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L'appel De La Cité: C'est l'appel de la cité qui m'a un jour envoûté Et qui m'a fait m'éloigner de la campagne où je suis né Pour travailler à la ville, ma famille j'ai dû quitter C'est comme ma nature tranquille qui ne tient plus que du passé Un mariage contre-nature, entre la chair et l'acier Parqué entre tout ces murs qui me retiennent prisonnier Je ne sais pas c'que je fous là, c'est aussi triste que dommage Car comme se font rares les emplois, je vis d'assurance-chômage... Mais on s'habitue à la ville, je crois même qu'elle sécurise C'est d'une façon subtile qu'elle exerce son emprise On s'habitue aux boulevards qu'on fréquente le soir tard Aux salles de jeux et aux bars, animés de toutes parts Dans cette atmosphère enfumée, où je m'efforce d'exister S'échangent des regards sirupeux, prescrits par des commerces douteux Et flotte encore sous les néons l'odeur âcre de la déception Les plaisirs interdits auront toujours un goût de perdition... Sur les terrains vagues comme dans les ruelles humides Partout où je divague je me heurte au vide De la marque urbaine, de cette cité maudite Métropole inhumaine où tout se passe trop vite Mais je l'aime malgré tout d'un sourire complice Cette ville de fous dont je suis un peu le fils Car on est jamais aussi aveugle qu'on peut l'être quand tout s'écroule Et on est jamais aussi seul qu'on peut l'être dans une foule... Maîtres Fous: Si tous les jeunes étaient unis, On pourrait parler d'avenir Sans que certains vivent leur vie Comme on pousse un dernier soupir Car ce qu'ils appellent l'utopie Est la promesse d'un monde meilleur Une nouvelle histoire qui s'écrit, Loin de la haine et de la rancoeur... La voie de l'unité A trop souvent été bloquée Trop de cris étouffés, Grand silence et rêves oubliés... Dans ce monde individualiste, A la conscience flétrie Une compétition raciste Fait que les hommes vivent en ennemis Toi, isolé dans ton coin, le regard nourrit de haine Sors-toi de là et viens, tu verras ça en vaut la peine Car le futur nous appartient, si solidaires on se tient debout On peut forger notre destin comme des chefs marginaux, Comme des maîtres fous! Une seule voix, un seul cri, Une force qui nous lie... Ceux qu'ils traitaient de vauriens Marcheront, un jour, main dans la main Pour la fin d'ce face à face, Où se mourait notre avenir, Il faut rassembler classes et races, C'est la seule façon d'réussir... Sentinelles: Surveillance éléctronique, Détection gouvernementale Paranoïa, peur et panique Espionnage secret illégal Tu crois avoir une vie privée, Il est temps de te détromper Car ton existence, ton vécu Font foi d'information reçue... Entre sondages et statistiques, Relevés et dépositions Sans que les choses se compliquent, On peut connaitre tes intentions Et les diffusions dites "secrètes" Ne le restent pas très longtemps, Ici tout se vend, tout s'achète Surtout les bons renseignements... Les fautes sont comptabilisées, Les mensonges ont des détecteurs Mais c'n'est pas ta réalité Qui passe par radio-émetteur Ah ce n'est pas la méfiance Qu'ils cherchent à éveiller, Par naïveté et insouciance Passe le contrôle dissimulé Fiché, épié, classifié, détection et services privés Ton intimité est étalée, transmise aux services de données Fiché, épié, classifié, détection et services privés Si tu n'veux pas vivre surveillé, ton voeu est sans cesse bafoué... Gouvernements, corporations Suivent ta trace depuis la naissance Accumulent l'information Qui assure ton obéissance Si tu rêves de sécurité, D'ordre civil par l'autorité, Saches que tu n's'ras plus à l'abri, La justice se vend à gros prix... Coyote: Partout où tu vas tu es toujours seul, Comme si la marque des damnés y collait à ta gueule Tel un tatouage le symbole de dissidence De ta classe criminelle, de tes cris de vengeance Héritier mal-aimé de mariages illégaux, Le fils d'une putain de Nouveau-Mexico De mensonges et de haine ta vie est un désert Les mémoires que tu gardes te laissent un goût amer... Le goût de ton sang te coulant au visage Les pierres que t'on jetées tous les gens des villages N'ayant vu en toi qu'une plaie, qu'une vermine Toi qui avait volé, poussé par la famine Tenu responsable de tous leurs maux, Tu es le pestiféré entre tous Et comme les hommes du Nord en veulent à ta peau, Tu fuis en solitaire où le vent te pousse... D'un coeur pur et juste ils ont fait une pierre Tu es devenu le monstre qu'ils voyaient La douleur d'la gangrène te ronge les chairs, Tes rêves sont cauchemars à tout jamais Tapi dans l'ombre d'un dernier refuge Caché dans les décombres où la folie te gruge Toi dont le futur reste une aventure, C'est peut-être un espoir vain que te réserves demain... Coyote quel est ton vrai nom, enfant d'une noire incantation Celle d'un monde de corruption, de lâcheté, de diffamation... Coyote quel est ton vrai nom, enfant d'une noire incantation Celle d'un monde de corruption, de lâcheté, de diffamation... Enterré Vivant: Sorti d'un long sommeil, Maintenant tu te réveilles Vois ce qui s'offre à toi, Les ombres et le trépas L'arôme de ta chair, Putréfaction austère La panique t'envahit Alors que fuis ta vie... Car ils t'ont enterré vivant Ouais ils t'ont enterré vivant Ah ils t'ont enterré vivant... Car ils t'ont enterré vivant T'as beau t'arracher les ongles Sur les cloisons de ta tombe Ah, tu peux bien t'égosiller... Y'a personne pour t'écouter! Pour tous t'es bel et bien mort, Victime de ton triste sort Et ceux qui te pleurent maintenant, Ils t'ont enterré vivant... Comme Une Flamme Trop Forte: Ils te traitent de fou, car ils ne comprennent pas Les femmes que tu aimes, les pays que tu vois Les choses que t'imaginent tout au creux de ta tête Ils ne peuvent pas comprendre, oh ils sont bien trop bêtes... Tu n'cadres pas dans leur monde où les clones se confondent Toi tu n'es pas de ceux qui mentent pour être heureux Tu agis trop souvent, comme le f'rait un enfant Tu penses avec ton coeur, tu ris comme tu pleures... Tes idées, tes passions, tes convictions te consument Ton imagination, elle t'embrase et t'allume Un jour tu partiras, doucement tu t'éteindras Comme une flamme trop forte, prématurément morte Et tu diras adieu, à ces rêves délicieux Qui t'ont accompagnés depuis le jour où tu es né... S'ils n'te laissent pas sortir, il n'te reste qu'à mourir Mais tu seras heureux car tu auras vu mieux Que ces cellules vides pour des têtes trop pleines Où on case les humains que trop peu de gens comprennent... Sois cette flamme trop forte Qui à tout jamais brûlera Ce souffle de vie qui t'emporte Reste celui qui nous marquera... Sois cette flamme trop forte Qui à tout jamais brûlera Ce souffle de vie qui t'emporte Reste celui qui nous marquera... Sois cette flamme trop forte Qui à tout jamais brûlera Ce souffle de vie qui t'emporte Reste celui qui nous marquera... Sois cette flamme trop forte Qui à tout jamais brûlera Ce souffle de vie qui t'emporte Reste celui qui nous marquera... L'auberge Des Trépassés: Peut-être connaissez-vous l'auberge chez Paré C'est un bien bel endroit, quoi qu'un peu mal flâmé J'y connais tout le monde car j'y vais toutes les nuits Et d'une certaine manière, c'est là que je gagne ma vie Ma chienne de vie... L'ambiance y est malsaine, l'atmosphère enfumée Assassins et tire-laine y sont tous rassemblés Ce soir tu y es aussi, j't'ai tout de suite aperçu Les 2 yeux dans le vide, l'air complètement perdu Pigeon parfait... Je t'observe de loin, tu as l'air d'être seul La naïveté se lit sur ta belle petite gueule Je m'approche de toi en t'offrant une bière Surtout savoures-la bien, ce sera p'tête la dernière On ne sait jamais... Vraiment jamais... Alors toute la nuit, je m'efforce de te saoûler Et à la fermeture quand tu n'peux plus marcher J'te prend par le collet et je te traîne dehors Tu n'te défends même plus, t'es vraiment ivre mort Saoûl comme un porc... Reste plus qu'à t'assomer sur le bord du pavé Te fourrer dans un sac pour te dissimuler Alors je me rendrai avec toi sur mon dos Chez celui qui m'attend pour m'acheter mon fardeau Pour quelques sous... "L'Eglise interdisant de disséquer les morts, C'est là que j'interviens lui procurant des corps Le vieux me paie très bien pour n'pas poser de questions Et moi de toute manière, j'me fous de la religion De toute façon... De toute façon... Il s'occupera de toi, tu seras bien traité Tu ne souffriras pas avant d'être éventré Il fouillera tes entrailles, ta belle anatomie Au nom de la connaissance, tu donneras ta vie à la science!" Maintenant que vous connaissez l'auberge chez Paré Cet agréable endroit qu'il vaut mieux éviter Inutile de vous dire que si vous y allez Surtout n'acceptez pas la bière d'un étranger... On n'sait jamais... Vraiment jamais! Enfants De L'orage: Ce sont les jours de fureur Où flotte l'odeur de l'orage Qui efface toutes les erreurs, Et laissent éclater la rage Fougue d'une jeunesse exaltée, Comme un souffle d'énergie... Et cette envie de crier Lorsque s'abat la pluie Sortir marcher dans les rues, Rêver de temps révolus Souhaiter une belle tempête, Que le vent hurle à tue-tête Maître d'une détresse profonde, Les nuages s'amonçelent Comme ils recouvrent le monde, Qu'ils occupent le bas du ciel... "Nous ne voulons pas pleurer, comme tant d'autres le font, Mais nous ne pouvons en rire, car ce serait pire qu'un affront!" L'orage! "Car seuls ceux qui ne connaissent rien de la mort Peuvent se permettre de rire d'un adieu..." L'orage... L'orage... L'orage! Détruire un poids accablant Est pour tous un renouveau "Après la pluie, le beau temps" Ce n'est pas tout à fait faux... Car l'orage est un noir totem Qui ne lasse jamais ceux qui l'aime Il vient toujours balayer Toute cette triste médiocrité... L'orage... L'orage... L'orage... L'ORAGE! Épouvantail: Si j'ai pu te prendre au sérieux, C'est que je n'te connaissais pas Ecouter tes discours haineux Dès le départ ne m'plaisais pas Pris dans des élans réthoriques, Ton vrai visage m'est apparu Frustré, stupide et fanatique, Pire que tout ce que j'aurais cru Car je sais que tu n'est qu'un bouffon, Qu'un autre imbécile qui veut se faire un nom Tu prends le parti du plus fort si tu es mis en cause Joue les martyres, hurle à mort quand toute l'affaire est close... Ecoute-moi bien, opportuniste Saches que j'n'aime pas ceux de ton clan Charognes, lâches et moralistes Simplistes, bavards et malveillants Comme me dégoûtent les hypocrites, J'évite de les cotoyer Maint'nant qu'la chose a été dite, Je te conseille de te tirer... Car je n'ai de place que pour les vrais amis Ou à tout le moins, les gens simples et sincères Aux amis d'apparats, je préfère les ennemis Car des mondanités, je n'ai que faire Toi tu n'reste qu'un homme de paille, Vulgaire et triste épouvantail Qui espèrais-tu effrayer Par ces menaces bon marché? La crainte d'un pantin comme toi Ne peut que se manifester Chez l'misérable qui ne sais pas Qu'les hommes de paille risquent de brûler... Reste seigneur d'un champ sans vie Où se cultive la calomnie Moi j'irai sûrement voir ailleurs Mes compagnons des jours meilleurs Reste seigneur d'une terre flétrie Où seules poussent les infamies Moi j'irai sûrement voir ailleurs Mes camarades des premières heures Car nous sommes ensemble pour le meilleur et le pire Et même dans le malheur, on arrive à en rire Je fais du mieux pour eux, et eux de même pour moi Surtout ne t'étonnes pas, car ainsi l'amitié va... Ainsi l'amitié va! Les Pions Du Silence: Les enjeux commerciaux Dictent notre quotidien Moutons sans idéaux, On approuve leur maintient Nous sommes les pions du silence On n'dérange pas nos habitudes Nous sommes les pions du silence Pour questionner nos attitudes Pour avoir une bonne conscience On feint l'indignation Devant toutes les souffrances Qui troublent l'opinion Nous sommes les pions du silence Quelques scrupules, quelques remords Nous sommes les pions du silence Lorsqu'au Tier-Monde s'empilent les corps... Merveilleux engrenages De showbizness et d'corruption Politique à l'image De notre civilisation Une action ponctuelle, Que beaucoup croiront suffisante N'ayant pas le courage De la dure voie militante... Mais d'un état à l'autre, Les lâches sont les mêmes Comme des rats ils se vautrent Dans les rouages du système Nous sommes les pions du silence Jouets de la démocratie Nous sommes les pions du silence Marionnettes de l'hypocrisie Coupables de notre silence, Comme de notre inaction, La règle de l'ignorance Forge maint'nant notre raison... Nous sommes les pions du silence Témoins d'la division sociale Nous sommes les pions du silence Complices du nouvel ordre mondial... Le Serment: Dès l'instant où je l'ai vue Alors j'ai tout de suite su, Ces cheveux blonds, ces yeux qui brillent C'était en plein ton genre de fille Tu t'es levé, et tu lui a parlé Le courant est tout de suite passé Depuis qu'elle est entrée dans ta vie, Elle n'en est jamais ressortie! De toute façon fait c'que tu veux Pourvu qu'tout aille pour le mieux Mais n'oublie jamais tes amis Parce que tu comptes pour eux aussi Toutes ces années qu'on a passées A s'engueuler, s'réconcilier Ca peut pas s'effacer comme ça Fais un effort, n'nous oublies pas! T'es amoureux; profites-en Crois-moi ça n'arrives pas souvent Mais laisse pas l'âge t'en imposer Et n'laisse pas la vie te casser! Même avec la fille de sa vie Personne ne sait comment ça finit P'tête qu'un jour ça se terminera Mais nous on sera toujours là! De toute façon fait c'que tu veux L'important c'est qu'tu sois heureux Mais n'oublies jamais tes amis Ceux à qui tu avais promis De ne jamais tourner le dos De ne jamais garder rancune Car une amitié qui se termine N'en aura jamais été une... Au Coeur De La Tempête: D'aucune faction, d'aucune milice, Nous évoluons loin des idées qui trahissent Sur un fond de couleur rouge et noir, Un crâne et des ossements comme seul étendard Nous, seuls, face au public, rassemblés par la musique Que les rythmes résonnent, que la distortion gronde, Que les notes tourbillonent, nous sommes seuls face au monde Tatouée dans nos esprits, l'aventure de la vie Qu'on veut sans compromis, et surtout sans soucis De coeur et de tête, toujours l'esprit à la fête Que rien ne nous arrête, nous irons jusqu'au coeur de la tempête... De Montréal à Paris, ça restera les mêmes nuits A rire et à fêter, à boire et à se déchaîner Frère, il ne faut pas ralentir ou t'arrêter, tu risques de vieillir Vieillir du coeur, vieillir dans la peur, vivre ton malheur Et te noyer dans tes pleurs Si un jour nous partons, si nous disparaissons, Ce sera sans dire adieu et ce sera tant mieux Car y'a pas de doute, on se reverra, On écumera d'autres routes quelque part dans l'au-delà Plutôt mourir debout que de vivre à genoux Surtout faudrait pas croire qu'l'idée est dérisoire, Pour nous ça se passe plutôt bien, La vie est un grand bal de vauriens... lyrics added by Sektor - Modify this lyrics
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