Cru, vivant, insoumis Sauvage tu restes vrai Comme nous les castes du rock Tu les fuis, tu t'en moque Tu sais qu'elles divisent Cette scène qui s'enlise... Jamais je ne me renderai, Jamais je ne changerai... Comme nous tu continues A rêver de concerts, de fêtes ininterrompues Et de faire le tour de la terre Pense à ce public qui te ressemble tellement Tu veux qu'on lui explique qu'on peut vivre autrement Pratique dans ton trou, joue ta propre musique Continue jusqu'au bout en restant authentique Peu importe c'qui arrivera, tu te seras amusé Et tu n'regretteras pas d'avoir persévéré D'avoir persévéré Sans jamais reculer Et toujours continuer Sans jamais t'arrêter Sans réddition! Dernier Sourire: Mes rêves ont été flous, mon cerveau embrumé Et j'ai été partout où la nuit m'a mené J'ai voulu oublier que tu n'étais plus là Qu'tu t'étais détachée, qu'tu n'pensais plus à moi J'veux marcher, j'veux courir Et n'plus jamais ralentir J'veux m'en aller, j'veux m'enfuir Et te faire mon dernier sourire J'ai presque failli croire que l'feu ne brûlerait plus Que j'avais fait échoir tout ce qui m'avait plu Que mon coeur incendié ne m'pardonnerait jamais De l'avoir tant blessé et nourri de regrets... Mais regarde-moi je te souris, car la vie continue Et je verrai bien d'autres nuits, avant que tout ne soit perdu Il faut parfois effacer pour pouvoir tout recommencer Et il faut parfois tout détruire pour apprendre à reconstruire C'est au bout de la nuit que j'ai voulu renaître L'homme est un apprenti, la douleur est son maître Ton image est gravée, gravée dans mon cerveau Comme elle est tatouée, à jamais sur ma peau... Terre Brûlée: Dans le brouillard matinal S'annonce une journée fatale Le calme précédant la tempête On entend ni homme ni bête Dans les regards, la terreur Les secondes paraissent des heures Sous les arbres, silence de mort Puis l'bourdonnement des rotors Prends-moi, ouragan de feu Je veux danser avec les dieux Et dans un enfer mécanique M'éteindre sous une pluie chimique Fuyez, fuyez car la terre brûle Et dans la jungle l'ennemi recule Brûlez, brûlez mille soleils Vautours de fer hauts dans le ciel Criez, criez mille dragons Hurlez, anges de la destruction Fuyez, fuyez hors de l'enfer Loin d'la folie de la guerre Prends-moi, tempête de flammes Je veux te sacrifier mon âme Et au plus profond du néant Me noyer sous les défoliants Banlieue Rouge Index Toutes Les Larmes De Pandore A l'automne je l'ai aperçue Fantôme flou et tourmenté Tout le portrait d'un ange déchu Que les dieux auraient déchiré Telle une ombre fugitive Qu'une trop grande lumière tuerait Une âme trouble à la dérive Dont les souvenirs s'effacaient Douleur coupable dans la tête La honte masquait son visage Elle se traînait à l'aveuglette L'unique survivante d'un naufrage D'une beauté éternelle Dont j'ignorais tous les tourments Comme victime d'une boîte qui recelle Tous les maux et les châtiments Pandore demi-déesse condamnée Les yeux voilés par le néant J'ai vu des larmes chaudes et salées Couler sur tes joues lentement Faut-il se gaver de poison Pour connaître le goût de la vie? Et faut-il vivre d'interdictions Pour avoir droit au paradis? Toutes les larmes de Pandore... Toutes les larmes de Pandore... Toutes les larmes de Pandore... Toutes les larmes de Pandore... Pour ceux qui savent châtier sans savoir pardonner Pour ceux qui n'savent qu'accuser, juger, condamner Y'a des âmes damnées, des cauchemars éveillés Des cicatrices brûlantes et trop de larmes versées... Non Retour: On peut s'offrir la mort en se faisant l'amour Et souffrir de nos torts jusqu'à notre dernier jour S'injecter dans les veines le venin de notre détresse Et vivre toute notre peine comme une dernière caresse On peut croire en une justice Qui, l'arme à la main Est plus destructrice que le crime qu'elle éteint Croire en un ordre vide, chargé d'agression Qui pousse au suicide et à l'auto-destruction Non retour... Non retour... On peut s'émerveiller encore De toutes ces inventions Qui nous donnent la mort en nous berçant d'illusions On peut trouver sublime cette civilisation Qui au sud décime d'entières populations Après tant de ratés cris dans l'oreille d'un sourd Toutes les voies sont bloquées, sans issue, sans retour Le futur se défait, nulle foi en l'avenir Le progrès n'est en fait qu'un élan vers le pire... Théâtre De La Cruauté: L'existence n'est qu'une grande pièce de théâtre Que quelqu'un parsèmerait de tentations douceâtres Une pièce de comédie écrite par un fou Et jouée toutes les nuits par des débiles sans goût La vie n'est rien d'autre qu'un spectacle sans éclat Pour ceux qui s'y vautrent sans même savoir pourquoi Sans savoir qui ils sont, ils avancent masqués Comme si le rôle qu'ils ont leur était imposé La pute et le lesbien L'handicapé drogué Le curé infecté Fillettes percées et tatouées Acteurs et comédiens D'un tragique éhonté Ensemble sur la même scène: théâtre-cruauté Les actes se succèdent sans trop qu'on sache comment Il n'y a pas d'intermède pour tous ces déments Dont le destin navrant est comme un chat noir Silencieux et fuyant dans la pénombre du soir Théâtre du misérable, du vaincu malheureux, Du monstre abominable et du vainqueur hideux Tous pris dans l'arène noire de cette vie sans espoir Murés dans le silence de cette foule immense Moi, spectateur égaré Dans ce drame d'aliénés Le rideau est toujours levé Au théâtre de la cruauté Théâtre de la cruauté... Théâtre de la cruauté... Théâtre de la cruauté... Théâtre de la cruauté... Quand Je Serai Crevé: Quand j'serai crevé, et blotti dans mon cercueil Oh les seuls à marquer le deuil S'ront de brillants et noirs corbeaux Perchés sans honte sur mes os Car on n'me mettra pas en terre Je n'serai pas le festin des vers Rien n'indiquera le lieu de ma mort, Sinon une mandragore Mais d'ici là j'vais vivre en fou, Je traînerai ma carcasse partout Dans tous les bars, dans les cafés Dans tous les tripots mal fâmés J'serai connu dans tous les bas-fonds Les gens d'bonne famille me verront Comme le pire dégénéré que la terre ait jamais porté Quand j'serai crevé il n'y aura rien A la mémoire de ma vie de chien Sinon peut-être cette chanson Sur laquelle plusieurs cracheront Rien ne restera pour leur malheur A part peut-être des rumeurs Comme quoi je n'étais rien de plus Qu'un autre parvenu Mais d'ici là j'vais continuer A hurler comme un pauvre dément Qui aurait une cause à rallier, Un discours compromettant D'ici là j'vais achever cette pitoyable chanson Question de pouvoir m'entourer D'amis, de femmes et de boisson Quand j'serai crevé, qui se souviendra de moi? Quand j'serai crevé, qu'est-ce qu'il restera? Quand j'serai crevé, est-ce que quelque chose changera? Quand j'serai crevé, est-ce que tu me pleureras? lyrics added by Sektor - Modify this lyrics
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