GENESIS
THE LAMB LIES DOWN ON BROADWAY (Album)
1974, Charisma


DISC 1

1. The Lamb Lies Down on Broadway 04:50
2. Fly on a Windshield 04:23
3. Broadway Melody of 1974 00:33
4. Cuckoo Cocoon 02:11
5. In the Cage 08:15
6. The Grand Parade of Lifeless Packaging 02:45
7. Back in NYC 05:42
8. Hairless Heart 02:13
9. Counting out Time 03:42
10. Carpet Crawlers 05:15
11. The Chamber of 32 Doors 05:40

DISC 2

1. Lilywhite Lilith 02:40
2. The Waiting Room 05:28
3. Anyway 03:18
4. Here Comes the Supernatural Anaesthetist 02:50
5. The Lamia 06:57
6. Silent Sorrow in Empty Boats 03:06
7. The Colony of Slippermen 08:14
8. Ravine 02:05
9. The Light Dies Down on Broadway 03:32
10. Riding the Scree 03:56
11. In the Rapids 02:24
12. It 04:58


total playing time 95:32


GLADIATOR
"The Lamb Lies Down on Broadway"...Plus qu'un chef d'oeuvre , une raison de vivre...


L'année 1975 marque un tournant dans la carrière du groupe Genesis . Ce double-album sort à la fin de l'année précédente et après une tournée triomphale aux Etats-Unis , le chanteur Peter Gabriel décide de quitter le groupe en pleine gloire pendant l'été 1975 . Cette nouvelle créa un grand choc dans la communauté musicale progressive de l'époque , car Genesis était considéré par beaucoup comme le "groupe de Peter Gabriel" .
Officiellement , le chanteur désirait développer des activités extra-musicales . En fait , Gabriel ne voulait pas devenir la "créature" de Genesis , et ainsi éclipser le talent des autres musiciens du groupe . Il partit donc , pour assumer seul son statut de "Star" . Une attitude d'une grande générosité , quand on connait le milieu pourri du "Show Business".....

"The Lamb" est le seul album-concept du groupe . Il nous raconte la quête du jeune "Rael" , qui part à la découverte de lui-même lors d'un voyage initiatique fantastique dans les méandres de l'inconscient .
Cette épopée débute dans les brumes de Manhattan , pour se terminer dans des rapides ou Rael manque de se noyer avant de découvrir l'incomplétude de son être . Pendant cette errance à la recherche de son frère John , il sera happé par un mur géant , enfermé dans un cocon-cage ( In The Cage ) , entraîné dans un tourbillon puis transformé en voyou new-yorkais ( Back in N.Y.C. ) et fera la rencontre des hommes-pantoufles , des serpents-vampires ( The Lamia ), et même de la mort en personne...
A la fin de l'histoire , Rael retrouve son frère John , qui n'est autre que son double exact . Ainsi , "Rael" devient donc "Real" ( en français réel ). Cet album puise donc dans la psychanalyse pour poser la question : Est-t-il possible de se réaliser , et ainsi de savoir qui on est réellement ?

Musicalement estampillé "Rock Progressif" , "The Lamb" est bien plus que ça...C'est une oeuvre entière , complète et passionnante ou se bousculent des mélodies , des harmonies et des rythmes tour-à-tour violents , fascinants et parfois planant .
Ce double-album est un creuset d'idées d'une richesse infinie . Les combinaisons rythmiques et mélodiques sont toujours d'une efficacité redoutable et 35 ans après sa création , on peut encore découvrir quelques secrets dans cette merveille progressive .

Tout ce qui a construit le groupe Genesis est présent dans cet album : Les fameux riffs de basse de Michael Rutherford , la guitare tantôt aérienne , tantôt lancinante de Steve Hackett , les constructions syncopés progressives de Phil Collins , les nappes de claviers et de piano de Tony Banks et bien sur , "last but not least" , la voix unique et envoutante de Peter Gabriel capable de se transformer au gré des personnages incarnés .


J'écoute ce disque depuis 30 ans , et je suis toujours aussi émerveillé par tant de beauté et de modernité...
Un disque qui peut accompagner toute une vie...Plus qu'un chef d'oeuvre , une raison de vivre et d'écouter , encore et encore...


Glad.

2009-03-18 00:00:00