JETHRO TULL
AQUALUNG (Album)
1971, Island Records / Chrysalis Records / EMI Records




Krokodebil
Ah 1971, Année bénie ... Led Zeppelin qui explose définitivement Avec son mAjestueux quAtrième Album, la période la plus progressive des Pink Floyd ou encore les grAndes Années de Deep Purple (In Rock étAnt sorti l'Année d'AvAnt).

Et voilà que Jethro Tull, ce groupe ténébreux mêlant influences comme le jAzz, le folk, le blues et le rock, nous pond Aqualung.

Aqualung, ou le concept Album sur les clodos et la religion en Angleterre : 2 pArties, 2 thèmes, plusieurs tAbleAux successifs.

LA fAce A, intitulée (à l'instAr de son morceAu phAre) Aqualung, nous décrit le sombre et cynique personnAge d'Aqualung et sA vie quotidienne. Le dit morceAu est d'Ailleurs un grAnd clAssique Avec un bon riff et un solo puissAnt. Le texte, tAntôt Acide, tAntôt mélAncolique, est très subtil. Les morceAux suivAnts, et notAmment Cross Eyed MAry Mother Goose et Up To Me sont vrAiment teintés blues rock et folk, Avec des rythmes sAutillAnts, des guitAres grAves et surtout, lA flûte mAgique de IAn Anderson. LA voix criArde, érAillée mAis incroyAblement juste distille tout Au long des pistes un ton de poussière dorée ...

Et là c'est le drAme, fAce B, intitulée My God, comme son premier morceAu. Une clAque dAns lA gueule. Un morceAu envoûtAnt, poétique, subtil et cAlme, débuté tout en Arpège, Avec cette voix si pArticulière scAndAnt des pAroles hymniques ... et là, le riff Arrive, énorme, roulAnt, sombre, mystique. Le texte repArt de plus belle, Avec des piques comme "The Bloody Church Of EnglAnd / In ChAins Of History" ...
Et voilà que l'Album Atteint son sommet : le solo de flûte trAversière, complètement déjAnté, culte, Avec ses pAssAges limites psychédéliques sur fond de chœurs ... Même MAgmA en serAit jAloux d'un truc pAreil !
Vient ensuite surtout le tube FM Locomotive Breath, un très bon morceAu où une fois encore IAn Anderson épAte pAr ses tAlents d'instrumentAliste.
Le fAmeux Wind Up Achève l'Album sur une note de folie.

Une édition CD remAsterisée comportAnt quelques morceAux bonus comme les excellents Song For Jeffre et FAt MAn en live, Ainsi que le fAbuleux "Bouree", lA réorchestrAtion de BAch selon Anderson et son solo de bAsse lourdingue, est commerciAlisée Actuellement.

Cet Album reste un Album phAre de cette Année 71, et c'est le seul que le groupe A réellement vendu pAr millions.

2009-09-27 00:00:00


zvlorg : 19/20
Jethro Tull fait partie de la nouvelle vague de rock progressif, et comme ses contemporains c’est à partir de 1971 que le groupe va composer son premier chef d’oeuvre. On retrouve dans Aqualung les ingrédients qui faisait de Jethro un groupe prometteur, à savoir des mélodies progressives mêlées de riffs hard rock puissants et du lyrisme de la flute d’Anderson, mais cette fois avec ce petit plus qui fait la différence entre un bon et un grand album. En effet chaque titre de Aqualung est teinté de ce feeling propre au groupe qui le rend original malgré des racines communes avec pas mal de rivaux de la même génération.

Si Aqualung est un album progressif, on y trouve quand même des hymnes rock d’une efficacité redoutable, comme le morceau-titre dont le riff psyché sert une construction complexe et au final très accrocheuse. Les autres fers de lances prog hard de l’album sont les deux mythiques Locomotive Breath, introduit par un air de piano très baroque et qui explose ensuite, et Hymn 43, un titre limite heavy survolté et d’une efficacité ravageuse, grace à un chant énergique et un riff monstrueux, le tout tenu par un rythme entrainant. Ailleurs, si on retrouve quelques fulgurances hard rock dans certains passages de Wind Up ou Cross-Eyed Girl (dont l’intro à la flute est énorme), ce sont des titres plus accoustiques à la I Talk to the Wind (de King Crimson) qui se font une belle place, citons notamment les magnifiques Wond’ring Aloud, Mother Goose, Slipstream ou le très court Cheap Day Return, où le sens de la mélodie renversant est couplé avec une ambiance médiévale minimaliste toujours soutenue par cette flute, et qui contraste avec les habituelles envolées progressives. Signalons aussi Up to Me, qui mélange calme folk et air de flute cette fois plus dynamique et enjoué, et qui fait partie des perles de l’album.

Avec Aqualung, Jethro Tull tient son masterpiece. Loin de copier ses nombreux contemporains, le groupe propose une approche très originale en mettant l’accent sur des structures certes complexes et inhabituelles, mais avec un minimalisme en totale opposition avec les ambitieux albums de Yes ou Genesis (qui n’en demeurent pas moins excellents). Les influences multiples (jazz, classique, folk, hard rock...) font de la bande à Anderson un groupe bien difficile à classer, dont la signature immédiatement reconnaissable a marqué son temps et apporté un autre regard sur la musique rock en général.

2010-05-18 00:00:00