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Punk Rock Dropkick Murphys Sing Loud, Sing Proud
CD, date de parution : 2001 - Epitaph Records

NOTE : 18/20
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Tracklist
1. For Boston
2. The Legend of Finn MacCumhail
3. Which Side Are You On?
4. The Rocky Road To Dublin
5. Heroes from Our Past
6. Forever
7. The Gauntlet
8. Good Rats
9. The New American Way
10. The Torch
11. The Fortunes of War
12. A Few Good Men
13. Ramble and Roll
14. Caps and Bottles
15. The Wild Rover
16. The Spicy McHaggis Jig

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Chronique
18 / 20
    da_sway, Mercredi 03 Fevrier 2010 parlez-en Ă  vos amis  
“I'll tell you a story, Believe me it's true, A tale you'd best hope never happens to you
”

Le destin des Dropkick Murphys est pourtant bien enviable. Au prĂ©alable nom d’un centre de dĂ©sintoxication du Connecticut rassemblant la « mauvaise graine » WASP de Boston dont les membres du groupe semblaient faire partie, il rĂ©sonne de nos jours comme l’une des plus grosses rĂ©fĂ©rences qui aient jamais Ă©voluĂ© sur la scĂšne Street Punk.

Outre la thĂ©matique irlandaise, marque de fabrique dĂšs l’origine dont ils sont tous issus exceptĂ© Al Barr, le choix crucial pris Ă  l’entrĂ©e du 21Ăšme siĂšcle par les Dropkick Murphys fut d’intĂ©grer purement et simplement cet Irish Spirit au cƓur mĂȘme de leur musique via l’utilisation de la cornemuse, de la mandoline, de la flĂ»te ou encore l’accordĂ©on.

L’album symbolisant ce changement, avec l’utilisation de ces instruments traditionnels, fut, vous l’aurez devinĂ©, « Sing Loud, Sing Proud », troisiĂšme enregistrement studio aprĂšs les « Do or Die » et « The Gang’s All Here » qui se caractĂ©risaient par des sonoritĂ©s trĂšs oi!

Un changement n’arrivant jamais seul, il s’agit aussi de la premiĂšre fois que le groupe se produit par lui-mĂȘme. La raison est assez simple : Lars Frederiksen, qui avait produit les deux premiers albums, est Ă  ce moment prĂ©cis en tournĂ©e avec Rancid et le groupe dĂ©cide alors de se passer de lui.

Il faut dire que les collaborations avec Shane MacGowan, le leader des Pogues, et Colin McFaull de Cock Sparrer font rapidement passer sous silence l’absence de participation du californien.

Une autre absence se fait remarquer, celle du guitariste Rick Barton qui quitte le groupe en annonçant le nom de son successeur : James Lynch du groupe The Ducky Boys.

Pour en finir avec la mise en situation, Ă  noter l’arrivĂ©e Ă  l’époque d’un second guitariste, Marc Orrell, dont l’ñge juvĂ©nile de 17 ans lui vaudra le surnom de « Kid », de Ryan Foltz au tin whistle et Ă  la mandoline, et enfin du joueur de cornemuse Robbie Meideros, dont chaque fan du groupe garde un indĂ©fectible souvenir sous le sobriquet tout droit venu d’un menu de McDonald’s : « Spicy McHaggis ».

Encore pour la petite histoire, la peinture murale faisant office de pochette existe rĂ©ellement dans « Southie », le quartier South Boston Ă  l’angle de West Broadway et de C Streets. Elle fut peinte par les O’Neill, pĂšre et fille, Ă  la demande de Ken Casey et sa femme. En guise de compensation, le pĂšre, Patrick, apparait dans le clip du titre « Walk Away » et la fille, Tricia, fit la cover et l’artwork de l’album suivant « Blackout ».

Bref, revenons Ă  nos moutons ou plutĂŽt Ă  la musique. Autant de bouleversements se font inĂ©luctablement ressentir autant sur le fond que sur la forme et, tout en gardant un fort ascendant Street punk, Dropkick Murphys prend des accents quelque peu Folk rock, qui finissent d’affermir une personnalitĂ© dĂ©jĂ  trĂšs prononcĂ©e.

Sur la forme, nous l’avons vu, les nouveaux instruments intĂšgrent de nouvelles sonoritĂ©s qui donnent du corps Ă  chaque morceau. Sur le fond, les Dropkick Murphys s’évertuent Ă©galement Ă  trouver des refrains plus entraĂźnants, plus festifs, et surtout plus faciles Ă  marteler par la foule pour un rendu en live impressionnant. Ceux qui ont penchĂ© une oreille sur le « Live On St Patrick’s Day » en sont, j’en suis persuadĂ©, convaincus.

L’album s’ouvre avec une « fight song », l’hymne des Eagles du Boston College intitulĂ© « For Boston » qui lance dĂšs le dĂ©part une grande dose d’intensitĂ© pour clairement montrer Ă  l’auditeur les ambitions des punks de Boston : chanter fiĂšrement et Ă  tue-tĂȘte leur attachement Ă  leur ville ainsi qu’à leurs origines celtiques.

Les morceaux sont courts et s’enchaĂźnent Ă  une impressionnante vitesse, peut-ĂȘtre un peu trop. Des titres comme « Forever » et « The Torch » viennent Ă  point nommĂ©e mettre un peu d’eau froide sur une marmite un peu trop bouillante.

Les titres traditionnels comme « The Rocky Road To Dublin » ou « The Wild Rover » cĂŽtoient des chansons Ă  portĂ©e plus vindicative, comme la reprise de « Which Side Are You On ? » de l’activiste des annĂ©es 1930 Florence Reece, parfois sans vraiment trop de distinction.

VoilĂ  la seule maladresse qu’on peut adresser Ă  ce « Sing Loud, Sing Proud » qui enchaĂźne des morceaux trop proches les uns des autres. Une oreille mĂȘme peu distraite peut vite en venir Ă  la conclusion que l’album finit par s’essouffler, mĂȘme si en rĂ©alitĂ© c’est elle-mĂȘme qui s’essouffle.

On se doit toutefois de retenir de cet album sa redoutable intensitĂ©, ses morceaux dont les paroles rentrent dans notre tĂȘte sans jamais vouloir en sortir. En disant cela, j’ai une pensĂ©e spĂ©ciale Ă  « Good Rats », « A Few Good Men » ou encore le mĂ©morable « The Spicy McHaggis Jig » mais je n’oublie pas tous les autres.

« Sing Loud, Sing Proud » pose les bases du Dropkick Murphys nouveau cru qui trouvera son apogĂ©e dans « The Warrior’s Code » qui, lui, ne fera pas la mĂȘme erreur.

Toutefois, il a été une étape indispensable à cette évolution et conserve un charme bien distinct de son illustre descendant, ce dernier à visée clairement plus commerciale.

Pierre angulaire, il est la seconde référence du groupe, énorme à tous niveaux. Sa légÚre imperfection lui attribue également un visage trÚs personnel dont je ne parviens pas à rester indifférent.

“Join us in a song, We shall rise and sing, Stand up and be counted, Sing a song for liberty, Join us in this song, Together we shall sing, Rise up and be counted, Sing it loud, sing it proud!”


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